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mercredi 16 mai 2012

La tentation de la Cité et le libertaré

 J'en ai marre. Déjà, ce texte est rédigé sur Notepad++, j'avais pas utilisé Windows depuis longtemps, et j'ai peur que ce soit mauvais pour mes nerfs. Je vous vois déjà vous exciter : non j'y connais rien en informatique, je suis un sale mac user, un snob, un hipster ou que sais-je. On s'en branle, c'est pas le sujet.
Je suis comme Hulk, quand je commence à m'énerver, je suis un fou, un soldat, une star de cinéma, j'arrête pas, j'ai trop d'élan. On peut le constater sur ma critique d'Okhéania.

Vision allégorique de mon combat contre Okhéania, à la fin je m'exclame "Puny comics"

Platon, l'utopie figée parce que juste, et juste parce que figée.

Reprenons donc la République de Platon, ce moment fondateur de notre culture, où, je le rappelle, Platon édifie une société communiste et fasciste (on peut débattre, voire plus bas) qu'on désigne comme étant la première utopie. Je crains qu'il n'y ait déjà là-dedans beaucoup de dystopie dans la cité idéale. Poussé par Adimante et Glaucon que Socrate étend la société jusqu'à ce stade, alors que lui, il aurait préféré que les hommes restent en communautés de 4 ou 5 en bouffant des olives et en se suçant la queue. (Plus quelques femmes et quelques esclaves, bien sûr ; mais comme chacun sait, en Grèce antique, ça ne compte pas.) Si l'on m'autorise à me citer sans vergogne, voici ce que disait mon commentaire :
Platon peint une cité gouvernée par des savants et protégée par des soldats élevés à la spartiates. L'art y est contrôlé par les gouvernants dans un but de propagande positive. Communauté des femmes pour les soldats. C'est une vision eugéniste d'ailleurs, les soldats les plus costauds sont amenés à s'accoupler pour produire des enfants forts. On les y contraint par le mensonge et des tirages au sort truqués, mais c'est pour le bien de tous…
Un point positif par contre, puisque les soldats peuvent être des femmes (puisque les femmes peuvent faire tout ce que font les hommes, il n'y a aucune raison qu'elles soient exclues de la caste militaire écrit Platon) et que les gouvernants sont élus parmi les plus "philosophes" des soldats, alors ça signifie que la cité pourrait être gouverné par les femmes.
Les trois castes de la République : les Producteurs, les Soldats (chargés de maintenir l'ordre et défendre la ville) et les philosophes-rois (choisis parmi les plus philosophes des soldats) 
Si on fait abstraction du quasi-fascisme du reste, c'est une idée très progressiste et féministe pour l'époque, tout de même.
Une des grosses questions c'est "est-ce que Platon est sérieux?" est-ce qu'il y croit vraiment à sa cité idéale ou c'est juste pour nous montrer les dérives de notre mode de vie ? En effet, Au départ, Socrate défend une cité composée d'une poignée d'individus, quatre ou cinq, un laboureur, un cordonnier, etc. juste l'essentiel. Et ils vivent heureux ensemble. Cependant Glaucon dénonce cela comme étant une "cité de Cochons" ! ("ouon polis" ou "ὑῶν πόλιν" si j'en crois mes notes) et petit à petit, on rajoute du luxe, des marchands, la production excédentaire nécéssaire à payer les commerçants de passage etc. et on plonge vers le vice
Donc par cette fable Platon veut peut-être seulement critiquer la dérive qui frappe toute société quand elle grandit trop. Peut-être.
D'ailleurs pourquoi vouloir bâtir une cité parfaite ? C'est pas comme si on avait donné deux tonnes de briques et une armée de malabars à Platon, qui se serait ensuite dit "comment je vais caser tout ça ?", non.
La question qui prime, c'était "qu'est-ce que la Justice ?", c'est le thème de La République son sous-titre et son fil rouge.
Mais la première question c'était bien "Faut-il être juste ?", qui est la vraie ouverture de l'ouvrage. Thrasymaque défend la réponse Non : être juste te désavantage au profit des faibles. La meilleure solution est de toujours poursuivre son avantage, en paraissant juste lorsque ça peut nous avantager (en améliorant notre image). Bon, ok Thrasymaque, t'es un connard, casse-toi, lui disent les autres.
Néanmoins l'équilibre du dialogue requiert un connard. Glaucon reprend donc la position de Thrasymaque. Pour la renforcer (Mes fidèles lecteurs s'en souviennent, je l'évoquais dans Quand il a tort le Pirate-euh) invoquait la fable de Gygès, qui trouve un anneau qui rend invisible et s'en sert pour se taper la reine et buter le roi, alors qu'il n'avait jamais fomenté de pensées aussi mauvaises auparavant. Mais puisqu'il avait l'occasion de le faire, il le faisait, point barre.
De cette question émane forcément la suivant : qu'est-ce que la Justice ?
Socrate avait pourfendu de nombreuses définitions de la Justice, et puisqu'il n'arrive pas à en proposer une, il propose d'examiner une cité parfaite, dont peut-être émergera une idée plus nette de la justice.
Là est la tentation horrible. La tentation de regarder à l'échelon supérieur. La tentation de tout rejeter sur la forme même de la société, la tentation de dissoudre les responsabilités dans un monstre gargantuesque et impossible à saisir de ses bras : la société.
Et une fois qu'on a élaboré savamment le réseau si commode du meilleur des mondes, une fois qu'on a tout agencé comme il le fallait, on ne fait plus rien. Le meilleur des mondes est meilleur de toutes éternité. La perfection, en changeant ne peut que déchoir de son statut merveilleux, donc il NE FAUT PAS CHANGER.

