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mercredi 23 mai 2012

[SPOILER] La fin de Dr House et les symboles symétriques.

Avant-Propos.

Si vous aimez pas qu'on vous révèle la fin d'une histoire, passez votre chemin, merde, je veux dire c'est écrit spoiler partout, j'ai essayé de faire gaffe à pas mettre des images trop explicites(d'ailleurs le contraire, ç'aurait été impossible, le truc le plus signifiant qu'on trouvant dans mes screenshots, c'était les sous-titres), mais que voulez-vous ma prose est tellement captivante que si vous commencez à la lire, vous ne vous éveillerez qu'en aboutissant sur les pixels blancs qui succèdent à la dernière ligne, absorbés par le magnétisme hypnotique de mon phrasé.
Donc.
SPOILERS-SPOILERS-SPOILERS-SPOILERS-SPOILERS

Voilà. C'est fini. Une des rares séries que j'ai suivi depuis à peu près le début s'est terminée et c'est à peu près pas mal. Je m'attendais à du vraiment mauvais, j'ai eu du dramatique à outrance et du symbolisme facile. Ce dont j'avais besoin, donc ça va pas trop mal.
Bien entendu, comme chacun sait, je ne l'ai pas piraté, ce serait absolument impossible, impensable, interdit ! Non, j'ai juste pris un Jet Privé, été le voir à New York dans un bar, et je suis revenu ici. Tout ça a été rédigé dans un jacuzzi à 35'000 pieds d'altitude, en buvant du champagne à la fraise, dans le vol retour.

Sherlock Holmes, à l'envers ?

http://www.anotherwasteofspace.com/wp-content/uploads/2011/04/reichenbach-small-jpg-300x442.jpg
Rappelez-vous que House est inspiré de Sherlock Holmes. Maintenant rappelez-vous la mort de ce dernier. The Final Problem (que vous pouvez consulter/imprimer gratuitement ici [PDF]) Aux chutes de Reichenbach, en Suisse, il se bat contre Moriarty, le pire ennemi qu'il ait jamais rencontré. Ils tombent tous deux dans l'abîme et Watson arrive après coup sur les lieux du crime, épouvanté. Il ne trouve que le porte-cigarette de son ami, dans lequel il y a une lettre que Moriarty a laissé Sherlock rédiger avant leur affrontement. Celle-ci décrit la situation et le fait qu'il pense ne pas sortir vivant du combat. Watson tourne son regard vers l'abîme, Sherlock est mort. Point.




On pouvait s'attendre à ce que justement House finisse de même façon, par une chute. 
Ici, en forme de boutade, imaginant que Lupus soit la Némésis de House.

Plus tard, Conan Doyle, pressé par ses fans fera revenir Sherlock Holmes. Chronologiquement, je pense donc qu'un retour à la Gandalf devrait s'appeler un retour à la Sherlock, si on voulait être précis. Certes, ce retour n'a pas été prévu par Doyle, mais n'empêche. Holmes revient donc, en 1884, dans The Adventures of the Empty House, (disponible ici également) à la grande surprise de Watson. Bref, Sherlock prétend qu'il a feint la mort pour échapper aux sbires de Moriarty toujours actifs, et qui auraient pu souhaiter sa mort, entre autres parce qu'il a tué leur patron, ce qu'ils sont susceptibles.
Vous le savez bien, l'histoire est racontée par Watson, c'est lui le narrateur. D'où quelques soucis justement sur le pacte narratif, mais… Passons.



"– Euh, oui, mais du coup, patron, si je raconte vos aventures dans des romans, ça la fout pas un peu mal pour rester secret ?
– Ta gueule, Watson.
– Ok, patron."

L'épisode final de Dr House, le der des der, 08x22, Everybody dies.


