Blog Archive

mercredi 4 septembre 2013

The Trial of A Showrunner v.0.4


Article en construction, mais je le poste pour pouvoir l'éditer plus à l'aise.
  • Références
    • In defense of Moffat
    • Critiques Spaghettis
  • Genre, sexe and stuff
    • Homosexualité
    • Misogynie pour le fun de Moffat
    • Transexualité
    • Paternité et maternité.
  • Les compagnes : activité, dépendance et caractère
    • Amy Pond
    • Clara (Oswin) Oswald
    • Homosapiensphilie
    • Rose
    • Martha
    • Donna
      • Morceaux choisis sur la dépendance au Docteur
    • Rose Tyler
    • Martha Jones
    • Donna Noble
    • Amy Pond
    • River song
    • Clara Oswald
      • Le cas River Song
    • Autres role
  • Episodes de l’ère Davies écrits par Moffat
    • The Girl in the Fireplace (2x4)
    • Blink (3x10)
    • Silence in the Library & Forest of the Dead (4x9-10)
  • Bechdel Test 
    • RTD edition
    • Moffat Edition


 

 

Références :

Les épisodes sont référencés suivant le format (5x6) : 5 indiquant la cinquième saison depuis le renouvellement du show en 2005 et 6, le sixième épisode. Pour ce qui est de la saison 7, l’ordre des épisodes ne semble pas fixé, surtout que le Christmas Special s’insère au milieu, foutant le boxon, je les ai donc inscrit suivant cet ordre-ci, avec un point d’interrogation. Les anciens épisodes sont, eux, indiqués entre crochets, ainsi [21x3]
Transcripts trouvés majoritairement ici.



In defense of Moffat

Steven Moffat, showrunner de Doctor Who suscite a. une haine incroyable b. une adulation polie suivant à qui vous parlez.
J'ai le malheur de ne pas pouvoir me positionner aussi clairement. Je pense être plutôt dans la deuxième catégorie, puisqu’il semble que je sois prêt à défendre Moffat qui est, si l’on en croit internet, l’incarnation combinée du démon du patriarcat et de la némésis de Doctor Who, puisqu’il ruine tout, conduisant sans doute à l’annulation du show, si ce n’est à sa dénaturation complète.
Un show qui a duré 50 ans, changé trois fois de mains, été effectivement annulé, avec des centaines de scénaristes, et pourtant il semble que Moffat soit indépassable, un point de non-retour, au-delà duquel aucune rédemption n’est possible. Etant entendu que c’est impossible, je vais me faire l’avocat de cet intendant de Satan.

Fig. 1 : tenter de défendre Moffat puis se heurter à la dure réalité du sexisme dans ses histoires. (Allégorie)

Critiques Spaghettis

Premièrement, les critiques de Moffat ne sont pas tous comme ça, mais souvent ils mélangent critiques esthétiques et morales, sur le show, sur la gestion du show et sur la personne même de Moffat. Par exemple, on dira pêlemêle que Moffat est sexiste, que c’est un salaud égocentrique, qu’il gère le show de manière tyrannique, que les histoires qu’il raconte sont inintéressantes, qu’elles n’ont rien à voir avec Doctor Who, qu’elles sont trop centrées autour du Docteur et finalement que les histoires qu’il raconte sont sexistes.
Un bon exemple ici et .
Où l’on apprend d’ailleurs que le vrai problème de Moffat c’est que le Docteur dans The Eleventh Hour il aime pas pas les pommes et que dans The God Complex, il croque dans une pomme (SCANDALE) ; que la plus grande bibliothèque de l’univers n’a que 1000 visiteurs par an (SCANDALE) ; que tout vient toujours du 51ème siècle (SCANDAAAALE) ; qu’on ne sait pas comment les Weeping Angels se reproduisent, ni pourquoi on ne pourrait pas les casser avec un marteau, ce qui est intolérable.
(Je mettrais en doute la pertinence de l'interview du Scotsman, à l'image de The Mary Sue, mais bon, ça n'amoindrit que légèrement le tableau…)
J’entends, je peux comprendre qu’on pointe ces incohérences-ci et ces fautes-là. Mais qu’on les mette ensuite sur le même plan, ça me parait ridicule. Et si elles ne sont pas sur le même plan, que font-elles là ? Ce sont des critiques spaghettis, on lance tout sur le mur et on regarde ce qui colle.
J'entends, Moffat est showrunner de Doctor Who, et c'est ainsi que j'entends le juger et le tenir responsable. Le sexisme qu'il promeut sera le plus nocif dans les histoires qu'il édite, non dans les interviews de tabloïds. Il me parait dès lors absurde de juger l'une à l'aune de l'autre : les épisodes de Doctor who devraient suffire.
Je veux bien qu’individuellement ces critiques soient recevables, mais elles doivent être faites séparément. On ne peut pas dire «cette histoire est à chier, parce que Moffat n’a pas laissé de pause café au caméraman» ou «cet épisode n’a aucune valeur cinématographique ou narrative parce qu’il figure une Damsel in Distress
C’est justement ce qui est si dérangeant à propos des tropes sexistes : ils n’empêchent pas une histoire d’être bonne, un épisode de série d’être bon, tout simplement parce que les critères esthétiques et les critères moraux (représentations genrées) n’ont rien à voir. Certes, ne voir que des personnages féminins faibles et vides peut empêcher d’apprécier un film, et le fera certainement, mais vous voyez où je veux en venir : ce n’est pas parce qu’on apprécie quelque chose qu’on ne peut pas voir les défauts qui y existent. En outre, si on se donne la peine de démonter ces épisodes point par point, c’est bien parce qu’on estime que le sexisme y est dissimulé, que tout le monde ne le voit pas.

Commençons donc par les représentations genrées.

Genre, sexe and stuff

D’abord, je dois avouer que c’est la chapitre le plus pertinent des critiques de Moffat en douze tomes qu’on trouve sur Tumblr. Difficile de lutter contre. J’entends «il écrit mal alors que Russel T. Davies est un demi-dieu», bon, il a réussi à s’abstenir de créer un cyberman géant propulsé au charbon dans le Londres victorien. (The Next Doctor) Et les questions esthétiques sont plus facilement débattables.
C’est ça qui me gêne, la logique de clan : on finit par dire «Hey, Moffat a des défauts, si on adulait Davies ?». On cherche à faire de Moffat l’alpha et l’oméga du sexisme dans Doctor Who, et on cherche à le salir comme showrunner et scénariste par la même occasion.
Alors que pour moi, l’époque Davies voit aussi un grand nombre de problèmes au niveau du genre.

Homosexualité

N.b. il y a homoérotisme et homoérotisme-suivant-les-shippers-et-fanfics-de-tumblr qui sont deux notions complètement différentes. Toute la relation Doctor/Master pourrait tomber dedans. (« Use my name ! – Master… »). Section remplie en utilisant principalement cet article qui tombe dans la deuxième catégorie.


Côté usage du terme « Gay » de façon péjorative, on a Rose, après que sa mère ait baffé Nine dans Aliens of London :
Rose: she slapped you!
Doctor: 900 years of time and space and I've never been slapped by someone's mother.
Rose: Your face…
Doctor: It hurts !
Rose: You're so gay!
…Malgré le fait que RTD soit homosexuel. Donc, ouais, tout le monde s’en fout, c’était dit gentiment, etc.
On citera toujours Jack Harkness pour dire «hé, regardez, y’a un omnisexuel, c’est trop cool». Mais personnellement je pense qu’il y a pas mal de problèmes autour de ce personnage.
Il est apparu dans un doubleépisode écrit par Moffat, donc déjà c’est difficile de le porter au crédit de Davies.
Sa sexualité est un running gag. Il se tape tout ce qui bouge, littéralement. Dès qu’il dit bonjour, il drague. («Stop it» — Le Docteur, dans un million d’épisodes). Ainsi dans lesdits épisodes (The Empty Child & The Doctor Dances (1x9-10)) Quand il s’agit de distraire un soldat, Rose est disqualifiée parce que «not his type» alors que «Jack is more flexible when it comes to dancing.» Soit. D’accord. Jack se tape tout ce qui bouge. Et dès qu’on l’évoque, c’est pour dire qu’il se tape tout ce qui bouge. Qu’est-ce que ça fait sinon propager le cliché stupide qu’une sexualité plus large implique une activité sexuelle frénétique ? Genre, t’es bisexuel tu te tapes deux fois plus de gens, c’est débile. (surtout que ça a l’air d’être la conviction de Moffat quoique j’aie trouvé cette réponse plutôt drôle puisqu’il semble caricaturer ses propres vues)
Là, subitement, on nous dit que c’est parce que c’est Moffat qui écrit… Tout en maintenant souvent Harkness au crédit de RTD(qui est ouverture d’esprit et paillettes), ce que je trouve particulièrement injuste( Son écriture ne change pas, même sous la plume des autres (dans Bad Wolf (1X12) écrit par Davies, il sort un flingue de son cul. LITTÉRALEMENT.) : Harkness reste un gros sex addict. (à part dans les premiers épisodes — à chier — de Torchwood que j’ai checké, où il a l’activité sexuelle la plus basse de la série je pense.)
Sur l’homosexualité d’ailleurs, l’épisode nous montre également Nancy qui fait du chantage à Mr Lloyd, sousentendant qu’il doit à sa relation avec le boucher d’avoir autant de nourriture en période de disette. Yay, des menaces d’outing.
N: It’s an awful lot of food, isn’t it, Mr Lloyd? A lot more than on anyone else’s table. Half this street thinks your miss must be messing about with Mr. Avistock  the butcher. But she’s not, is she? You are. Wire cutters. Torch. Food. And I’d like to use your bathroom before I leave, please. Oh, look… there’s the sweat on your brow.
Donc score majoritairement négatif, pour moi, et oui c’est de la faute de Moffat.

