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mardi 9 octobre 2012

Stochocratie : addendum

Le renouveau de la démocratie, sisi, puisqu'on vous le dit.

Je parlais déjà ici de la stupidité ou du désespoir de la FAE qui intéresse si peu de monde que dans une manoeuvre suicidaire pour attirer l’attention sur eux, ainsi qu’un adolescent timoré s’ouvrant légèrement les veines, ils décidèrent de faire désormais tirer une des deux moitiés de l’assemblée des délégués au sort. L’autre moitié émanant des diverses associations de facultés. (Médecine, Droit, Lettres, HEC, SSP, Géosciences)
C’est complètement con, soit.
Regardons de plus près POURQUOI ils commettent des insanités pareilles, des insultes à leur éléctorat, les estimant si dispensable qu’on peut les remplacer par un lancer de dés.

«Ce n’est un secret pour personne les candidat-e-s ne se pressaient pas au portillon. et moins d’un-e étudiant-e sur dix votait pour ses représentants (...)»

(vous remarquez qu’ils mutilent d’une greffe de semi-féminin tous les noms s’accordants, dans la plus pure tradition des tracts qui nient la réalité linguistique et ne veulent pas voir dans le genre masculin le genre non-marqué de la langue française)
Bon, ces éléctions n’intéréssaient personne, donc on les supprime ? C’est une histoire de paresse ? D’économie d’efforts ? Que nenni, un argument supplémentaire vient s’étaler :

«Les débats au sein de l’AD débouchaient fréquemment sur une polarisation gauche-droite relativement peu fructueuse»

Tirer au sort les députés ne va sûrement pas arranger cela, puisque ceux qui présentent leur candidature auront encore des orientations politiques, vous savez. Surtout quand la moitié de l’AD est composée par les diverses facultés suivant un mode électif, vous n’aurez que 50% de hasard dans le schmillblick. Et supposant que vous aboutirez à peu près à du moitié/moitié gauche/droite, ce qui est fort probable, que ferez-vous ?
Et si vous parvenez à l’inverse à une hégémonie de gauche, vous serez contents ? Admirez bien : dans un but qui se décrit comme démocratique, cette initiative veut en réalité combattre le pluralisme. La diversité c’est chiant et ça fait durer les débats, alors on va vous tirer au sort comme ça, y’aura moins de conflits ! But avoué : l’hégémonie afin que ça aille plus vite.
Vous me direz que j’éxagère. Soit. Mais pourquoi citer les divergences au sein de l’Assemblée comme un défaut de celle-ci ? Si l’on estime que ce problème se résoudra avec le tirage au sort, c’est qu’on compte sur lui soit
1) Pour établir une majorité incontestable, afin de prévenir les débats.
2) Pour effacer les opinions politiques des candidats, afin de prévenir les débats.
Rien de plausible, ni même de souhaitable, mais passons outre.

«Cet automne il suffira donc pour tout étudiant-e intéréssé-e de déposer sa candidature dans les délais, et le hasard s’occupera de désigner les heureux élus.»

Ah oui, parce que comme je l’ai laissé entendre, il ne s’agit pas de piocher dans la masse des étudiants surchargés, sans quoi on le sait très bien, le poste sera délaissé, mais bien de tirer au sort parmi des candidats. La moitié des travers qu’ils inventent au système électif se trouve donc conservé malgré la proclamation de nouveauté qu’affiche la manoeuvre, puisqu’il faut toujours se présenter. Et que seuls ceux avec la bonne "culture" le feront.
Qui a eu cette idée à la con, que je puisse éviter de l’élire l’an prochain ? Ah, merde, justement, je ne pourrais plus user de mon vote pour disqualifier les incompétents. Génial. En attendant on nous affirme que c’est l’AD dans son entier qui suggéra cela (entendre : un étudiant de philo/grec glapit un souvenir approximatif entendu lors d’un de ses cours pendant que tout le monde pionçait) arrachant au parlement enthousiaste un accord des plus fervents puisque :

Le tirage au sort en effet est intimement lié à l’histoire de la démocratie. Mécanisme central dans tous les régimes démocratiques historiques (d’Athènes aux communautés grisonnes du Moyen-Âge), il a été mis de coté au profit de l’éléction il y a seulement quelques siècles lors des révolutions française et américaine.