Voilà donc la définition de la justice pour Platon :
"Que chacun reste à sa place."
Hé oui.
"Que chacun reste à sa place."
Platon invente un monde magique qu'il nous décrit merveilleux, et ce qui garantit que ce monde marche bien c'est que tout le monde reste à sa place, pas vrai ? Qu'est-ce que la justice, alors ? Rester à sa place. Faire marcher le schmillblick. Contribuer au rêve humide dans lequel un Platon priapique se vautre en gloussant.
En quête de la justice, il établit un monde parfait. Parfait, puisqu'il a le meilleur fonctionnement possible. Fonctionnement uniquement garanti par l'abnégation des différents citoyens et leur soumission. Et après il ose nous dire que la justice c'est "ce qui fait tenir le système". Boucle infinie et stupide.
Que l'esclave réclame justice, par là il met en évidence sa condition inférieures ET DONC est injuste, puisque ça menace la société ! Connard d'insoumis !

(On trouve cette dialectique dans le Gorgias, grosso modo)

C'est de la merde.
Mais tout  le monde le fait.
Plutôt que chercher quelles actions sont justes, on trace des plans grandioses, des temples magnifiques qu'on voudrait édifier et au sein desquels toute action nous paraîtra plus simple que dans le monde complexe où nous nous trouvons...

Pire : Marx, quand le monde parfait est inéluctable.

Tout le monde cherche à  construire une société mieux, affirmant que dans cette société future, les actions seront TOUTES automatiquement justes. Plutôt que de chercher à émanciper les prolétaires, Marx s'attachera à prouver dialectiquement que leur révolution est inéluctable. De ce fait, il ne peut que détester le socialisme faible, celui de la soupe populaire, des allocations et des hausses de salaires. Pourquoi ? Mais parce que si on laisse l'ouvrier avoir sa petite chaumière, son petit charbon et son petit fauteuil, et son petit théâtre pour ses jours de congé, il va s'en SATISFAIRE ma bonne dame ! Hé oui ! Il va contribuer à entretenir le vilain système capitaliste en continuant à travailler et en aliénant son travail !

Note : nomenclature marxiste. Prolétaire : celui qui ne possède pas les moyens de production et ne peut offrir que son travail. Capitaliste : celui qui possède les moyens de production.