Aliens of London/World War Three (1x4-5):
En plus du You’re So Gay de Rose, on a un des Slitheen qui fait une allusion bizarre :
"I'm going to miss being Oliver. He had a wife, a mistress and a Young Farmer. Busy lad"

Tooth and Claw (2x2):
– Did you not think there was something strange about my household staff?– Well, they were bald, athletic, your wife's away... I just thought you were happy.

The Idiot's Lantern (2x7): on parle de Tommy comme un "Proper little mummy's boy" et on implique fortement ce que ça doit indiquer …
EDDIE: Oh, he loves his Gran, this one. Proper little mummy's boy all round.
BETTY: Oh, you know what they say about them. Eddie, you want to beat that out of him.
EDDIE: That's exactly what I'm going to do.
« Beat that out of him ». Tommy ne dit rien pour contrer ces rumeurs sur sa sexualité et fait un discours sur le fait qu’il devriat pouvoir aimer qui il veut, comparant son père aux fascistes :
TOMMY: You don't get it, do you? You fought against fascism, remember? People telling you how to live, who you could be friends with, who you could fall in love with, who could live and who had to die. Don't you get it? You were fighting so that little twerps like me could do what we want, say what we want. Now you've become just like them. You've been informing on everyone, haven't you? Even Gran. All to protect your precious reputation.

Dans Love and Monsters (2x10) : « That was my family home. Down there. I did try, but there's two women live there now and they're a bit severe. »
Dans The Runaway Bride (3x0), c’est aussi à un niveau anecdotique, mais on voit deux hommes danser au mariage de Donna.
Dans The Shakespeare Code (3x2) :
DOCTOR: Come on. We can all have a good flirt later.
SHAKESPEARE: Is that a promise, Doctor?
DOCTOR: Oh, fifty seven academics just punched the air. Now move!
(Allusion à la controverse quant à la bisexualité de Shakespeare.)
Dans Gridlock (3x3) les « sœurs Cassini » sont en fait mariées, précisent-elles. Notez que 
Dans Daleks in Manhattan (3x4) Tallujah postule l’homosexualité du Docteur pour expliquer qu’il n’est pas attiré par Martha : « Oh, I should have realised. He's into musical theatre, huh? ». Mais étant donné que 1) c’est un putain de cliché, 2) fait pour la blague, je compterais pas ça comme une occurrence positive.
Dans Last of the Timelords (3x13), le Master propose à sa femme de faire connaissance avec la masseuse. Wut.
Time Crash (Comic Relief Special, écrit par Moffat)
Doctor V : Does he [the Master] still have a beard ?
Doctor X : No… Well, he’s got a wife.
Voyage of the Damned : les préjugés envers les cyborgs comme métaphore de traitement des minorités : « but cyborgs have rights now – they can even get married! » possiblement l’homosexualité, mais être un cyborg étant une question d’être, et non d’attirance, je suis pas sûr que ça tienne bien.
The Sontaran Stratagem (4x4) : Un des ex de Donna l’a quittée pour un autre homme.
Dans Midnight (4x8) : Sky est en vacances pour se remettre de sa rupture avec une femme.
Turn Left (4x11) : Donna à Rose : "Blonde hair might work on men, but not on me!"

Sous Moffat on a par contre vu :
Le couple lesboplatonique scherlockwatsonesque interespèces Vastra-Jenny. (The Snowmen, A Good Man Goes to War, The Crimson Horror, The Name of the Doctor) (par pitié, laissezle avoir son spinoff avec ces deux et Strax dans le Londres victorien, je veux dire, vous avez eu TORCHWOOD MON DIEU)
Day of the Moon (6x2) : Canton Everett Delaware III est dans une relation homosexuelle sérieuse :
«NIXON: This person you want to marry. Black ?
CANTON: Yes.
NIXON: Hmm. I know what people think of me, but perhaps I am a little more liberal.
CANTON: He is.
NIXON: I think the moon is far enough for now, don't you, Mr Delaware ?» (Day of the Moon, 6x2)
Bon, c’est toujours au niveau d’un gag, et son copain est hors-champ mais on montre un gay qui veut se marier en 1969, et qui sauve le monde, sans pour autant que son personnage soit particulièrement excentrique. C’est marrant de montrer Jack Harkness qui veut se taper absolument tout ce qui a un pouls et vaguement des orifices, c’est peut-être plus important d’avoir un exemple d’homosexuel qui ne vive pas dans un 51ème siècle fictif où homosexualité, polyamour et sexe inter-espèces semblent mis sur le même plan. Et c'est peut-être encore plus important de montrer des homosexuels qui vivaient dans les temps passé et présent, pas dans trois mille ans.
Et j’aime cette scène, parce qu’elle transmet plusieurs messages assez intéressant : Nixon fait comme si son assentiment à une relation interraciale était la preuve d’une mansuétude incroyable, rappelant à quel point le racisme était fort il y a à peine un demi-siècle. En mettant ça sur le même plan que les relations homosexuelles, le message que je vois c’est «aujourd’hui, on commence à tolérer les relations homosexuelles avec le même genre de mansuétude que Nixon ici, mais il faut se rappeler qu’avant c’était pareil pour les mariages entre noirs et blancs.» Et,je sais pas, je trouvais cette scène sympa.
The Time of Angels (5x4) : La mention que les Aplans, espèces à deux têtes auraient eu des lois contre l’auto-mariage à cause de l’Eglise et que ça na’avait aucun sens :
DOCTOR: Yeah, something wrong. Don't know what it is yet either, working on it. Then they started having laws against self-marrying and what was that about? But that's the church for you. Erm, no offence, Bishop.
OCTAVIAN: Quite a lot taken, if that's all right, Doctor.(…)
AMY: Church had a point, if you think about it. The divorces must have been messy.



Misogynie pour le fun de Moffat :

Je crois que c'est le moins défendable et le moins discutable. Basiquement, un personnage est ouvertement misogyne, pour de rire, et c'est censé nous écrouler de rire.
Derrières ces blagues, des thèses de même nature que Stephen Hawking qui dit que la fâmme reste le plus grand mystère de l'univers ou je sais pas quoi : les femmes sont des objets à connaître, des énigmes à décrypter, des puits de chaos et de bruit qui détruisent l'univers et perturbent l'action des gentils hommes chargés de la continuité de l'univers.

Let's Kill Hitler (6x8)
Well she's been brainwashed. It all makes sense to her. Plus, she's a woman. Oh shut up, I'm dying! - See more at: http://www.planetclaire.org/quotes/doctorwho/series-six/lets-kill-hitler/#sthash.jfyhb44Z.dpuf
I don
Amy: I don't understand, okay? One minute she's going to marry you and then she's going to kill you?
The Doctor: Well she's been brainwashed. It all makes sense to her. Plus, she's a woman. Oh shut up, I'm dying! - See more at: http://www.planetclaire.org/quotes/doctorwho/series-six/lets-kill-hitler/#sthash.jfyhb44Z.dpuf
AMY : I don't understand, okay ? One minute she wants to marry you, and the she's gonna kill you ?
DOCTOR : She's been brainwashed. It all makes sense to her. Plus she's a woman. Oh, shut up, I'm dying !
Amy: I don't understand, okay? One minute she's going to marry you and then she's going to kill you?
The Doctor: Well she's been brainwashed. It all makes sense to her. Plus, she's a woman. Oh shut up, I'm dying! - See more at: http://www.planetclaire.org/quotes/doctorwho/series-six/lets-kill-hitler/#sthash.jfyhb44Z.dpuf
Amy: I don't understand, okay? One minute she's going to marry you and then she's going to kill you?
The Doctor: Well she's been brainwashed. It all makes sense to her. Plus, she's a woman. Oh shut up, I'm dying! - See more at: http://www.planetclaire.org/quotes/doctorwho/series-six/lets-kill-hitler/#sthash.jfyhb44Z.dpuf
The Wedding of River Song (6x13) :
« CHURCHILL: Leave us. Tick tock goes the clock, as the old song says. But they don't, do they? The clocks never tick. Something has happened to time. That's what you say. What you never stop saying. All of history is happening at once. But what does that mean? What happened? Explain to me in terms that I can understand what happened to time.
DOCTOR: A woman. »

The Bells of Saint-John (7x5) :
«MONK: Is it an evil spirit ?
DOCTOR: A woman.
(Le moine fait le signe de croix) »

Oui non, là j’ai rien à dire pour sa défense. (On pourrait dire que le Docteur se met au niveau de Churchill (« in terms that i can understand ») qui n’était pas spécialement connu pour son féminisme exacerbé.)
Pareil pour ce qui a gêné beaucoup de gens dans The Crimson Horror. Le Docteur ne fait pas grand chose dans cet épisode, mais quand il est actif, c’est pour faire user métaphoriquement son tournevis sonique
Mais c’est nuisible, pas drôle et bête : duh duh les femmes sont imprévisibles, derp derp yadda yadda.