Maintenant venons-en à la fin de House. Début d'épisode. Drogué, il est affalé sur le sol d'une maison avec un mec que – était-ce voulu par les scénaristes/les réalisateurs ? – j'ai pris pour Wilson. Oui, parce que Wilson a un cancer incurable, en fait, donc je sais pas, je m'attendais à ce qu'il soit mort. En fait non, c'est un patient. Mais quelqu'un lui parle depuis les ténèbres de la pièce.
"Il est mort", lui dit… Kutner. Le mec mort depuis plusieurs saisons. Donc House hallucine.
"Tu es mort aussi, proteste légérement House devant l'apparition de Kutner.
Le feu ne l'est pas", repondit le spectre en indiquant le plancher devant House.
A travers, il pouvait effectivement voir les flammes se propager en dessous.
Générique.


Là, j'étais plutôt déçu. Je veux dire, on avait annoncé que cet acteur serait là, donc ça signifiait que forcément House hallucinait, on aurait une nouvelle scène de délire complet à la House's Head, où il parle à son propre subconscient, comme Garfield pendant un régime. Donc il est de nouveau malade, commençai-je à conjecturer !
Ce qui forcément, pour moi, voulait dire que House était le dernier cas de la série. Ce serait magnifique  ! Le diagnosticien de génie emporté par une maladie inconnue et cherchant à deviner malgré la douleur ce que c'est, voire à mettre en danger sa propre vie, juste pour SAVOIR, House mourant en conversant avec Wilson tel Socrate racontant à quel point la mort remonte depuis ses pieds… ça aurait pu être ENORME. Ca aurait même pu être un putain de lupus et on aurait tous bien rigolé !
Beh non. Dès ces trente premières secondes on avait vu que ça ne le serait pas.
Les hallucinations de House n'ont pas vraiment de raison d'être à part que, ah oui, il est psychologiquement atteint, probablement névrotique, qu'il se dope à la Vicodin depuis 15 ans et qu'il est sous héroïne. Mais au fond, c'est juste parce que c'était marrant de le faire converser avec son subconscient.

Au fond, "je-sais-plus-qui" avait raison, le dialogue est la forme la plus pauvre de schéma narratif possible. Un auteur et un lecteur sont de toutes façon requis pour raconter une histoire, le dialogue essaie de les intégrer directement dans le récit et de les faire converser. Exemple : les dialogues platoniciens. Ce ne sont rien de plus que des idées qui se déploient devant des gens qui aquiescent ou nient, en essayant d'anticiper les questions des lecteurs. Et cet épisode c'est ça. House va parler à Kutner, son ex-femme Stacy, Cameron (blonde qui craquait sur lui tout en se tapant Chase et gardait le sperme congelé de son ancien mari (note : c'est la gentille de la série, ce qui explique probablement pourquoi personne ne l'aime)) qui sont bien entendu tous des hallucinations, pendant qu'il essaye de se relever et que la maison est en feu.
Par flashbacks et dialogues avec des facettes étranges de son subconscient, House retrace comment il a atteri au milieu d'une maison en feu avec son patient mort.


Reprenons depuis un peu avant.
Dans l'épisode précédent (08x21), le mec avait un problème d'oreille qui faisait qu'il entendait la voix de son frère décédé. Oh, je ne peux pas résister. Reprenons le diagnostique : ils lui font un IRM du cerveau, ils voient de l'activité électrique dans la zone du cerveau dédiée à l'audition ! Ca veut dire qu'il est en train d'entendre quelque chose ! Mais là, y'a pas de son dans l'IRM, il ne peut rien entendre ! (apparemment les connards de Princeton Plainsboro n'ont pas ces IRMs de merde où ça fait plus de bruit qu'une machine à laver pleine de couteaux de cuisine à vitesse maximale et où en général on passe justement de la musique pour détendre les gens, voire on leur donne des écouteurs)
Mais c'est bien sûr ! Plutôt que de conclure que le cerveau humain tolère une légère plasticité, ce qui fait que certaines personnes – chanceuses – qui ont perdu une bonne part de leur cerveau arrivent encore à effectuer des opérations simples, voire à vivre une vie tout à fait normale, une fois que leurs facultés se sont redistribuées, nos diagnosticiens de génies en tirent la conclusion logique : leur patient entend des voix !
Non parce que la conception topique du cerveau est ABSOLUE : si cette zone est activée c'est que vous pensez à de la tarte au fraise, une étincelle dans cette zone signifie obligatoirement que vous pensez à Africa de Toto, et celle-ci, bien entendu dénote que vous aimez les rousses en jean moulant, vous ne pouvez pas contredire la science !
Putain mais quelle connerie. En plus le mec dément. Il est donc catalogué comme schizophrène. Non mais sans dec, vous imaginez ? Vous avez une petite tache sur votre scan de cerveau, PAF à l'asile, pas besoin de psychanalyse, rien du tout.