Parlons donc un peu d’Athènes, puisque c’est aussi le sujet de ce billet.
Une multitude de gens s’emparent du mythe athénien des grecs qui n’éliraient personnes et se contenteraient de se réunir par paquets d’un million pour décider en commun de l’avenir de la cité, beaux éphèbes barbus et libres. TRès répandu dans les rangs du parti pirate d’ailleurs (Argh et re-argh). D’autres encore vont jusqu’à exiger une assemblée tirée au sort.(LE MESSAGE infâme)
Bref, on se gargarise de ce paysage inventé, pour justifier des réformes sans fondements véritables. Alors un peu d’histoire, je fais mon Will Mc Avoy wannabe :

L’héliée (le Tribunal Populaire) était effectivement tirée au sort, selon un systme compliqué qu’Aristote nous relate dans la Constitution d’Athènes. Cependant malgré son implication parfois assez intrusive dans la politique Athénienne (alourdissant ou diminuant des peines suivant le comportement politique de l’accusé) il s’agissait de pouvoir judiciaire.
La Boulè (Le Conseil des Cinq-Cents) également tirée au sort à raison de 50 membres pour chacune des «tribus» édifiées par Clisthène. Chaque tribu se composait de trois tiers géographiques, issus du littoral (paralia) de la ville d’Athènes même (atsu) et de ses environs (le mésogée). Tous les citoyens athéniens signifiant qu’on retranchait bien sûr les femmes, les enfants, les esclaves et les métèques. Restait une population bien couillue de 30 à 45’000 hommes libres dans lesquels on piochait les 6000 héliastes et les 500 bouleutes, annuellement. On ne pouvait pas être plus de deux fois bouleute dans sa vie, d’où un nombre conséquent de citoyens accédant à cette fonction, avec indemnité vu le temps que cela demande.
L’année se divisait en dix mois. Aussi 50 bouleutes, à tour de rôle, endossaient le rôle de prytanes pendant un mois. Ce corps de magistrats encadrait les séances de l’Assemblée et se chargeait d’édicter les probouleuma, des résolutions embryonnaires, des projets de loi en somme, qu’ils devaient collecter auprès du peuple. Ainsi le dicton «Meden aprobouleuton» (=«Rien sans probouleuma»). Pour le meilleur comme pour le pire, les Bouleutes tenaient ce rôle de chambre haute, prononçant souvent des décisions politiques, voire de militaires. C’est ainsi la Boulè qui décidera des tributs à payer par la ligue de Délos. Elle gère également l’organisation militaire de la cité.
L’auteur de ce torchon nous dit que l’éléction fut remisée au placard jusqu’aux révolution américaine et française, c’est idiot. C’est faire abstraction, à Athènes même, de l’élection des stratèges. Ainsi Periclès brigua quinze années de suite la charge de stratège, chaque année recollectant la confiance du peuple. Il y avait un stratège par tribu, depuis les réformes de Clisthène, et il devait émerger de la première classe censitaire.
Parce que oui, ce que ces connards de libertariens ne disent jamais quand ils humectent le fond de leurs sous-vêtements du bout de leurs rêves raides, c’est que la cité d’Athènes était partagé en quatre classes censitaires, suivant la fortune des citoyens. Une belle oligarchie. Contredisez autant que vous voulez, la charge de stratège était la plus importante. Les dix stratèges dirigeaient cojointement l’armée, et comme vous le savez, l’armée et le peuple, c’est quasiment pareil à Athènes. Citoyen = Soldat.
Et il fallait pour cela être élu par le peuple et être riche. Peu de hasard là-dedans, messieurs.
Toutes les traces montrent pourtant que c’est l’ecclésia (l’Assemblée Populaire) qui possédait le pouvoir explicite et le plus évident en face de l’Aréopage, de la Boulè et des tribunaux, même si ces derniers avaient la suprématie pour les conflits entre individus et que les stratèges et archontes avait un rôle de potentats prépondérant.
Cependant examinons les faits : les paysans ou les pêcheurs s’en foutaient du résultat des votes, qui ne les concernaient que peu, et en plus ça devait les faire chier de venir de l’extérieur de la ville pour assister aux 40 séances annuelles de l’Assemblée, qui parfois pouvaient durer de l’aube au crépuscule. Fallait vraiment avoir rien à foutre de sa vie pour faire ça. Ou être riche. Parce qu’au contraire de l’Héliée ou de la Boulè, être citoyen, et donc membre de l’Assemblée, ne donne pas droit à une indemnité. Si t’es artisan tu risque pas de quitter ta boutique pour venir faire causette avec 3000 mecs.
D’ailleurs oui, ils étaient environ 3000. Et encore. Disons 6000 dans des cas exceptionnels, type haute trahison, quand on va pendre du déserteur. Mais sur 45’000 citoyens, ça fait un absentéisme de 87%. C’est beaucoup. (de toutes façons sur le Pnyx on y case pas 45000 gugusses)
Et ces grecs sont absents pour la même raison que moi je ne me présente pas au tirage au sort de la FAE (à moins qu’un camarade polisson ne glisse mon nom dans l’urne ainsi que Barty Croupton Jr. dans Harry Potter et la Coupe de Feu) parce qu’ils ont autre chose à foutre, ou simplement qu’ils n’en ont rien à foutre.
Certes, l’Assemblée ne faisait pas de distinction de Jure entre les différentes classes censitaires de citoyens, mais dans les faits, gloser du lever au coucher du soleil, c’était un passe-temps de riche. Les esclaves peuvent bien bosser, mais ça ne suffit pas à faire tourner une cité. Au final, la politique restait dans les mains des riches par la force des choses : parce quîls pouvaient se le permettre.
Vous voyez que dans cette complexité d’un côté des libertariens humides s’imaginent les grecs comme seuls maîtres d’eux-mêmes, responsables devant personne, de vrais rednecks antiques et de l’autre, le rédacteur de cet article les voit comme les proies résignées d’un hasard institué.
On n’y peut rien. Athènes est devenu un mythe, chacun a sa version.