Tramsexualité

Dans The Long Game (1x7), on apprend que the Face of Boe (donc Jack Harkness) est enceinte. Quoique, ce n’est qu’une tête qui a des millions d’années, donc bon, les définitions genrées sont un peu plus souples.
Dans New Earth (2x1), Cassandra passe du corps du Docteur, à celui de Rose, puis de son esclave sans cesse faisant des reflexions sur leurs anatomies dissemblables. Bien sûr, c’est en grande partie dû au fait qu’elle était auparavant une espèce de peau étirée sur un trampoline.
On a pu voir des allusions fortes quant au fait que le Docteur pourrait se régénérer en femme. (Les premières répliques de Eleven sont :

«Legs. I've still got legs, good. Arms. Hands. Ooh, fingers, lots of fingers. Ears, yes. Eyes, two. Nose, I've had worse. Chin, blimey. Hair... (passe les mains dans ses longs cheveux) I'm a girl! (sent sa Pomme d’Adam) No! No... I'm not a girl. »
…sous-entendant que ce serait au moins du domaine du possible. Mais plus explicitement dans The Doctor’s Wife quand il parle du Corsair) Certes, l’ancienne série donnait des indices aussi, que la régénération pouvait induire des changements plus violents que la coupe de cheveux, mais justement, Davies a ramené une image «un papa une maman» des Time Lords (voir plus bas) alors je trouve ces deux allusions à la régénération transsexuelle rassurantes.
Par contre, une Docteur (oui, bon je l’ai pas accordé en français, mais il y a fort à parier qu’on le ferait pas en anglais non plus et que le show s’appellerait ensuite Doctoress Who), en ferait-il quelque chose de bien ? Il y a fort à parier qu’on approcherait de Doctor Who and the Curse of Fatal Death, épisode parodique qu’il a écrit en 1999, et que, comme la sexualité de Jack Harkness, elle reste un running gag.
Et puis voilà ce que dit un certain Gustaff. C’est pire que tout ce que j’ai pu voir des fans.
«I can’t imagine this change happening to the Doctor any time soon as it would cause all sorts of problems. The first would be his sense of identity. For 1200 years he’s been male. What sort of psychological damage would it inflict if he suddenly found himself female? That’s like going from being the smartest kid in class to the dumbest in zero seconds flat. What sort of self would you have left if all the other morons in your class suddenly had IQs which made yours look like a joke? Although it would create an interesting story arc for the Doctor, it would be too ‘drama orientated’ and not enough SCIFI or fantasy. Furthermore, the Doctor has always expressed interest in females. If he suddenly turned female, what would fans expect? The reverse or the same stuff as before? Either way, this would create a whole new set of problems that I don’t even have to go into for obvious reasons.»

Voilà, devenir une femme, c’est comme devenir stupide : c’est horrible. Merci Gustaff. Ce qui m’effraie, c’est que Moffat pense sûrement pareil, alors est-il la meilleure personne pour conduire le XIIe Docteur sur le chemin de la féminité et des questionnement autour du genre ? Je ne crois pas.
L’argument-massue étant ici «OUI MAIS C’EST PAS MOFFAT, c’est Neil Gaiman qui l’a scénarisé.» Oui mais c’est arrivé dans un épisode approuvé par Moffat, produit par lui, passé en revue par lui, je doute que cette réplique soit réellement passée innaperçue. On ne peut pas porter au discrédit de Moffat tout ce que font les scénaristes sous son égide et lui retirer les rares bons points, parce que ce n’est pas lui qui écrit les épisodes de A à Z.
De l’autre côté, RTD a bien présenté un personnage transexuel, mais je sens de la transphobie. Cassandra, adepte de chirurgie esthétique, méchante et tout. Le fait qu’elle ait été un garçon auparavant  (« That's where I used to live, when I was a little boy, down there » The End of the World, 2x1)semble plus utilisé pour marquer la bizarrerie de son personnage (un garçon qui fait de la chirurgie esthétique, à l’excès ouhlala, si c’était une fille je dis pas, mais un garçon.) en outre, sacrée rigolade quand elle prend possession de Rose, puis du Docteur. Haha, les femmes ont des seins et les hommes un zizi (« Although, oh, curves. Oh, baby, it's like living inside a bouncy castle! (…) So many parts ! »)
Je sais pas si c’est génial.

Sous Moffat, on voit Oswin dans Asylum of the Daleks (7x1) :
« OSWIN: Lovely name, Rory. First boy I ever fancied was called Rory.
RORY: Okay.
OSWIN: Actually, she was called Nina. I was going through a phase. »
Certains ont compris ça comme étant un trans-fail parce qu’Oswin dirait « she was going through a phase » et d’autres un bi-fail parce que le fait d’être attirée par les filles c’est qu’une phase.

Et la blague du cheval trans* (A Town Called Mercy, 7x3) :
DOCTOR: Can I borrow your horse, please? It's official Marshal business.
PREACHER: He's called Joshua. It's from the Bible. It means the Deliverer.
DOCTOR: No, he isn't. I speak horse. He's called Susan, and he wants you to respect his life choices.
Certains ont vu ça comme une atteinte aux transsexuels, soit en les comparant à un cheval(?), soit en disant que c’est une affait de fantaisie et de « life choices » ridicules. Alors que bon, ça me semblait être justement l’inverse. Une blague pour dire de respecter la vie des autres et leur identité, comme on fait si souvent passer des trucs par des blagues dans Doctor Who.
Mais pourquoi le pronom masculin, du coup ? C'est pour moi le problème : la blague est dirigée contre ceux qui ne veulent pas nommer les gens du nom qu'ils se sont choisi.
Au-delà du problème, qui est d’utiliser la transexualité comme ressort comique. Qu’est-ce qui est plus drôle que l’idée que les animaux ont des noms différents de ceux qu’on leur donne ? Hah ! Un nom transgenre ! (l’idée du nom différent pour les êtres muets se trouvait déjà avec un bébé dans Closing Time : « Stormaggedon ») Comme le dit Ollie, le Docteur ne traite pas cela comme une blague, il appelle ensuite le cheval Susan.

Pas terrible.
Mais je serais opposé à une régénération en femme qui nous prendrait par surprise.
I don't think the Doctor should be a woman. He has been a man, or identified himself as a man, for more than hundreds of years. Even if he does regenerate into a woman's body, it doesn't automatically change him into one. For a woman to play the part is conflating sex and gender and tbh, cissexist and insulting to the trans* community.

Whovianfeminism répond basiquement "on en a discuté" ce qui ne résoud absolument pas ce problème. Personne ne sait vraiment comment fonctionne la liaison sexe/genre chez les Time Lords, 

Franchement, à quoi bon ? Genre et sexe ne sont pas la même chose. Un homme, qui s'est identifié comme un homme pendant mille ans, et qui se retrouve subitement avec une anatomie féminine ne va probablement pas s'identifier immédiatement comme femme.
Si l'on montre le Docteur qui régénère, se voit doté de seins, et se dit, oh bon, je suis une femme maintenant, tout ce que ça nous dit c'est qu'il faut qu'il faut accepter le genre (généralement) associé à son sexe, ce qui est cissexiste au possible puisque c'est ce que les trans* ne font justement pas.
Montrer un exemple de transexualité cohérent serait montrer le Docteur s'identifier comme femme, progressivement, puis régénérer et se retrouver avec un corps de sexe féminin.
Mais serait-ce seulement possible à mettre en place au milieu des combats contre les monstres qui occupent 90% du temps nos héros ?
Je le pense possible, après tout, on a vu Moffat amener le Docteur vers une sexualité moins impliquée : le Dream Lord montrait qu'il y avait bien une part de son esprit qui convoitait Amy avec concupiscence, mais qu'il le refoulait. Quelques épisodes de plus et le Docteur pourrait aller vers l'asexualité, par exemple. Donc pourquoi pas changer complètement d'identité ? Ca ferait un fil rouge moins con. Mais Moffat en serait incapable.
Mais montrer le Docteur s'identifier comme femme d'un seul coup, pouf, ça me parait extrêmement simpliste. Le Corsair évoqué dans The Doctor's Wife changeait tout le temps de genre, le Docteur a enchaîné ONZE (bientôt douze) incarnations masculines et n'a pas montré de vacillement dans son identification genrée.
Ou alors on pourrait montrer le Docteur en homme trans*, 
s'identifier comme homme et avoir un corps féminin,, mais je ne crois pas que ce soit ce que voulaient les fans.
Si vous voulez lancer un coup de masse dans le patriarcat et l'hégémonie des hommes-blancs-cis-hétéros à la télévision, c'est une bonne méthode, pour avoir une représentation légitime de la transexualité, par contre, ce ne serait pas terrible.