Donc il entend des voix, bon. On va fouiller dans son dortoir. Un mec fume de la drogue et prend nos gentils médecins pour des flics, qui ferment les yeux sur la drogue parce qu'ils sont gentils (ce schéma n'est pas usé du tout et il n'est pas du tout calqué sur une série policière). Ils trouvent une photo coupée dans son tiroir à chaussettes. Adams dit "c'est peut-être le type dont il entend la voix dans sa tête".

Pause.

BORDEL. TU. N'EN. SAIS. RIEN. Ca pourrait être n'importe quoi ! Ca pourrait être une photo de lui, enfant, ça pourrait être une photo d'un cousin, d'un frère, il pourrait être pédophile ou que sais-je, nonon c'est obligatoire : c'est LA VOIX DU MEC DANS SA TÊTE, dont l'existence repose sur une tache sur une IRM, je vous le rappelle.
Mais le pire c'est qu'ils tombent juste. C'est effectivement son frère décédé dont il entend la voix… Et allez qu'on fait semblant que c'est un bon diagnostic, bien rationnel et tout.

Donc au final ils trouvent de quoi le mec souffre et que se passe-t-il ? Ohmondieu mais cette voix dans ma tête faisait partie de moi, comment vais-je faire pour m'en sortir ? Le traitement va changer ma personnalité, bouhouhou, que vais-je donc faire ? Bon d'accord, je prends le traitement. Point. Comme à chaque fois. Ça devenait lourd qu'à chaque maladie le traitement remette complètement en cause le mode d'existence du patient. En même temps c'est fini, donc voilà.

House, pour faire chier Foreman avait bouché les chiottes avec des tickets de je-sais-plus-quoi que ce dernier lui avait offert. L'étage supérieur, inondé, s'était effondré sur l'IRM alors même que le patient était en train d'y avoir un scanner. L'avocat de l'hopital débarque, prétendant avoir trouvé les empreintes de House sur les tickets, malgré leur passage dans l'eau. Comme House est en conditionnelle, il va retourner en tôle pour 6 mois.
Mais le cancer de Wilson fait qu'il sera mort dans 5 mois.
Oups. Fin d'épisode.

Suit le début d'épisode qu'on a déjà décrit.

House veut passer ces 5 mois avec Wilson, il essaie donc de se faire couvrir par Foreman. Qui refuse. Ensuite, il demande à Wilson de prendre la faute, comme il est cancéreux, on va pas le foutre en tôle, non plus. Wilson refuse, parce que House doit apprendre à prendre ses responsabilités et arrêter de se faire couvrir par lui, vu qu'il va bientôt mourir.

"Tu as fait toutes ces conneries parce que tu croyais que je serais toujours ici pour t'en sortir."


House annonce au patient qu'il va mourir. Le mec propose de prendre la faute d'avoir fait exploser les chiottes, après tout, House a trafiqué les papiers pour faire comme s'il était à l'hosto depuis une semaine, donc il aurait très bien pu le faire. Et comme je vais mourir, je m'en fous lol.