Bref dans l’Auditoire ils parlaient de l’alternative du hasard, remisée au placard :

«Depuis elle est restée soigneusement enfermée dans un coin poussièreux de la bibliothèque des alternatives politiques, bibliothèque elle-même soigneusement enfermée dans une pièce sombre par les apôtres du gouvernement représentatif.»

On est étudiants, les mecs. Quelle que soit la matière, on nous bassine avec la «démocratie Athénienne», si tant est qu’on en avait pas déjà entendu au gymnase, voire au collège. Pas la peine de faire comme si vous aviez exhumé des parchemins pour cette trouvaille.

Ensuite il chouigne que la démocratie c’est mal parce qu’on arrive pas à réunir tout le peuple, alors on se choisit des délégués. Bouhouhou. Et si t’as pas été éduqué comme il faut tu gagnes pas les éléctions et si t’es pas intéréssé par la politique, tu te présenteras même pas ! (je crois que tu commences à comprendre, tiens)

«le principe de l’élection contrairement à ce qui est communèment accepté, participe à la création d’une artistocratie cachée.»

Déjà non elle n’est pas «cachée» nos députés ne se réunissent pas en capuches larges dans des caves sombres où la mousse parsème les murs pour égorger des chèvres, ils agissent à la lumière du jour.
Ensuite, je crois que je peux diagnostiquer le problème et ça tombe bien. On va pouvoir enchaîner sur l’autre connerie habituelle.