Paternité et maternité

Ces quelques signes encourageants sont noyés sous la masse de personnages féminins décevants. Son spectre semble osciller entre les personnages de la pute (par exemple, Amy, qui, ben est «kissogram» et modèle photo) et de la sainte, souvent une mère (Clara est gouvernante et babysitter. Amy se repentit de son statut de pute en, ben, portant River Song-Jésus dans son utérus). On déborde de personnages maternels. La maternité est la seule force de ces femmes et c’est vraiment pas subtil.(Voir aussi A Town Called Mercy : Jex dit d’Amy qu’elle est mère, il le sait… Parce qu’elle est forte, pleine de fureur et tout. Graou graou, maman tigresse, etc.)
Dans The Doctor Dances un autre shot de la vision de la maternité de Moffat, qui doit être assumée,sinon tu vas déclencher l’apocalypse zombie :



«It’s that ending that really ruins this set of episodes for me. While the fostering woman trope is overdone, Nancy acts admirably, and I don’t have many issues with that aspect of her character. What bothers me is that, like Amy, she has motherhood forced upon her. At the end of The Doctor Dances, all is revealed when a sobbing Nancy claims responsibility for the entire mess. Puzzled, the Doctor begins to piece everything together:
Nancy: It’s my fault.
The Doctor: No.
N: It is. It’s all my fault.
D: How can it be your— Nancy, what age are you? Twenty? Twenty-one? Older than you look, yes? […]
D: How old were you five years ago? Fifteen? Sixteen? Old enough to give birth, anyway. He’s not your brother, is he? A teenage single mother in 1941. So you hid. You lied. You even lied to him.
The Child: Are you my mummy?
D: He’s gonna keep asking, Nancy. He’s never gonna stop. Tell him. Nancy…the future of the human race is in your hands. Trust me…tell him.
While the Doctor is generally a pretty accepting and understanding guy, there’s definitely some judgment going into what he’s saying, and it’s obvious that Nancy is incredibly ashamed of her situation. And really, who can blame her? She got pregnant under mysterious circumstances at a very young age. There’s no mention of the man who got her pregnant. She was raising her child alone, and in a desperate attempt to remove some of the stigma of unwed motherhood, she said Jamie was her brother. If you ask me, that seems pretty admirable and impressive. But no, instead of being illustrated as a positive example, she’s shamed for not admitting that she’s his mother. She is punished for not accepting the full package of motherhood, even though the only aspect she rejects is the name.»

Dans The Doctor, the Widow and the Wardrobe(7x0?), des espèces d’arbres humanoïdes rejettent le Docteur parce qu’il serait «weak» et acceptent Madge et Lily comme «strong», ce que le Docteur peine à comprendre, puis il finit par dire «ah mais oui, en fait, sur le plan végétal femme=fort, puisqu’elles possèdent le pouvoir de la vie et tout». Déjà, c’est complètement con, et ensuite, euh, ça sousentend que ça n’a cours que sur le plan végétal. Mesdames, vous voulez le respect, changez-vous en plante verte.
Amy est l’exemple typique, elle se repentit de sa similiprostitution en hébergeant la future River Song dans son bide, au long de la saison 6. Sauf qu’elle ne le savait pas, qu’elle est kidnappée très tôt et hébergéer par le Silence en tant que sac à bébé, pour que River Song, Time Lord, quoique ce fut absolument imprévisible et contribue d’une certaine façon à permettre la mort du Docteur ?… Wat. Genre le plan c’est d’avoir une combinaison qui fasse bouger River Song et qui lui fasse appuyer sur la gâchette d’un flingue. Wat. En quoi estce que ça aide, je, que, me… Ekfeadasgiaoiédfgjéagk.
(Ce qui doit être le pire plan du monde depuis celui de Barty Croupton Jr. dans Harry Potter et la Coupe de Feu.)
En même temps, comme le pointe Typhon, le dixième Docteur n'est autre que Barty Croupton Jr.,  ce qui explique tout.)

Donc non seulement elle n’a pas de contrôle sur sa grossesse, ni sur son enfant, puisqu’il lui est arraché, elle ne savait même pas qu’elle était enceinte, ni n’a pu avorter ou quoi, enfin bref, elle reste traitée comme moyen et non comme fin. Quand elle n’était pas enceinte, elle se rêvait déjà ainsi, dans Amy’s Choice (5x7)
En outre, on lui laisse à peine cinq minutes pour pleurer quand elle perd sa fille, puisqu'on apprend que c'est River Song, donc qu'il ne va rien lui arriver de mal, euh, enfin, elle va survivre !

Je mets de côté les mères aliens qui ont tout plein d’instinct maternel pour leurs gosses (Vampires of Venice) avec leur côté mantes religieuses, mais c’est une tare plus large de la scifi et du show(Comme le montrent les épisodes de RTD, Family of Blood ou The Runaway Bride).
Et bien sûr, de l’autre côté, les daddys sortent les muscles quand il s’agit d’aller chercher les mamans ou de s’occuper du bébé.
D’accord, Craig s’occupe de l’enfant qu’il a avec Sophie dans Closing Time (6x12) mais bien entendu , lui, son fardeau ne se compose pas uniquement de langes à changer et de biberons à cuire — que bien sûr Sophie a dû lui décrire avec d’autres détails sur le frigo puisque lui il connaît pas, démontrant qu’il est bien rare qu’il s’occupe de leur gosse (sexisme !) — Non, ce n’est pas assez viril, il faut qu’il s’augmente d’une attaque de Cybermen.
…Mais d’un autre côté, il les combat avec le pouvoir de l’amour et de son attachement à Alfie, doooonc, bon, on a vu plus machopariarcal que «je vais tuer ces robots avec mes émotions !».


Ainsi Rory dans When a Good Man Goes To War (6x7) habillé en romain pour l’occasion, parce que voilà, virilité, qui fait le badass pour aller récupérer sa femme kidnappée. (BOUM BLAM BAOM vaisseaux de Cybermen qui explosent I HAVE A PENIS BOUM BLAOM I DON’T LOOK AT EXPLOSIONS)
http://www.youtube.com/watch?v=4I-efBSAUiY
(Puisque on parle de ça, mentionnons la vanité de son «sacrifice» (The Pandorica Opens (5x13)) : rester 2000 ans à côté de la Pandorica, pour la «protéger» alors qu’il est explicitement dit que c’est justement une prison indéfectible, imprenable, impossible à abîmer. En quoi un centurion de plastique ferait la différence ? C’est vain. Dans les deux sens du terme. Et peut-être mignon, suivant comment on regarde, mais partir du principe que la Pandorica a besoin de ton glaive (METAPHORICAL PENIS) pour tenir l’épreuve du temps, c’est parfaitement ridicule et présomptueux.)
Mais revenons à Russel T. Davies. Côté paternité et maternité, la science-fiction permet de nombreux trucs complètement fous. Le clonage-minute, par exemple, on prend une cellule de peau du Docteur (The Doctor’s Daughter), on lui fabrique une fille-clone en trois secondes, sans lui demander son avis(du sperm jack de haut niveau). Et après, elle survit (apparemment c’était l’idée de Moffat doooonc… Il voudrait la réutiliser ? En faire un spinoff ?) et on la revoit jamais.
C’était aussi le cas des Time Lords. En effet frappé d’infertilité par une malédiction de la Pythie, précédente souveraine du régime matriarcal (Oh The Cruel Weight Of Irony©) gallifréen avant l’avènement de Rassilon, ils étaient obligés de se cloner en mélangeant l’ADN de leurs membres pour créer de nouvelles personnes. C’était bizarre et scifi, chouette.
Mais finalement non. Dans The End of Time, il est FORTEMENT impliqué que la femme que la femme qui apparait à Wilfried, le grandpère de Donna, est la mère du Docteur. En outre, la scène du Sénat des Time Lords nous montrait deux personnes à genoux, mains sur le visage parce qu’elles ont refusé de voter l’invasion de la Terre. A la fin de l’épisode, elles réaparaissent derrière Rassilon, et la femme enlève ses mains, pouvant ainsi échanger un long regard ému avec le Docteur. Deux personnes, un homme et une femme ? Genre le père et la mère du Docteur ? Genre la gentillesse c’est génétique, tu vois, les seuls deux Time Lords qui s’opposeraient à l’invasion de la Terre (alors que justement ils sont présentés comme une espèce quiétiste qui rechigne à intervenir dans le reste de l’univers, c’est pourquoi le Docteur est un rénégat) Ajoutez à cela le Master qui dit qu’ils jouaient enfants dans les champs de son père.
C’est indéniable. Russel T. Davies est le promoteur du «un papa une maman» pour les Time Lords, alors que rien ne le demandait, que cela ne contribue en rien à l’histoire sinon en apportant le personnage passif de la maman du Docteur qui apparait mystérieusement et de façon impossible pour vomir des maximes énigmatiques, et que ça contredit même la continuité. (on est plus à ça près, mais bon, quand on le fait pour rien et pour une mauvaise histoire, il n’y a plus grand chose qui excuse le manquement et ça me parait plus grave que de postuler que l’attirance de XI pour les pommes change au cours du temps.)

Sinon Night Terrors (5x4) apporte à mon avis le pendant à la Mystical Pregnancy : un enfant alien vient se greffer sur un couple, qui le traitent dès lors comme leur enfant, alors que la mère n’avait en fait jamais été enceinte (et ça ne les a jamais frappé, filtre de perception, tout ça) et au final la morale c’est que si ils aiment leur enfant, il grandira tout à fait normalement sans plus faire montre de pouvoir surnaturels (puisque ces émanations venaient du doute de ses parents) Enfin, le Docteur passera peutêtre aux alentours de la puberté.

Les compagnes : activité, dépendance et caractère.