Que faut-il donc faire ? Simple : affamer les prolétaires. Rien de plus. Continuer le capitalisme jusqu'à l'outrance, jusqu'à ce que le capital ne soit plus contenu que dans les mains d'un nombre restreint de capitalistes, que les hordes de millions de prolétaires se révoltent, les zigouillent et s'emparent des moyens de production, et - enfin - après cette rébellion Raghnarokienne, cette "lutte finale" ils peuvent jouir du fruit de leur travail et de leurs usines et chanter en travaillant.
Camus a bien décrit la dialectique de cet Apocalypse du prolétariat dans l'Homme Révolté. Marx ne veut pas améliorer la condition du prolétariat, il veut sortir le prolétariat de sa condition. Pas la peine de passer du sparadrap sur les plaies des ouvriers, puisque ça ne fait que ralentir le mouvement inéluctable de l'histoire en leur faisant accepter leurs douleurs. Cette révolution, ça VA forcément arriver. Et donc dès l'instant où l'on s'imagine que ce combat final des prolétaires contre les quelques capitalistes restants est inéluctable, pourquoi l'attendre ? Pourquoi attendre que les capitalistes assèchent la société et fassent souffrir le peuple pendant des années, alors que de toute façon on va finir par les buter ces sales capitalistes ? Massacrons-les direct, bim. Puisque c'est inéluctable.
C'est ce que fit Lénine. Il prétendit que la Russie - pays arriéré et majoritairement agricole - n'avait pas besoin de subir les affres de la révolution bourgeoise - étape obligée du schéma marxiste ! - et pouvait passer direct à la révolution communiste. C'est ce qu'il nomma "l'accélération de l'histoire", on saute des étapes. Il n'y a pas assez de forces de production ? Hé bien, on n'a qu'à les produire nous-même. Ainsi naquit le capitalisme d’État. Il eut lieu en URSS jusqu'en 1991, le "socialisme complet" n'eut jamais lieu. De toute façon le socialisme complet n'est pas un état de fait figé. Il faut tempérer cette vision téléologique, notamment parce que Marx, justement, ne voulait pas penser le socialisme en terme d'horizon fixe, mais comme le mouvement d'émancipation des travailleurs. Il dit d'ailleurs...

L’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.
Karl Marx (1864)

...Alors qu'en face, on aura Lénine qui t'expliquera que "ok les gars, pas besoin d'être prolétaire pour comprendre les prolétaires, alors je vais m'occuper de penser à votre place, KTHXBYE."

Personnellement je pense que si Marx prédisait que les forces de production se concentreraient dans les mains d'un très petit nombre, c'est en partie parce qu'il répugnait au meurtre et au vol, et voulait diminuer l'horreur de la chose en s'imaginant qu'un petit nombre seulement serait à exécuter. Mais ce n'est qu'un ressenti.

La tentation de la Cité

Bref, je déteste ça, qu'on rejette tous nos problèmes à plus tard. Comme le disait Camus dans l'ouvrage précédemment cité, "L'avenir est la seule transcendance des hommes sans dieu (l'athée) remplace l'au-delà, par le plus tard" et comme je le disais en réponse au commentaire sur Quand il a tort le pirate-euh tentant de justifier ma phrase conclusive : "dans le meilleur des mondes, la valeur mérite salaire." 
J'avais premièrement écrit : toute valeur mérite salaire, puis je me suis rendu compte que c'était parfaitement faux. Le simple étalage de produits estampés "made in china" en était un exemple. L'évidence me frappait que les acteurs qui avaient contribué à leur fabrication n'avaient sans doute pas été rémunéré au juste prix. Je tombe dans le cliché, bien sûr, mais celui qui peut me prouver le contraire serait le bienvenu.
J'ai donc corrigé en ajoutant "dans le meilleur des mondes" expression également sinistre(...)
Justement, le "meilleur des mondes" est une expression maladroite, mais ce que je voulais dire c'est qu'on ne peut pas attendre un monde parfait avant d'agir moralement. On ne peut pas excuser nos manquements par les manquements des autres. Enfin, si, on peut le faire. Mais ça n'améliore pas le monde.
J'avais cédé à la tentation de la Cité, j'avais invoqué le meilleur des mondes, cela me fut reproché. Je répondis :
Parce que c'est si pratique de parler en s'imaginant Roi de la Montagne au sommet d'un monde parfait et de suspendre tous ses jugements jusqu'à ce que ce moment-là soit advenu. En attendant on fait quoi ? Rien.
Trop pratique.


