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jeudi 17 janvier 2013

Unus per omnibus

Dans l'idée de Hetalia ou Scandinavia and the world, j'ai envie de faire quelques petites BD sur le thème des cantons Suisses, sous forme de personnification anthropomorphiques.
Bon je serai pas aussi drôle, mais voilà.
Ca ne s'appellera pas Helvetia and the world, mais plutôt Unus per omnibus, "un pour tous" en latin, qui fait référence à la devise officieuse de la Suisse, mais aussi au fait qu'une seule personne représente dans ces BD un canton entier, voire un pays, donc "un pour tous".
 


Ca fait référence à plusieurs choses  :
  1. Appenzell Rhodes-Intérieures et Appenzell Rhodes-Extérieures sont deux demi-cantons résultant de la scission d'Appenzel entre les catholiques (Rhodes-Intérieures) et les protestants (Rhodes-Extérieures) en 1597. D'où les "faux-frère", "frérot".
  2. La Suisse est un des derniers pays occidentaux à avoir accordé uniformément le droit de vote aux femmes. La tradition de démocratie directe et de fédéralisme faisait que c'était aux cantons, enfin, aux messieurs de ces cantons, de décider quand ces dames auraient le droit de vote d'où les îlots subsistants d'inégalités. Le problème c'est que les cantons chambrés par les autres comme "primitifs", ou appartenant à la "Suisse profonde" s'y sont mis très tard(après la votation fédérale de 1971 : Uri, Schwytz, les Grisons, Nidwald, Obwald en 1972) et Appenzell Rhodes-Extérieurs en 1989. La landsgemeinde, tradition du vote public à main levée, n'aidait pas. En effet, par la landsgemeinde du 29 avril 1990, les hommes d'Appenzel Rhodes-Intérieures refusaient le droit de vote aux femmes. Et c'est par décision du tribunal fédéral, ce sale connard de pouvoir fédéraliste oppresseur, que le droit de vote fut accordé, de force, aux femmes d'Appenzell Rhodes-Intérieures. Comme le résume cet article, cela n'alla pas sans mal(ma citation préférée : "Des femmes dans le Ring? Non merci. A Appenzell, nous sommes les derniers, avec certaines tribus de nègres en Afrique, où les hommes ont encore la parole», José, 20 ans"). Je suppose que des fusils remuèrent dans des caves, accompagnés de grommellements libertariens, des type affirmèrent que jamais plus ils n'iraient à la landsgemeinde, mais apparemment aujourd'hui ça va mieux.
  3. En outre, la première votation fédérale (i.e. pour toute la Suisse) qui suivait la décision du Tribunal Fédéral c'était le 3 mars 1991, si je ne me trompe pas, qui accordait le droit de vote et l’éligibilité aux plus de 18 ans. C'était un peu distribution générale de cartes d'électeurs ces temps-ci "You get the right to vote ! You get the right to vote ! Everybody's got the right to vote !".
  4. Et bien sûr les remarques blasées de Vaud et Appenzell à la fin font référence à la pléthore de votations qu'on trouve en Suisse, parfois un peu lassantes, quand tu te rends compte que tous les partis sont d'accord pour un projet (tous, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche) mais qu'on te demande quand même ton avis pour un putain de projet contre les épizooties.
  5. Les tenues des divers cantons se basent sur leurs blasons. Fribourg a, en plus de son vêtement noir aux épaules puis blanc en bas, un col blanc de soutane, puisqu'il est réputé pour son catholicisme. Vaud est gros avec un nez grêlé, je sais pas, j'ai toujours figuré mon canton un peu comme ça, suffit de lire la Venoge et d'entendre son accent. Neuchatel a une couronne princière puisqu'il fut décidé lors du congrès de Vienne que le Roi de Prusse serait également Prince de Neuchatel. Son accession au principat le marque encore. Le pull de Berne est à l'envers sur un des dessins. Schwytz récupère la croix Suisse pour des raisons évidentes. Saint-Gall porte un fascio, pour des raisons évidentes. Genève avait un blason trop compliqué pour en faire une robe dessinable, aussi il aura un costard et une chemise rouge, ainsi que la couronne qui décore son aigle. Glaris c'est pas compliqué, ils ONT un bonhomme sur leur blason : un mec avec une coupe afro, un bouc et une bible. Wat.


Sinon Obwald et Nidwald en mode Kingdom Hearts. Soyez indulgents, je débute à la tablette graphique.


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"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.