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lundi 18 mars 2013

Cryptanalye, résistance, bactéries.

Dans le même genre, les Daleks dans Asylum of the Daleks : "They hate you so much. Why ? – I fought them, many many time. – We have gone stronger, in fear of you. – I tried to stop it." L'escalade des armes.

Dans le match cryptanalystes contre cryptographes, les cryptographes mènent-ils toujours le jeu ?
Peut-être.
On a des méthodes de cryptage comme le RSA (Rivest-Shamir-Adleman) qui empêchent de le décrypter pour cause de "c'est difficile de décomposer de grands nombres en facteurs premiers" et des méthodes de cryptage quantique (pas encore très démocratisé) incassable pour cause de "lois de la physique, nique toi".
(Ce qui fait que pour intercepter une transmission quantique, il faut révolutionner les lois de la physique. C'est un peu une situation win-win "Gérard, on a intercepté notre communication ! - Qu'est-ce qu'on s'en fout ? On a une toute nouvelle physique à explorer ! Hurray !")
Le problème est que les systèmes de cryptage sont encombrants pour un usage quotidien. Peu de gens passent leur mails sous PGP (inspiré du RSA), parce que bon, ils trouvent que ça sert à rien. De même pour le p2p crypté : lors de DADVSI (donc 2006 hin on rajeunit pas) on nous sortait la même chose : bientôt on aurait que des réseaux crypté et le législateur pourrait plus rien faire du tout. Mais ça ne s'est pas vraiment réalisé, parce que le p2p ouvert  et le direct download restent plus simple et comptent suffisamment d'utilisateurs pour que ça soit viable. (Certes, il me semble qu'on _peut_ activer des options de cryptage torrent, mais certains clients ne le permettaient pas et certains utilisateurs ne le font pas. Corrigez-moi si ça a évolué.)
En outre, la chute de Megaupload, et les réactions excessives à sa suite qui montraient la popularité du site a pu montrer les limites du p2p : le _direct download_ permet d'avoir ce qu'on veut plus rapidement, sans être obligé de le partager après : ça s'est démocratisé parce que plus simple et qu'il n'y a plus besoin de laisser son ordinateur allumé pendant huit heures. (bon, je pense encore avec ma connexion de 2007 parce que j'ai plus utilisé de p2p depuis, je crois)
Au fond, c'est un peu comme les bactéries résistantes aux antibiotiques : si elles n'ont pas encore vaincu c'est parce que dans un milieu naturel, sans antibiotiques, les mécanismes qui leur permettent d'y résister leur coûtent énormément d'énergie, et donc les désavantage par rapport aux autres bactéries qui ne se donnent pas la peine de lutter contre : une fois la menace antibio disparue elle se retrouvent loin derrière.
Sans pression, pas d'évolution.

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"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.