"Mais je suis un inconnu pour vous, pourquoi vous feriez ça ?
– Ca ne me coûte rien."


S'ensuit un dialogue sur le fait que maintenant qu'il est mourant, il est meilleur qu'il ne l'a jamais été, alors que vivant il n'était un junky inutile. Hmmm, ça ne me rappelle personne du tout, tiens, un  junky ?… Ohf, là, c'est une colle. Un instant après, House découvre une asymétrie dans sa gorge ou je sais pas quoi. Il fait une petite échographie. On découvre qu'il a une petite branche coincée dans le poumon qui a causé tous ses symptômes.
la petite branche vicieuse.
"Bon, en fait tu vas vivre, ce qui m'arrange pas pour mes putains de tickets,
et on a gâché un beau moment mélodramatique d'amitié virile. On se fait un shot d'héro ?
- Okay."
House disparait ensuite. On revoit House dans la maison, il décide finalement de vivre et de sortir de la maison, passe à travers le plancher et s'affale à l'étage inférieur, déjà bien entamé par les flammes. Cette fois il parle à Stacey, puis à Cameron. "Est-ce que c'est ça, l'Enfer ? Une éternité de personnes qui essayent de me convaincre de vivre ?"…

Wilson et Foreman le traquent, via son psychiatre. Voyons réfléchissons, il aurait pas fait tout ça pour obtenir de la Vicodin, il en a tout le temps ? Ils finissent par se dire qu'il doit être allé se prendre de l'héroine avec son patient. Ils courent "à l'adresse indiquée par le patient".

Ils courent vers la maison en feu où House a fini par se relever de son combat contre ses démons en se disant "But I can change", mais je peux changer…
House arrive à la fenêtre, où Wilson le voit.

*Moment d'émotion*






ET VLAM BADABOUM LE PLAFOND EN FEU LUI TOMBE SUR LA GUEULE HAHAHA
(admirez ma narration subtile)



Noooooon, hurlements d'amitié au ralenti de la part de Wilson et Foreman. On passe au matin. On a sorti le corps.
Le corps.
Voilà, House est mort. Son équipe et Wilson regardent les ruines de l'incendie.

Vous trouvez pas que comme ça, Robert Sean Leonard a des airs de Peter Falks, alias Columbo ?

Ensuite vient l'heure de l'enterrement (enfin, pas vraiment, vu que c'est visiblement une urne funéraire ?), tout le monde raconte à quel point House les a aidé à progresser pour être de meilleurs médecins (Chase, Foreman) à être un meilleur père (Taub) qu'il a été un bon fils (sa mère) etc.  Tiens donc, une scène où l'on voit que la mort de House était profitable à tout le monde. (Notamment Chase parce qu'il peut reprendre le département de diagnostic à Princeton Plainsboro)
C'était quoi, déjà, la morale ? Tu es meilleur mort que vivant, hummm...
Seul wilson commence à dire qu'il a toujours été le pire des connards, bordel de queue, les gens rappelez-vous, c'est pas parce que c'est le final de la série qu'on doit devenir sentimentaux et…

…TULULULULU…

Téléphone. Comme nous sommes dans une série, c'est celui du protagoniste, qui met quelques instants à se rendre compte que c'est le sien. Mais, dit Wilson en sortant le natel de sa poche ?…




DAFUQ.
(l'enchaînement de ces deux screenshots du haut est plaisant, même pas fait exprès)


Wilson repart en ville, on ne sait trop où, sort de voiture, et…


"Coucou"


