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mercredi 16 janvier 2013

Cycle de Méditations

J'ai une gueule de Bogdanov là-dessus.


Ces derniers temps j'ai beaucoup écrit.
C'était un moyen commode de ne pas travailler pour mes examens.
Au final ce cycle de six méditations, commencé le 10 décembre, atteint les 36 pages A4 en Times 12, 22'487 mots,  135'625 caractères (espace compris) mais 113'371 (sans espaces).
C'est beaucoup. (et je ne compte pas les standalones Super-Nietzsche, Nègre fantôme, la Surenchère Super Sayian, Lou! creepypasta ou La fin de la nostalgie sur internet, rédigés indépendamment dans le même temps)
La quantité est quelque chose d'inessentiel, certes, mais moi j'aime bien la vision des pages alignées.
Et puis, étrangement, ça donne souvent envie de lire. Je sais pas pourquoi, mais parfois, au lieu de décourager, on est attiré par les grosses oeuvres, elles vous mettent au défi.
Ces temps-ci beaucoup de gens m'ont dit "tiens, j'ai lu tes réflexions philosophiques. Sans doute plus que d'habitude, c'est chouette.
Si vous souhaitez les lire :
  • Ma première méditation s’appliquait à montrer que l’éthique minimale, chère à Ruwen Ogien ne suffisait pas toujours à trancher un dilemme par la simple mention de "préjudice" commis. 
  • Ma seconde méditation décrivait les différentes acceptions du principe de non-nuisance et parlait aussi de la notion de préjudice. 
  • Ma troisième méditation cherchait à montrer que le métatexte qui affligeait les scouts et les liait aux jeunesses hitlériennes entre autres était injustifié, ou du moins qu’il devrait dès lors être étendu aux dojos de judo, ce qui n'était pas le cas . 
  • Ma quatrième quant à elle cherchait à voir si la morale scoute n’était pas conservatrice, si les accusations de congruence avec l’armée n’étaient pas justifiées et concluait qu’au final le scoutisme se basait bien sur une éthique des vertus — puisque centré sur l’individu et prônant une loi faite de caractéristiques individuelles — mais des vertus sociales, tournées envers les autres et donc forcément bénéfiques à la société. 
  • Ma cinquième traitait de la langue, du fait qu'il fallait que tout le monde parle à peu près la même de l'espéranto, des vacatopies, du conservatisme, et qu'il était idiot de mettre sur le même plan langue et société pour juger l'une à l'aune de l'autre.
  • Ma sixième parlait des points de Schelling, de l'unanimité, et du fait qu'un compromis n'avait parfois pas de sens mais que puisque tout le monde le suivait, il se justifiait.



Une des choses que je n'ai pas traité : le lien entre morale et justice, entre loi et morale, entre loi et punition, morale et punition, bref, ce que j'annonçais pourtant.
Voyez le côté faux, maladroit de la phrase (2ème méditation) :
"Punir une action n’entre pas du tout en ligne de compte dans l’éthique minimale, ça nous permet juste un set de règles pour vivre ensemble, si tant est qu’elles soient respectées, la loi est d’une autre portée. C’est en tant que citoyen, et pas d’être humain, que nous payons des impôts. Qu’on tue un étranger sur votre pallier vous scandalisera, même s’il ne paie pas d’impôts dans votre pays."

Je sais même pas ce que j'essayais de dire. Je fous tout sur un plan complètement étrange et non-problématisé : c'est en tant que citoyen qu'on paie des impôts, bon, la morale est d'une autre portée, espérons-le, mais je ne traitais pas la nuance. Bref, ce passage m'emmerde, je sais plus ce que je voulais dire, en tout cas ce n'est pas ce qui est écrit là, et je n'arrive pas à cerner le problème.


Je vais tenter de faire une méta-méditation, une méditation de synthèse.

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"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.