Homosapiensphilie : le cas Astrid

Le Docteur est accusé n’embarquer avec lui que des londonniennes de 20 ans qui viennent du XXIe siècle, avec des seins et tout si possible. Il y eut des exceptions, bien entendu. Des compagnons masculins (Mickey, Jack Harkness) mais qui tenaient plus du copain occasionnel que du réel compagnon, qui, hé bien, accompagne.
Et quand il a l’occasion d’emmener à la place un type qui a tout appris de la terre à travers des manuels défectueux, ce qui pourrait être super bien, il décline parce que, non j’ai envie d’être seul. (Voyage of the Damned)
«MR COPPER : So! I take it, you'll be going?THE DOCTOR : The open sky.MR COPPER : And... what about me?THE DOCTOR : I travel alone. It's best that way.»
Tout l’épisode il voulait se barrer avec cette simili-Marilyn, Astrid, (jouée par Kylie Minogue) et maintenant, paf, il veut être seul. C’est batard, de ne vouloir emmener que des jolies filles dans les merveilles de l’espace, sans déconner, faut arrêter de prétendre à l’humanisme. C’est de l’homosapiensphilie hétéro, à ce niveau-là.
D’accord, d’accord, il est traumatisé par sa mort. Bon. Mais… Quand même. Ne prend que des jolies filles, quoi. Et Astrid n’a rien d’intéressant. Elle laisse entendre aue cyborg nain BANNAKAFFALATTA qu’elle serait intéressée par sa demande en mariage ou au moins un verre (oh c’est mignon, elle daigne mendier les faveurs d’un nain cyborg alien, c’est bien connue, ces femmes qui veulent juste profiter de l’attirance des hommes pour elles pour avoir des verres gratuits) :
«ASTRID: No, but everything's changed now. Cyborgs are getting equal rights. They passed a law back on Sto. You can even get married.BANNAKAFFALATTA: Marry you?ASTRID: Well, you can buy me a drink first. Come on. Let's recharge you. Just stay there for a bit.»
Et quand il meurt, dans un sacrifice héroïque :
«ASTRID: No, but you got to get me that drink, remember?BANNAKAFFALATTA: Pretty girl.»
…Et il meurt.
Donc Astrid ? Ah oui, pardon, elle est jolie. Hmm. Passionnant personnage. Comment nous atelle été présentée ?
«DOCTOR: Nice to meet you, Astrid Peth. Merry Christmas.
ASTRID: Merry Christmas, sir.
DOCTOR: Just Doctor, not sir.
ASTRID: You enjoying the cruise?
DOCTOR: Er, yeah, I suppose. I don't know. It doesn't quite work, a cruise on your own.
ASTRID: You're not with anyone?
DOCTOR: No, no, just me. Just, er, used to be but, er, no. What about you? Long way from home, Planet Sto.
ASTRID: Doesn't feel that different. I spent three years working at the spaceport diner, travelled all the way here and I'm still waiting on tables.
DOCTOR: No shore leave?
ASTRID: We're not allowed. They can't afford the insurance. I just wanted to try it, just once. I used to watch the ships heading out to the stars and I always dreamt of. It sounds daft.
DOCTOR: You dreamt of another sky. New sun, new air, new life. A whole universe teeming with life. Why stand still when there're all that life out there?
ASTRID: So, you travel a lot?
DOCTOR: All the time. Just for fun. Well, that's the plan. Never quite works.
ASTRID: Must be rich, though.
DOCTOR: Haven't got a penny. Stowaway.
ASTRID: Kidding.
DOCTOR: Seriously.
ASTRID: No.
DOCTOR: Oh, yeah.
ASTRID: How did you get on board?
DOCTOR: Accident. I've got this, sort of, ship thing. I was just rebuilding her. Left the defences down. Bumped into the Titanic. Here I am. Bit of a party. I thought, why not?ASTRID: I should report you.
DOCTOR: Go on then.
ASTRID: I'll get you a drink on the house.» (Voyage of the Damned)
Elle veut VOIR LES ETOILES, soit, mais pourquoi ne pas embarquer Copper, alors ? Lui aussi veut voyager, et connaître la terre.
«(Astrid est un écho de conscience piégé dans un téléporteur, bref, ce qu'on trouve inadmissible chez Moffat dans Silence In The Library, mais qui ici est la marque d'une maîtrise sans failles des codes de la science-fiction.)
DOCTOR: Astrid Peth, citizen of Sto. The woman who looked at the stars and dreamt of travelling. There's an old tradition.(The Doctor kisses Astrid.)
DOCTOR: Now you can travel forever.(He points sonic screwdriver at a window, which opens. Astrid turns into specks of light.)
DOCTOR: You're not falling, Astrid, you're flying.»

Ah, oui, parce que Copper, on a moins envie de l’embrasser, c’est vrai, il est moins beau. Astrid est l’exemple même de la compagne potiche, qui n’a pas de backstory, pas de lien au Docteur, rien du tout, mais le Docteur l’embrasse et la pleure. Génial.
Vous me direz Astrid ne devient pas compagne, elle meurt. Soit. Mais c’est là quelqu’un que le Docteur veut emmener. Que le Docteur envisage sérieusement comme compagne, et à côté de qui il rejette Cooper. Qu’estce qu’il pourrait faire de pire ? Dire «No Homo» en repoussant le bonhomme ?
Tout ceci serait une preuve formidable et supplémentaire que Moffat est un salaud sexiste, si ce n’était pour le maigre fait que c’est dans un épisode écrit par Davies sous l’ère Davies qu’on nous avait infligé ça.
Et je suis censé me rappeler que Davies est un scénariste 500 fois meilleur que Moffat, Lord of Social Justice, mais c’est dur.

 

"Personnage féminin fort"

On plaint le manque de personnage féminin fort.
Je pense que le problème de cette phrase, c'est que malgré son usage, elle reste bipartite, ambivalente . Personnage fort veut dire à la fois :

  1. Un personnage bien défini qui a ses buts, ses motifs, qu'on peut comprendre.
  2. Un personnage indépendant, traité pour lui même et pas seulement comme auxiliaire d'une histoire qui ne le concerne pas du tout, voire pire, du héros forcément masculin.
  3. Un personnage actif, qui influence l'histoire, qui est puissant, qui n'a pas besoin d'être sauvé en permanence par l'action des autres.
Or on peut parfaitement avoir un personnage qui remplit une de ces conditions mais pas les deux autres. Elles ne sont pas intrinsèquement liées.
En proliférant, ces critiques donnent l'impression qu'on ne veut que des femmes qui remplissent les trois caractéristiques, donc des femmes hors de toute relation de dépendance à un homme, qui sauvent le monde et dont on connaisse avec précision tous les motifs. Or à mon avis, même la plupart des personnages masculins ne remplissent pas les trois points, surtout chez Moffat, tout le monde est assez mal défini.

TARDIS et droit de cuissage

Je veux dire que d'un côté il semble que les personnages tendent à tomber amoureux du Docteur qui est trop génial (sauf Donna) mais de l'autre, que le Docteur lui-même en profite un peu pour flirtouiller et épater les filles, ainsi qu'un adolescent de mauvaise fiction ferait avec son vélomoteur.
On a eu Rose qui était amoureuse, Martha, amoureuse et Amy, qui voulait juste coucher, la veille de son mariage. Rajoutez à cela toutes les Astrid et les autres Nefertiti, les scénaristes ne pouvant s’empêcher d’accoupler le Docteur avec tout ce qui bouge, super wingmen.
Sauf que pour Amy, c’était dénoncé. Elle saute sur le Docteur et le Docteur décide que "oulalah, non, tu vas retourner avec ton homme". C'est pour considérer qu'elle est incapable de vouloir par elle-même coucher avec le Docteur, et qu'elle ne le fait que par désespoir, mais ça la montre néanmoins active et repoussée.

Amy en action ?

Et reste qu’Amy a quelques rares moments d’action quand elle n’est pas en train de «se faire enfermer dans une prison inviolable (certes pour survivre, mais tout de même) (The Big Bang), de se faire sauver d'une prison spatiale futuriste par son mec et le Docteur (A Good Man goes to war), de se faire sauver d'Anges meurtriers dans un vaisseau abandonné (Flesh and Stone), de se faire sauver d'un trou dans l'espacetemps apparu dans sa chambre (The Eleventh Hour)[n.b. en réalité, elle ne se fait pas sauver du trou dans sa chambre dans The Eleventh Hour, c’est plutôt la terre entière qui se fait sauver des Atraxis qui menacent d’incinérer la terre, et elle qui se fait sauver, momentanément, du Prisonnier Zéro, quoiqu’elle commence à lui échapper seule puisqu’elle a menotté le Docteur à un radiateur, cette pauvre petite chose passive. La faille continue à exister tout au long de la saison.], de se faire sauver de vampires en chemises de nuit (The Vampires of Venice), de se faire sauver des Cybermen et autres ennemis (The Pandorica Opens)...»
Dans Dinosaurs on a Spaceship(7x2), c’est Amy qui découvre les archives siluriennes avec Nefertiti, résolvant en fait toute l’énigme de l’épisode(pourquoi des dinosaures sur un vaisseau ?), et qui l’apprend au Docteur et à Rory, mais sinon, ouais, c’est pas très important. C’est passif, quoi. (Cet épisode est à chier, par contre, et le scénariste Chris Chibnall devrait aller sacrifer deux boeufs à la mémoire de Néfertiti rien que pour s’excuser de l’avoir impliquée là-dedans. Aaaah, merde, voilà que moi aussi je mélange critiques esthétiques et morales)
On blâme Amy de ne pas avoir le même pacifisme béat que Rose, Martha et Donna, qui incitaient apparemment toutes à la paix. Après tout, le Docteur n’utiliserait jamais un flingue, hein. (The Doctor’s Daughter, voir à ce sujet la review de Diamanda Hagan) Quand on pense que Ace, compagne du 7ème docteur était spécialisée dans les explosifs, et qu’ils n’avaient aucun remortds à exploser un Dalek à coup de dynamite ou de lance-roquettes… (Remembrance of the Daleks) Mais bon Russel T. Davies a confondu le Docteur avec Batman, donc maintenant, lui faire utiliser des armes, c’est très mal.
Vous devez trouver qui est passif dans cette image, attention, c'est pas facile.