Antoine et la machine.

Un ami, Antoine(qui non content de dispenser sa sagesse sur Twitter anime aussi l'émission Nobody Cares <page FB> sur Neuchvox, luttant au corps à corps contre des jingles techno abrutissants) me confiait récemment sa pensée que "la société est devenue une machine trop complexe. Tu peux juste rajouter des engrenages ici ou là... Mais la repenser en entier, c'est devenu ridicule. Quoi que tu veuilles faire tu trouveras toujours quelqu'un pour t'en empêcher. Donc tu pourras réformer qu'un petit morceau de la machine, que tu le veuilles ou non" si je paraphrase. (Oui, je sais, j'ai déjà cité Antoine dans Le Piège de la Forme, mais que voulez-vous ? Nos discussions tendent à me faire réfléchir, et il faut bien rendre à chacun ce qui lui revient, puisqu'on parle de justice)

Je n'ai plus envie de me complaire dans le rêve lointain d'une société parfaite qu'on pourrait construire par une révolution brutale, en brûlant des serveurs avec des masques de Guy Fawkes ou en occupant Wall Street. Je n'ai plus envie de m'imaginer que "il suffit de conquérir le monde" et qu'après tout ira bien. Je n'ai plus envie de côtoyer ces fumeux adeptes des luttes finales, ces gauchistes incultes qui trop souvent quand tu les questionnes t'avouent benoîtement que si latitude leur était laissée ils placeraient toute la société sous la coupe de l’État. Je n'ai plus envie d'affronter des "philantropes" qui se croient généreux uniquement parce qu'ils voudraient forcer les autres à l'être. Je n'ai plus envie d'entendre des idiots m'affirmer que la vraie démocratie serait la démocratie Grecque antique et que la démocratie élective n'en serait qu'un ersatz raté, voire que nous vivrions en "oligarchie" ou en "aristocratie".(c'est parfaitement idiot. La société grecque était démocratique, certes, pour peu qu'on ne considère que le cercle restreint des hommes libres. L'économie de toute la société dépendait des esclaves. C'est ça, dit Marx, qui fait qu'Aristote ne "saisit pas la vraie nature de la valeur des choses" à savoir, selon Marx, du travail cristallisé)

La République et la Tour de Babel.


La Tour de Babel : Peut-être que nos systèmes ont fini par ressembler à ça. Des entreprises difformes qui partent dans tous les sens, conduites par des individus parlant différentes langues et espérant tous un jour parvenir à toucher le ciel de leurs contreforts pathétiques.


Nous vivons dans des systèmes trop grands pour qu'ils soient maîtrisés uniformément. Jamais on n'aboutira - sous nos latitudes - à une société parfaitement communiste ou parfaitement anarchiste. Tout au plus peut-on bâtir des îlots, qui resteront isolés et encerclés. Nous n'avons plus le privilège de rêver de la cohérence. Descartes disait que les lois de Sparte n'étaient pas bonnes par leur bonté ou leur beauté mais bien parce qu'elles étaient l’œuvre d'une seule volonté, que c'était la cohérence, comme dans un édifice conçu par un seul architecte, qui lui donnait sa fonction et évitait que les lois Spartiates se contredisent. Vous pouvez continuer à édifier vos temples conceptuels dans leur froide symétrie de pierre, mais vous n'êtes pas seuls. Et si un temple peut être d'une cohérence magnifique, entasser les temples ne fera jamais qu'augmenter le désordre. Ce sera toujours un régime bâtard. Un régime mixte, entre laissez-aller et intervention de la part de l’État, puisqu'il faut bien nous accommoder des institutions(i.e. l’État) vu leur inertie, et le rôle qu'elles sont appelées à jouer. C'est pourquoi un système libéral absolu n'est pas envisageable non plus - à part peut-être en Somalie ou au pôle Sud ? Ça donne pas vraiment envie, les rares mondes sans État qu'on peut observer.
Le liberalisme ne fait plus de promesses. Il ne cherche plus à toucher les cieux. C'est une anti-Théodicée. Il ne s'agit pas de justifier l'existence du mal, mais au contraire, de montrer que le plus grand bien n'existe pas, que le seul système justifiable est celui-ci. Il ne cherche certes plus à concentrer les efforts des uns et des autres pour édifier un but commun : il laisse les hommes se déployer en long et en large.
Mais la Tour de Babel non plus ne touchera jamais les cieux.
Parce que ce n'est qu'un tas.