"Mais House, tu n'étais pas mort ?
– Ben non, ducon, je suis sorti par derrière.
– Mais, et le corps ?
– Mais c'est pourtant élémentaire, mon cher Wilson, on a noté qu'ils sortaient LE corps, c'était donc celui de mon patient mort, probablement d'une overdose à mes côtés alors qu'on venait de s'acharner à le soigner, mais passons.
– Ben justement, comment un mec gros et qui venait de subir une grosse opération pouvait être confondu avec un mec maigrichon de vingt ans de plus et à qui il manque un kilog de viande sur la jambe ?
– Il a été carbonisé, voyons, et j'ai échangé les dossiers dentaires.
– Ah ben oui, c'est logique. Mais le feu, alors, d'où venait-il ?
– On s'en fout, Wilson. Tu aimes les motos ? Moi j'aime bien.
– Mais House je…
– Oh, connard, tu vas te calmer. Il te reste 5 mois à vivre, moi j'échappe à la prison en passant pour mort, et il nous reste plus que 7 minutes d'épisode pour foncer vers l'horizon en blouson de cuir, alors magne ton cul, arrête de chipoter et viens avec moi."


Symbolisme symétrique.

Actif/passif, eau/feu, témoin direct/indirect, etc. Ces oppositions symboliques, c'est cadeau.

Tout le monde se la pète genre "ouais ça ressemble à Reichenbach Falls, blablabla, il feint sa mort" mais la symétrie va beaucoup plus loi. Au cas où vous n'avez pas encore compris la profondeur du parallèle Dr House/Sherlock dans leurs fausses morts : voilà un tableau qui devrait vous aider à récapituler les différentes symétries des deux histoires :


Sherlock affronte Moriarty House n'affronte personne d'autre que lui-même
Au milieu d'une nature sauvage Dans un immeuble en pleine ville
Sherlock en combattant sa némésis, saute (actif) House, en SE combattant, reste allongé sur le sol (passif)
Dans une chute d'eau Et se prend un plafond en feu.
(eau + il saute dans l'eau, actif) (feu + c'est le feu qui lui tombe dessus, passif)
Holmes entraîne volontairement dans la mort Moriarty, son pire ennemi (actif) House, au contraire, par sa négligence a laissé son patient mourir (d'overdose ?)(passif)
Moriarty, qui meurt, est une version négative de Sherlock Holmes : il a son intelligence et ses capacités, mais pas son sens moral, et il les mets donc au service du crime. Le patient de House est également une version négative de ce dernier : c'est un junky égoïste rendu meilleur uniquement par la perspective de sa mort, mais qui une fois guéri se remet à prendre de l'héroine et qui en meurt.
Conscient du danger que court Holmes, Watson cherche à le rejoindre Conscient du danger que court House, Wilson cherche à le rejoindre
Mais Watson arrive après coup et n'est informé du drame que par la lettre de Sherlock. (passif, il n'aurait rien pu faire pour l'aider, et ne peut témoigner qu'indirectement) Wilson arrive juste à temps pour voir le plafond s'effondrer. (actif, il voit House mourir, c'est un témoin direct)
Ensuite, Holmes feint la mort, puisqu'il est toujours susceptible d'être traqués par les sbires de Moriarty, des criminels. (membres d'une organisation occulte et maléfique) Ensuite, House feint la mort, puisqu'il est un criminel, traqué par la justice. (organisation légitime et publique)


REP A SA les fans de Dr House !


La table branlante et la branlette symbolique

Ca, c'est un peu le symbole pourri, en fait : La table de Foreman était bancale et House venait le faire chier alors qu'il essayait de l'ajuster. A la fin de l'épisode on voit que la table branle uniquement parce queee ?… Hé bien le badge de House était sous un des pieds ?

"Bon sang, cette table…Elle…"


"Bon sang, mais ça signifie que…"
"Les scénaristes n'ont vraiment plus d'idées. Merde."

 Ouah. La métaphore de folie quoi. Genre si l'hôpital est bancal c'est à cause de House, quoi. Trop bien, lol. Donc maintenant qu'il est parti, l'hopital ira mieux. Ou alors est-ce que c'est le contraire ? Genre que c'est House qui faisait tenir l'hopital ? Argh je sais pas.