Suivant la critique de worthyourweightinfanfiction Amy serait méchante et assoiffée de sang(Elle laisse mourir Madame Kovarian dans une timeline alternative(The Wedding of River Song, 6x13)), et chiante. Ainsi, dans A Town Called Mercy(7x3), elle empoigne un revolver pour empêcher le Docteur de tuer, elle prend fait et arme pour qu’il respecte ses principes, mais non, elle est probablement passive, oublions cet épisode. Dans le même genre, même si c’est parfaitement improbable, elle maintient un équipage de pirate en respect du bout de son sabre dans The Curse of the Black Spot (2x9). Improbable, mais voilà, scène d’action.
SHOW. STOP BEING SELF-CONSCIOUS AND PROUD OF YOUR FLAWS. IT MAKES YOU LOOK EVEN WORSE.

Amy prend la tête d’un commando anti-Silents dans la réalité alternative qui apparait quand River refuse de tuer le Docteur dans The Impossible Astronaut (6x1), et parvient à attraper notamment Madame Kovarian et retrouver le Docteur en attaquant le palais du Sénateur du Saint-Empire Winston Churchill. Je suis pas sûr qu’on puisse faire plus actif que d’attaquer Winston Churchill en Sénateur Romain(avec un Mammouth)(UN MAMMOUTH).

Amy vs. Rose (et les autres compagnes de l'époque RTD)

C’est pas grand chose, c’est des os jetés, à côté de Rose et de sa badasserie fin de saison 1, dit-on.
D’accord Rose est devenu Bad Wold, a regardé dans le coeur du TARDIS, elle est trop forte, elle détruit les Daleks d’une main et rend Jack Harkness immortel.(Parting of the Ways, 1x13) Soit. Mais reste qu’elle est dépendante du Docteur, au point que retrouver sa famille (dont son père parallèle) et Mickey dans Doomsday lui apparait comme une tragédie puisqu’elle perd le Docteur. Elle est mieux définie, moins dépendante, mais le seul élément qui la caractérise en plus ne suffit pas à la consoler du Docteur ? Je n’achète pas.
"She's just awful to Rory" Oui mais non, je crois que Rory a un comportement bien plus abusif.


Amy serait une figure sexy et vide, découpée dans du carton. Tout dans sa vie est orienté soit a) vers le Docteur soit b) vers Rory. On ne peut qu’assentir, dans la mesure où, à part la future River Song, qui semble une de leurs amies d’enfance, on ne voit pas vraiment d’amis d’elle (sauf une qui lui demande si elle veut être sa demoiselle d’honneur, et ça compte pas parce que les mariages c’est mal et stéréotypés) ou Rory. Sa famille apparait à son mariage, dans The Big Bang, mais on ne les revoit plus du tout, alors qu’on découvre le père de Rory, Brian, dans Dinosaurs on a Spaceship(7x2) et The Power of Three (7x3).
Rose, d’un autre côté, a un père, décédé alors qu’elle était bébé, et une mère qui l’a élevée seule, Jackie Tyler. Et un copain, Mickey. Et là, en général, on clame que Rose est bien mieux définie qu’Amy, coquille vide, parce que voilà, on voit avec clarté qu’elle a un job (que le Docteur détruit en faisant exploser le magasin dans Rose, 1x1), un copain (qu’elle largue pour le Docteur, parce que voilà) et une famille. Ainsi dans Father’s Day, elle veut revoir son père, mais ne peut s’empêcher de le sauver, causant un paradoxe, qui déchaîne des créatures meurtrières qu’on ne reverra jamais de toute la série, bien qu’on créer deux paradoxes à la douzaines, et qu’on change le passé sans sourciller.
Mais il faut se rendre à la réalité : Rose n’est pas mieux définie qu’Amy, elle reste vague et jolie, et amoureuse du Docteur. Rose n’a pas de hobbys, pas d’amis connus excepté Mickey, son copain beauf qui aime le foot tu comprends, qui commence à n’être présenté sous un jour positif que quand ils se distancient. Il ne reste que son père, ramené grâce à la magie du voyage temporel et des mondes parallèles, et sa mère, Jackie Tyler, dont une des premières scènes était de faire des avances au Docteur. Si c’est Jackie Tyler qui fait la différence entre Rose et Amy, alors je ne vois pas vraiment où est le big deal. On parle de «bon sens prolétarien», d’accord, les prolétaires sont des êtres concrets, tu comprends, incapables d’élévation, ou de comprendre les merveilles du cosmos, alors on leur laisse le bon sens et les boulons.
Au final, le tableau c’est «Mon copain est bête (il aime le foot ! Duuuuh) mon job est pourri et d’ailleurs je suis au chômage à cause de toi, ma vie est à chier, emmène moi dans les étoiles et fricotons ensemble, mon beau Docteur.» Et comme on évoquerait sa famille de temps à autre, elle aurait un free pass pour être aussi dépendante du Docteur ? Si vous voulez, mais pour moi, le Docteur est son arrièremonde, la coulisse mystique qui donne sens à sa vie.
On peut dire la même chose de Martha : regardez son épisode d'introduction. J'aime le Docteur, j'ai une famille. Mon frère. Ma mère. Mon père s'est remarié avec une bimbo, regardez elle est bête et jolie. Et je suis étudiante en médecine, ça sera probablement utile. Et elle est noire.
Et après ? On s'en fout, elle se soucie de sa famille (character development !), elle sauve vaguement des gens qui mouraient (enfin, elle tente en tout cas) et après elle quitte le Docteur, trop mélancolique, pour finir par rejoindre UNIT puis Torchwood pour combattre des aliens avec des fusils sans aucune putain de raison ! Elle est médecin ! Elle voulait soigner des gens, pas massacrer des aliens ! Et elle épouse Mickey !
Tout ce qu'on a vu d'elle en dehors de sa famille c'est qu'elle aime le docteur et veut devenir docteur, puis qu'elle épouse Mickey (ni traité ni pressenti) et qu'elle ne devient pas un médecin mais un soldat ! Yay ! Character development !
Et Donna. Devinez quoi, elle a une famille
Okay, Amy n’a pas de famille, c’est incohérent, et on se fiche de sa famille une fois qu’elle est de retour(The Big Bang, 5x13). Mais avoir une héroïne qui ne se définirait que par sa famille, son amant et le Docteur(Rose), en quoi c’est mieux qu’une héroïne qui se définit par son amant et le Docteur (Amy) ? Elle reste un moyen.
Ca, c'est pour la définition du personnage. Certains veulent contre-argumenter : non, on peut dire plus de choses sur Rose :
When she was sixteen she dropped school and moved out because she was in love with Jimmy Stone, which resulted in her never getting her A-levels. He later broke her heart and she returned to live with Jackie. (…) Rose got the bronze in an under-sevens gymnastics tournament; Rose’s best mate was named Shareen, and they used to skip school sometimes to go to the shops and look at boys; Rose loves chips and likes pizza and tolerates football; Rose has never learned French, though Jackie thinks she should’ve.
La pizza, le français et une histoire d'amour impromptue de jeunesse, wouah, voilà qui la définit bien, nous permet bien de compatir avec elle et lui donne une profondeur invraisemblable.
Je veux dire, qu'est-ce qu'on en a à battre d'apprendre que sa meilleure amie s'appelle Shareen si c'est pour que ça n'ait aucune influence sur elle ou sur l'histoire ? En quoi ça améliore le show ?
De la même manière, je trouve particulièrement idiot Film Crit Hulk qui dit que la scène de présentation de Carl et Ellie dans Là-Haut est un bon exemple de développement de personnage. Il dit qu'on les voit vivre. Fort bien, mais pour moi ça ne développe pas un personnage de nous le montrer en train de peindre des volets, il faudrait nous montrer des choses en relation avec l'histoire et pas juste les rembourrer d'anecdotes.
En fait non, j'ai rien dit, qu'elle ait fui avec le premier venu est cohérent et nous montre qu'elle n'a pas progressé puisqu'elle se barre avec le Docteur et le révère en conséquence.
Rose serait plus active, soit, je veux bien. Mais un personnage peut être actif sans pour autant être bien défini, y’a qu’à voir Rory. Ce que je veux dire c’est que la critique «Machin est inactif» diverge de «Machin est bien défini» de la même manière que les horibles plotholes de Moffat à propos des pommes diffèrent de son traitement des femmes.
Amy est inactive et mal définie, Rose, seulement mal définie, ce qui était mieux, j’avoue.
Le problème d’Amy n’est pas son manque de personnalité ou de définition indépendante du Docteur, on trouvait déjà ça chez Rose, à moins qu'on ne considère que de nous vomir des anecdotes développe une personnage.
Et Amy arrive à quitter le Docteur, alors que Rose lui est arrachée et cherche tellement à le retrouver qu’au final on lui donne un clone humain du Docteur pour la consoler. Certes, Amy embrasse le Docteur de force, la nuit avant son mariage (aggression sexuelle !) mais c’est justement condamné, l’épisode d’après (Vampires of Venice) le Docteur va chercher Rory et lui raconte que justement Amy craque un peu sur lui parce que stress du mariage et au fait j’étais son ami imaginaire. Ce n’est pas encouragé.
Pourtant, tout le monde semble adorer Rose, sauf les fans de l’ancienne série qui la détestent. (« Péri 2 ») Pourquoi ? Simple : parce que c’est elle qu’on connaît en premier.
On ne connaît pas le Docteur, si on a commencé à mater la série en 2005, et on découvre la vie de Rose bien mieux que celle du Docteur, mystérieux alien, qui ne nous parle que de la Time War. Moffat a récemment précisé qu'à l'époque le show était le "Billie Piper show" et que c'est pour cela qu'il l'a fait revenir dans le show pour l'épisode du cinquantenaire.
Reste que je suis assez d’accord sauf qu’Amy n’est pas soumise à Rory. Jamais. Elle dépend de lui émotionnellement, soit, mais en fait je ne me rappelle pas d’un seul moment où elle obéirait à une injonction de Rory.
Le problème réside dans le Docteur, qui la colle avec Rory, qui décide pour elle qu'elle n'a pas à  à commettre des agressions sexuelles sur time lords tromper son mari, qui demande la permission de faire un câlin à Amy après qu'ils se soient mariés, parce que voilà, sa femme est désormais sa possession, tout ça sans égards pour ce qu'Amy pense et veut. Rory dans tout ça ne fait que réagir aux interpellations du Docteur. Quand il demande la permission de faire un câlin à Amy, Rory ne peut que répondre "permission accordée" avec une mansuétude ironique, mais je doute qu'il fasse autre chose.
Amy est souvent, même si pas assez, active, elle est simplement dépendante de Rory et du Docteur, et elle est interprétée à leur aune, c'est-à-dire qu'on ne traite que très faiblement (The Wedding of River Song) la douleur qu'elle a pu ressentir à se faire arracher son enfant.
De même on dira que les femmes de RTD ont gagné leur titre tandis que Moffat les adoube "girl" :
  • Rose : Bad Wolf
  • Martha : The Woman Who Walked The Earth
  • Donna : The Most Important Woman In The Universe
  • Amy : The Girl Who Waited
  • Clara : The Impossible Girl