Prendre les définitions d’Aristote et de Platon et les accoler sur notre monde.
Pour eux, Aristocratie de "aristo-" le meilleur signifie : le gouvernement des meilleurs. Et pour ces deux, ce qui définit la démocratie c'est le tirage au sort (de même que Montesquieu, cité dans l'article) parce que par définition ça peut donner le pouvoir à tout le monde.
Forcément si on présente ça comme ça, on aura aussi envie de d’être aristocrate, quoi. Foutredieu ! Mettre les meilleurs au pouvoir, qui ne le voudrait pas ? Maintenant le mode de désignation des meilleurs sera sujet à plus de controverses. S’agit-il de ceux qui ont le plus de voix ? De ceux qui ont les plus gros muscles ? De ceux qui sortent des couilles du précédent roi ? De celui qui arrache une épée d’un rocher ?
Prenant à la lettre cette description, nos jeunes naïfs se retournent vers notre monde et s’exclament «Bon sang ! Nous désignons par le vote notre gouvernement ! Nous sommes des aristocrates !» passant sur le changement de sens de ce terme jusqu'à notre époque. S’ensuit un raisonnement étrange : ils vont alors chercher quelle est la définition platonicienne ou aristotélicienne de la démocratie. Ils remarquent alors que pour ces deux penseurs, elle se démarquait principalement des autres par l’attribution des charges de magistrats au sort, et non par l’éléction qu’ils avaient personnellement gardé comme caractéristique de l’aristocratie, leur mode privilégié de gouvernement (ainsi Platon qui fera fictivement élire les philosophes rois dans sa République...).
On voit qu’ils pensent à l’Héliée et à la Boulè, et surtout à l'attribution des archontats au hasard en 487 sous Clisthènes, moyen de transition vers la démocratie réelle. Et pour Platon, il y a également une dimension généalogique, puisqu’il explique le passage de l’oligarchie à la démocratie par le fait que les pauvres finissent par tuer les riches (ou que ces derniers, gras, finissent par se faire tuer à la guerre) et qu’ils répartissent ensuite les magistratures aléatoirement, par manque d’imagination, je suppose. Pourtant la figure de Périclès, l’homme d’état positif entre tous, ne leur rappelle pas que lui, il était élu. Et émergeait d’un régime démocratique.
Le naïf proclame alors : Si nous voulons être démocratique, alors il faut tirer nos institutions au sort !
Il oublie un point important. Démocratique ne signifie plus ce que cela voulait dire au Ve siècle avant notre ère et encore moins ce que ça signifiait pour deux esprits déçus par les excès du régime Athénien. Sans doute Socrate condamné à mort pour Platon et peut-être sa tentative avortée de se présenter à la succession de Platon comme chef de l’Académie pour Aristote sont deux sévères écueils. Tous deux aigris tentèrent d’établir rationnellement le meileur type de gouvernement.
Et bien sûr entre «rationnellement établi» et «élu par le peuple» il y a un monde.
Platon et Aristote décrivaient ce que Weber dirait comme des «idéal-types», des modèles fictifs, qui ne correspondaient pas entièrement à ce qui était dans la réalité. Athènes n'est pas entièrement une démocratie et la séparation en classes censitaires ne suffit pas à en faire une oligarchie. Platon isole des types de régimes (aristocratie, timocratie, oligarchie, démocratie, tyrannie) qui ne se matérialisent pas de façon pure et sans mélange. Même Sparte avait un semblant d'institutions et pas juste des couillus qui se cognent.
Et juste parce que Platon a dit que démocratie = tirer au sort, allez, pouf on change une élection en gros loto.
Il serait bien maladroit de transvaser des concepts sans traitement préalable de l’information. Le terme démocratique a acquis un tel prestige aujourd'hui qu’il suffit de le retrouver dans un texte antique (ou plus probablement sur une page wikipédia) pour qu’on commence à s’emballer et à tenter d’y coller au plus près, comme assoiffé d’un retour aux sources, sans aucune raison. Pourquoi imiterait-on quelque chose juste parce qu'ils ont inventé le terme "démocratie" qui plus tard voudra dire complètement autre chose.
Pourtant "démocratique = pouvoir du peuple", c'est un peu la définition depuis Clisthène et l’appel constant au démos par les politiciens athéniens pour soutenir leur action. Et le tirage au sort n’est démocratique que s’il peut tomber sur tout le monde, à l'exemple des Jurés dans certains procès azx États-Unis, si ça te tombe dessus t'es obligé d'y aller. Parce qu’en puissance dans l'exemple grec cité, tout le monde peut être appelé à servir son pays, et la plupart des athéniens finissaient bouleutes, vu qu’on ne pouvait l’être que deux ans maximum.
Mais là quand il faut postuler pour qu’on vous tire au sort ? Ca veut dire que pour avoir de l’influence sur l’issue du scrutin, il faut que je me présente. La seule manière d’influencer sur ce pouvoir c’est de le convoiter. Pas de débat, pas d'idées, pas de réflexion. Génial. En l'occurrence ça n'augmente le pouvoir que de ceux qui se présentent en nous en ôtant tout le nôtre.
Et ça uniquement parce que tirer complètement au hasard et annoncer à l’heureux étudiant élu «bravo, tu es le 10’000ème visiteur, youhou, tiens de la paperasse de délégué, et viens nous causer des plans d’études de philologie» tout simplement parce que 9 personnes sur 10 les enverraient au diable, et se désisteraient complètement.
D’où l’idiotie complète, à mon sens, de se prétendre «plus démocratique» ou «plus représentatif» quand il s’agit simplement de changer une éléction et une réflexion de chacun pour savoir qui défendra le mieux les intérêts estudiantins en une grosse tombola maquillée grâce à quelques touches de greco-romanisme, pour lui donner la teinte d’une démocratie primitive de barbus francs emplis d’une sagesse ancestrale.