Libertaré


(entendons-nous bien, le libéralisme Old School de grand-papa façon Adam Smith, qui devrait plus s'appeler le je-m'en-foutisme économique, histoire qu'on marque bien la différence, et la déférence)

Pourtant j'accorde au libéralisme une supériorité parmi ses théories cousines et concurrentes : il les tolère. Rien ne vous empêche de proclamer que votre jardin est une République Marxo-Communiste et de l'exploiter en conséquence (tout comme rien ne m'empêche de cultiver des patates sur mon balcon). Le libéralisme n'est pas contre les collectivités, puisqu'elles émanent de l'association de partenaires privés, contrat sanctifié entre tous pour un libéral pur sucre ! Par contre, la dictature du prolétariat est légèrement moins tolérante envers les dissidents qui voudraient vendre leurs betteraves à un prix différent de celui édicté par le Conseil Central Démocratico-Populaire.
Le libéralisme est facile à défendre. Le libéralisme est axiomatique et d'un déploiement simple (rattacher tous ses problèmes à l'intervention de l'Etat, en somme). Et quand bien même il serait erroné dans ses fondements, les mathématiques vous montreront que j'ai raison, hommes de peu de foi !

C'est pourquoi j'ai décidé d'être libéral, comme Socrate affectait d'être bête ; comme une posture, histoire de questionner les points branlants de la doctrine des gens que je croiserais, afin qu'ils ne me tombent plus dessus avec leurs arguments tous faits et qu'on cesse de m'empiler des Républiques à la gueule. Ca ne peut que vous profiter de travailler un peu votre rhétorique.
Sinon je pourrais me dénommer libertariens ou libertaire comme tous ces idiots dont la langue française supporte à peine les suffixes douloureux qu'ils imposent au terme "liberté". Mettons... Libertaré. Ouais. Libertaré. Ça, c'est bien. C'est déjà un terme péjoratif donc on risque pas de trouver moyen de s'en moquer plus. C'est pas mal.
Tenez-vous prêts.
Et aiguisez vos arguments.



L'épicuro-stoïcien qui se fait passer pour un marxiste.



TL;DR : Désormais, je suis libertaré, j'attends les commentaires enragés des trotskistes dans mes lecteurs. Vous me direz, des trotskistes, y'en a 30 dans le monde à tout casser. Ben j'ai aussi peu de lecteurs que ça, donc si ça se trouve ces deux minorités sont en intersection, qui sait. Et je ne suis lu que par des trotskistes, perpétuellement en deuil et en exil.

3 commentaires:

  1. Baleine Utopiste17 mai 2012 à 03:04

    Wahé, la crise. Quel pessimiste. Va mater du Scrubs, ça ira mieux après. :)

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    1. J'ai maté du Scrubs, je me suis juste trompé d'épisodes. J'ai eu celui où Ben meurt avec du Joshua Radin à la fin et celui où ils transfèrent les organes de la meuf qui au final avait la rage et que ça bute leurs 4 patients.
      La joie. ^^

      http://www.youtube.com/watch?v=3rirPLLYBys

      *Ceci n'est pas déprimant du tout*

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    2. Baleine Utopiste18 mai 2012 à 01:40

      BON BEN PUISQUE QU'ON ME BALANCE DES LIENS DÉPRIMANT DANS LA TRONCHE MOI JE VAIS REVOIR TOUTE LA SAISON 1 DE BREAKING BAD ET VOILA.
      Tiens, pour commencer :
      http://www.youtube.com/watch?v=4fyGrPL2Pdo

      Dans tes dents.

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"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.