On dira donc que Rose, Martha et Donna méritent leur titres quand Amy et Clara les reçoivent simplement de la bouche du Docteur, elle sont simplement adoubée ainsi, de façon infantilisante, et en plus on dit Girl et pas Woman, ce qui montre clairement les maléfices de Moffat.
Soit, néanmoins une autre différence me semble importante. Amy a attendu le Docteur(The Eleventh Hour), et attendu Rory et ce dernier 36 ans (The Girl Who Waited). Ca reflète une tendance. Une répétition. De même pour Clara : ce sont ses multiples incarnations et morts successives qui lui donnent ce surnom. Tandis que pour l'ère RTD cela ne fait qu'intituler un de leurs hauts faits, sans rapport avec le reste des épisodes : l'absorbtion du vortex temporel (Bad Wolf, sans raison) le fait d'avoir galéré pendant un épisode à prêcher le culte du Docteur (The Sound of Drums) et d'avoir été la cible d'une métacrisis-timelord je sais pas quoi et d'être devenu un être mutant qui connait tout ce que le Docteur connait.
Mais qui a activement mérité son titre ?
Rose a certes ouvert le coeur du Tardis mais elle n'a pas prévu d'absorber le vortex temporel, ni que ça lui conférerait ces pouvoirs. Peut-on dire qu'elle est responsable de son augmentation de puissance ? Meh. Ca me semble un cas de Jean Grey : "Oh mon dieu, ce pouvoir me consume, c'est trop de puissante pour une simple femme telle que moi !"
Martha, on peut le dire sans peine a bien marché sur terre, d'accord.
Mais Donna ? Elle n'y est pour rien dans la bulshitty-métacrisis : elle se prend le pouvoir sur la gueule et la connaissance de surcroit, et elle le perd parce que de nouveau, c'est trop de pouvoir pour une femme, ce qui élimine d'ailleurs tout son développement de personnage sans aucune raison.
Par contre Amy a attendu, et Clara a sauté dans la timeline du Docteur. Elles sont les deux responsables de ça.

Clara (Oswin ?) Oswald

Clara serait Amy II, donc une énigme sur pattes, Damsel in Distress, incapable de se débrouiller seule. Cependant, elle arrive à faire deuxtrois trucs.
Dans Asylum of the Daleks (7x1?) elle réussit à hacker le réseau télépathique des Daleks, puisqu’elle a été transformée en l’un d’eux. Elle gère tous les conduits dans lesquels Rory, Amy et le Docteur évoluent, Amy étant parasitée par des nanobots Dalek, puisque bien sûr elle est passive. A la fin, Clara se sacrifie et fait exploser l’Asile des Daleks en laissant de la marge pour que le Docteur s’échappe et en éffaçant toute information sur le Docteur dans la mémoire collective des Daleks. Mais elle est passive.
Dans The Snowmen (7x6?)
Elle
Dans The Bells of Saint-John (7x7?) elle obtient une connaissance exhaustive de l’informatique après avoir été absorbée par le cloud, ce qui lui permet de hacker les webcams des informaticiens qui gèrent le cloud, de retrouver leurs photos sur Facebook, et corrélant cela avec leur lieu de villégiature indiqué sur ledit réseau social, elle peut retrouver le QG des vilains. Yay !
Dans The Rings of Akhaten(7x8?), c’est aussi Clara qui revient sauver le Docteur, et incidemment le monde (enfin les anneaux d'Akhaten) en offrant la feuille d’érable qui a réuni ses parents à l’espèce de Dieu-Soleil adorateur de valeur sentimentale, ce qui le fait exploser. Bon, elle fait rien, et c’est une coquille vide sans histoire, d’accord.
Dans The Crimson Horror(7x12?), le Docteur est handicapé par le traitement chimique qu’il a subi, recueilli par la fille de la méchante (oui, non, j’ai pas compris ce personnage) et sauvé par Jenny, qui tabasse tous les méchants. puis ils libèrent Clara, foncent vers la méchante, Clara casse d’un coup de chaise le panneau de contrôle de la méchante, elle démarre néanmoins sa fusée, arretée grâce à l’intervention de Strax, et après y’a la fille de la méchante qui tue la crevette extraterrestre.
Le Docteur, à part avoir blablaté, il a pas fait des masses de trucs. Clara était un peu une Damsel in Distress, vu qu’elle était enfermée sous verre, mais reste que le Docteur aussi, sans l’intervention de Jenny, serait encore paralysé, enchaîné et couleur homard. Mais je comprends, ça compte pour rien, parce que Clara est vide ou cliché, d’accord. De même que Jenny et Madame Vastra, ok. On va même arguer que puisque le Docteur parle, c’est la preuve qu’il s’estime le détenteur du pouvoir intellectuel et que c’est encore plus grave parce que du coup, même quand il fait rien, il s’estime supérieur à toutes les femmes. Comment ose-t-il avoir un rôle dans sa propre série ?
Dans Nightmare in Silver(7x13?) Clara assure la défense du château pendant que le Docteur fait une partie d’échec contre la moitié de son cerveau possédée par des Cybermen, attaché par Clara. C’est pas mal mais peut mieux faire. L’empereur des humains veut ensuite l’épouser, ce qu’elle décline, en demandant au Docteur de se taire quand il veut répondre à sa place. C’était correct. Comme autre personnage féminin, on a Alice qui veut faire sauter la planète pour préserver l’humanité du retour des Cybermen, défiant l’autorité du Docteur et de Clara (qu’elle prend pour des proconsuls) avant de se faire tuer par des Cybermen.
Dans the Name of the Doctor(7x14?), il est révélé qu’elle a sauté dans la faille temporelle du Docteur, ce qui explique pourquoi elle se retrouve à des milliers de points du temps et de l’espace, à sauver le Docteur. Elle a donc travaillé à sauver toutes les incarnations du Docteur au long de toutes ses vies, pendant un millier d’années, au prix du sacrifice atroce d’errer dans la timeline du Docteur (bon le Docteur l’en sort, voilà) mais on dira toujours qu’elle est inactive et vide. On va même dire «hey, regardez, elle a été créle POUR SAUVER le Docteur, elle est là pour lui être utile, donc elle est passive et soumise, un outil, dépendante de lui.» Mais là, ça me parait juste de mauvaise foi. Dans un show qui parle à 90% de fuir devant des monstres, quand elle se fait sauver par le Docteur, c’est une Damsell in Distress, et quand elle sauve le Docteur, c’est encore pire parce qu’elle aurait été créée pour le Docteur, qu’elle serait un outil, ou qu’elle est obsédée par ce dernier ?


Premièrement, elle n’est pas « créée » ainsi, elle choisit de sauter dans la timeline pour le sauver. Certes, lors de la narration du prologue elle dit elle-même qu'elle – en tant qu'entité démultipliée à travers le temps et l'espace – a été créée pour sauver le Docteur, mais soyons honnêtes, c'est 
Deuxièmement, toutes les incarnations qu’on a vu d’elle ne sont que des copies qu’elle a implémenté dans la réalité, comme le mentionne River (RIVER: The time winds will tear you into a million pieces. A million versions of you, living and dying all over time and space, like echoes. / CLARA: But the echoes could save the Doctor, right? / RIVER: But they won’t be you. The real you will die. They’ll just be copies.). Chacune de ses incarnations est indépendante des autres, n’en garde pas souvenir, et a ses propres moyens et méthodes de faire ainsi.
Aussi ce qu’on voit d’elle dans The Snowmen et Asylum of the Daleks ne peut pas entièrement être maintenu à son crédit puisque, hé bien, ce n’est pas vraiment elle. Certes Clara 2 et Clara 3 sortent du même moule qu’elle, et dans le but de sauver le Docteur, avec ses aptitudes et son caractère, mais ce n’est pas vraiment elle. Comme elle le dit elle-même :
The Doctor: You remind me of someone.Clara: Who?The Doctor: Someone who died.
Clara: Well whoever she was, I’m not her. Okay? If you want me to travel with you that’s fine. But as me. I’m not a bargain basement stand-in for someone else. I’m not going to compete with a ghost.
Dire que la vie des ses copies tourne autour du Docteur est relativement vrai, puisqu’il semble qu’elles soient inconsciemment portées à sauver le Docteur ou simplement posées le long du temps par la providence de Clara du milieu de la timeline. Mais c’est de sa propre initiative et pour sauver l’univers.
Et troisièmement, le Docteur en fait sa compagne avant même de savoir qu'elle est le centre d'une singularité. Dans the Snowmen, il lui donne la clé du TARDIS avant qu'elle ne dise une phrase étrangement semblable à celle d'Oswin dans Asylum of the Daleks.

