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mardi 5 juillet 2011

Une tâche insouciante ou une laborieuse oisiveté, c'est selon.


Vous atterrissez probablement ici par hasard, paniquant à l'idée de lire quelques lignes de texte et cherchant convulsivement la croix du coin supérieur gauche de votre navigateur qui, sur une pression de votre doigt, vous libérerait de ma prose, que vous lisez actuellement malgré vous.
Dans l'hypothèse où captivé, désoeuvré ou voulant simplement vous assurer de la nullité de mon propos avec une opiniâtreté semblable à celle des critiques russes dont Dostoïevski parle dans l'introduction des Frères Karamazov, vous poursuivriez votre lecture, ne vous attardez surtout pas, sans quoi vous vous retrouveriez à lire quelque prose bourrée de fautes de syntaxe hideuses, commises par un auteur assez pédant pour les prétendre des effets de style, contempler des dessins dont les pulsations de laideur vous brûleront les yeux jusqu'à l'os et, peut-être, comme les éléphants prenant la peine de se dissimuler avant d'aller manger les baobabs par la racine, trouverez-vous, entre deux hurlements d'agonie, la force de graver avec votre sang un funeste avertissement, vous maudissant rétrospectivement de n'avoir point quitté lorsqu'il en était temps.
Si sur le mur à côté de votre ordinateur se trouve pareille supplique écarlate en Comic Sans MS, taille 84 – S'il vous plaît, on ne juge pas les goûts de merde d'un mort – alors méfiez-vous. J'ai déjà fait une victime sous votre toit.

Sinon restez dans le coin. Ca va être chouette.

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"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.