Comment agir face à ces idiots :

  • Rappelez leur la réalité parlez leur un peu de la vraie Athènes.
  • Si on vous dit que la démocratie c'est fondamentalement du tirage au sort parce qu'un barbu l'a dit au commencement des temps, dessinez une croix gammée sur la tronche de votre interlocuteur en affirmant que c'est un symbole indo-européen très positif.
  • Si on vous dit qu'il faut tirer au sort parce que sinon c'est pas démocratique et que seul l'argent permet de gagner les élections, donc que nous vivons dans une oligarchie, invitez votre interlocuteur à jouer au loto et à se payer une campagne éléctorale avec le pactole.
  • Rappelez leur que le grec antique pouvait s'imaginer que le hasard était la manifestation du pouvoir des dieux (il avait cette excuse) et encore, on choisit d'élire les archontes au sort (parmi les riches) en 487 sous Clisthène. Cependant cela se fit au moment où le transfert de pouvoir se réalisa vers les stratèges, élus, eux, justement parce qu'on craignait que le tirage au sort ne désigne des crétins incompétents. Même les grecs en avaient peur, donc stop.

PS: J'ai oublié ce morceau magnifique :

Pour avoir une vraie représentation il faut sélectionner un corps qui représente réellement le peuple, pas seulement qui prétende être en accord avec ses idées. Les progrès récents et aujourd'hui bien acceptés de la statistique sont là pour cela : il suffit de tirer un échantillon représentatif de la population, suffisamment grand et de le prendre pour agir comme minipeuple.
Admirez comme il compare l'échantillonnage complexe, affiné, réfléchi et quantifiable de la statistique et le tirage au sort. C'EST MAGNIFIQUE. Sondeurs ! Arrêtez de bosser ! Arrêtez de vous faire chier avec vos carottages de population ! Il suffit de tirer les gens au sort, hé oui !
Et sans déconner, les progrès récents de la statistique, je leur ferai confiance quand 1) j'aurai été interrogé sur quelque chose dans ma vie (puisque rien ne garantit la représentation adéquate de mes idées en dehors de moi-même, et cet article semble plutôt montrer qu'au contraire la tête de mes contemporains s'emplit d'incohérences) et 2) quand ils arriveront à prédire le score du FN au premier tour en France, non ? Y'a sûrement jamais eu autant de sondages sur un truc, et paf, la tuile.
Bref, remarquez l'idiotie :
TIRÉ AU HASARD = REPRÉSENTATIF

2 commentaires:

  1. C'est grand.
    Au final, quelqu'un avait mis ton nom dans la coupe?

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    1. J'ai essayé de mettre celui d'un ami, mais lorsque je reçus le mail de validation, je me rétractai. Je voulais tester la sécurité du machin (Inexistante, j'envoyais même pas avec une adresse Unil)pas saboter leur combine. C'aurait été drôle, mais je voulais pas rajouter ma blagounette sur l'invraisemblance que c'est déjà.
      Et puis, tirer 23 postes sur 28 candidats, on pourrait le faire par ordre alphabétique ou par clarté de cheveux que ça changerait pas grand chose.
      Maintenant, j'ai peut-être été élu, mais j'imagine alors qu'ils auraient pris la peine de me prévenir.

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"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.