Et enfin, il y a ambiguité, est-ce que c'est parce que le badge était là depuis le début que la table était bancale (ce qui veut dire que Foremant est con comme un balai pour ne pas l'avoir vu) ou bien est-ce que House est revenu le mettre sous le pied de table histoire d'envoyer un petit message en mode "je viens de l'au-delà" ? Le cas échéant ça veut dire que pour un mec censé être mort il a assez d'audace de revenir sur son lieu de travail, bravo.

Cher scénariste de Dr House…


"Tu sais ce que tu viens de faire là ?
– Heu…Non ?
– Une métaphore.
– Noooon ?
– Hé si."

Et puis surtout, c'est quoi ce raisonnement "OH TIENS UN BADGE EN PLASTIQUE SOUS MA TABLE, CA VEUT DIRE QUE HOUSE EST EN VIE LOL" ?
D'autre part, le feu n'est pas spécialement expliqué, de ce que je me souvienne. De même que l'héroïne. Pourquoi House aurait-il besoin de son patient pour s'envoyer un shoot d'hero ? Je pense qu'House connait des dealers, quand même. Le patient fait une petite digression du genre ma vie était pourrie, j'ai pris de la drogue, j'ai vu Dieu et ça allait mieux. Mais dans mon souvenir House consommait de l’héroïne - ou faisait allusion à cette consommation - à plusieurs reprises.
Quand il cohabite avec Wilson à sa sortie de l'asile(06x03), qu'il essaie d'oublier la médecine et qu'il enchaîne les hobbys, Wilson le trouve aux premières lueurs de l'aube à cuisiner des plats manifestement complexes. House avoue qu'il n'a pas dormi de la nuit à cause de sa jambe et de son manque de Vicodin, il dit que c'était ça "ou sortir me prendre un shot d'hero dans la rue". Mes souvenirs me trompent-ils ?
Saison 7 : on voit explicitement House se piquer le creux du coude (je déteste, j'ai une phobie des seringues, aaaaaah)
(Cette section est en construction, faut que je re-mate les épisodes cités, de façon parfaitement légale, cela va sans dire)


Court-circuité par Sherlock

De la même manière que le badge qui impliquerait une grosse prise de risque de sa part, House a réussi à mettre un téléphone portable dans la poche de Wilson, à écouter son discours depuis on ne sait où dans une pièce rempli des seuls gens qui tenaient à lui, et à lui envoyer un SMS lui disant de fermer sa gueule. Je veux dire, mettre un téléphone dans la poche de quelqu'un ? Il a fait ça comment ? Il a un complice sur place ?
Le problème de ce côté "je suis omnipotent, je t'envoie ce message sur ton natel, pile au moment où tu commences à dire de la merde sur moi, c'est que ça a été vachement court-circuité par certaines scènes de la saison 1 de Sherlock, où ce dernier fait un usage répété du natel comme outil d'omniprésence. Exemple : la conférence de presse du tout tout début de A Study in Pink, Lestrade dit de la merde, tous les journalistes présents recoivent des messages indiquant "WRONG". Lestrade confesse qu'il ne sait pas comment il a fait.
De la même manière, je ne sais pas comment House a réussi à se démerder pour mettre un natel dans la poche de Wilson, entendre son discours - dans la mesure où la pièce est remplie de ses plus proches connaissances - et lui envoyer un message au bon moment.
Je trouve dommage cette scène. On la voit venir à un kilomètre pour peu qu'on fasse attention à la structure de l'épisode : à 30' sur 45' on sait qu'il va encore y avoir un retournement de situation, comme je l'ai déjà énoncé ici.

La série Sherlock est cool, d'ailleurs  ? Hum, faudra que je passe ça en revue aussi, quand j'aurai le temps, parce que c'est un peu n'importe quoi, d'ailleurs. (The Hound of Baskerville est A CHIER. Mais à chier.)

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