…Et c’est tout pour l’heure. See you on November 23rd.


Deux tropes d’écriture de Moffat contribuent à la dégradation de leurs personnages :

1. Enigmes sur pattes


Ces deux personnages, Amy et Clara ont à peu près le même contour : des feisty females comme le dit Matt Hill ici :
And Moffat’s “feisty” female characters all seem to speak in the same quickfire, gimmicky manner which grates ever so slightly to my ears. Whatever faults one might have attributed to Russell T. Davies’s series openers, he always sketched out convincing characters incredibly well. Even minor figures could take on a dense weight of realism. By contrast, many of Moffat’s characters carry an air of stylized unreality, something which I’d say has been true of Amy Pond in the past, and seems true yet again of the major new character here, thanks partly to things like the “chinboy” and “beaky” shtick.
NEANMOINS elles sont très différentes : puisqu’on parle de famille, la famille était le seul truc qui différencie et définit des personnages, Clara ne veut pas délaisser les gens qu’elle aime et dont elle s’occupe (les deux sales gosses entre autres) alors qu’Amy fuit son mariage, et, évidemment, Clara est moins tête brûlée et plus obéissante.


Sexy, vivaces (vernis de force, d’indépendance et d’importance) intelligentes ou adroites quand le plot en a besoin, avec de la répartie (90% des personnages de Moffat sont rembourrés de répartie) taquines, etc. tout ce qui peut faire écran, mais en plus elles ont en commun d’être, je l’ai dit, deux énigmes sur pattes.
Amy avait la faille dans sa chambre et tous les indices autour du fait qu’elle vivait à cheval sur deux timelines (oublié les Daleks) et Clara a le fait d’avoir été répandue à travers l’espace pour sauver le Docteur, créant des milliers d’avatars d’elle-même.
Le fait d’être des énigmes, et donc des questions à résoudre, dont elles n’auraient pas les clés, parce que ce serait trop facile, les place dans l’état peu enviable de sujets d’études, que le Docteur doit décrypter, pendant qu’elles se tiennent là, et si possible sans qu’elles s’en rendent compte.

La principale critique faite autour des personnages féminins, c’est qu’on ne traîte pas leurs douleurs. Elles sont des moyens, pas des fins. (ce qui augure un prochain article Ethique Kantienne et Féminisme dans la Fiction) Eh bien je pense que ce trope qu’ont Amy et Clara en commun la femme-qui-est-une-singularité-spatio-temporelle contribue à les déposséder de leur histoire et de leurs enjeux, surtout quand elles servent de fil rouge à la saison, puisque c’est au Docteur (et donc, de facto, un homme) qu’il incombe de décrypter leur figure nimbée de mystère, le poussant à investiguer, souvent sans leur accord. Saison 6, le Docteur scanne Amy, et voit que cela la montre alternativement enceinte et pas enceinte, il ne l’avertit pas de la singularité, au contraire, ils vont voir l’origine de la mixture qui permet de cloner des gens (The Rebel Flesh/The Almost People(5x5-6)). Alors même qu’il semble parfaitement conscient de la situation, au point qu’il sache qu’Amy va accoucher et qu’elle a été kidnappée par Madame Kovarian ("Push, but only when she tells you to").


2. Faire passer l’histoire avant les personnages

Posons-nous la question : est-ce que Moffat a des personnages bien définis ? Pas seulement des femmes, mais des personnages masculins. Le Docteur ? Il en hérite, et l’a rembourré de répartie taquine, comme tout ce qu’il touche, soit, ça donne du relief, et on lustre le poil et pouf on a plein de personnages qui se clashent sans qu’on connaisse vraiment leur psychologie en profondeur, ni qu’elle importe tant.
(un peu comme Twitter)
Mais je veux dire, Tennant était émotionnel comme pas permis, ce qui n’est pas forcément mauvais, le jeu de Smith est bien plus superficiel dans le bon comme dans le mauvais sens. Au lieu du larmoiement avec This Is Gallifrey en fond sonore quand on lui demande s’il y a d’autres Time Lords on a un sobre «No. Just me, now.» Et c’est un autre genre. Mais le 11ème Docteur EST superficiel : sa scène d’ouverture, son premier Haut Fait, la première chose qu’il cherche à faire ? Ca pourrait être son costume, assez traditionnellement. Ca pourrait être de clamer haut et fort qu’il ne sait pas qui il est ou de citer le Roi Lion (le Xème dans The Christmas Invasion) mais non.
Manger. Et trouver des Fish Fingers and Custard. (5x1, The Eleventh Hour) Voilà sa priorité.
Ca ne nous apprend rien sur lui. C’est de la comédie au rabais, même si j’aime beaucoup, ça le montre juste cracher sur de la bouffe, et la vomir au loin, jusqu’à ce qu’il aime un truc dégueulasse, parce que tu comprends c’est un alien. Et sa stratégie pour dire faire foutre le camp aux aliens ? C’est assez révélateur : il leur dit «j’ai latté la gueule à plein de gens, cassezvous». Autrement dit, il est parvenu à l’âge de la retraite, j’ai capitalisé la backstory de 10 personnages, plus besoin de me faire chier, je suis le mec qui met «une armée en déroute à la mention de mon nom» (When a Good Man Goes to War, 6x7). Je me repose sur l’inertie des 10 autres docteurs.
D’un côté c’est bien. Le Mythos est assez large et s’élargit de luimême, pas besoin qu’on rajoute des choses pardessus, autant faire un personnage simple, plutôt qu’interférer en le faisant porter n’importe quoi.
Rory, à part son amour pour Amy, son taf d’infirmier, et sa relation à peine évoquée avec son père bricoleur, on apprend pas grand-chose sur lui. Autre exemple, Craig de The Lodger (5x8), est principalement défini par son amour invisible pour Sophie. Qui sauve le monde, parce qu’il a envie de rester sur terre pour Sophie. Et après elle l’aime. Bon d’accord Sophie est encore plus vide que Craig. Mais ce que je veux dire c’est que Craig luimême est aussi fait de clichés.
Parce que les narrations faites de clichés sont efficaces. Comme disait Pratchett, ce sont les tournevis et les marteaux de la boîte à outil de l’esprit. Quand je met un mec sur un trone, le type debout derrière sera un vil comploteur. C’est un cliché. Mais ça marche. Et Moffat a un style de narration indéniablement efficace. Un setup rapide, un développement avorté, tout va vite et il arrive à faire gober des choses complexes en peu de temps.
Ca ne veut pas dire que c’est forcément bon, au contraire, ça le pousse à sacrifier des aspects qui étaient auparavant là parce qu’on s’intéressait plus avant aux personnages. Pour Moffat il y a une histoire à raconter, les personnages X et Y vont de la scène épique A à la scène épique B, pas besoin de savoir vraiment qui sont X et Y, on n’en parlera qu’à moitié.
Et comme c’est la forme de l’histoire qui importe on délaisse BEAUCOUP les personnages.

Voilà un post que je trouve pertinent : il n’y a pas d’attachement émotionnel entre le Docteur et Clara,
My problem with Clara was never that she was “special”. I like ordinary (hello, shop girl Rose!) but I like special too (hello, space and time bleeding into Amy’s head!). They offer different options when telling the story of a companion, and I like that. I don’t believe one is inherently worse than the other. But what you need, in order to make both work, is a sense of emotional attachment. You need Rose ; angry to the point of tears in a chip shop because “the Doctor showed me a better way of living my life” and she can’t  she won’t  leave him to a lonely death. You need the Doctor ; returning to Amelia as the cracks in the universe start to close, choked with emotion as he rewrites their future, erasing the time they spent together in order to save her. If Amy, or Rose, or Donna, or River, sacrificed themselves for the Doctor the way Clara just did, I’d buy it. Because I’ve seen that connection. I know how deep it runs. I know they’d do anything for the Doctor, and the Doctor would do anything for them.
(Ah oui, d’un côté on dit que les femmes de Moffat sont trop dépendantes du Docteur, de l’autre qu’elles n’ont pas de lien émotionnel avec lui. Mais bon, pour Clara c’est vrai.)
D’un autre côté c’est reconnaître que le problème ce n’est pas CETTE histoire-là, celle présentée dans The Name of The Doctor, mais dans la CONSTRUCTION DES PERSONNAGES. Ce qui explique également le problème que certains ont à dire que Moffat était meilleur épaulé par Davies : il utilisait des personnages qui n’étaient pas les siens. Il utilisait l’inertie des persos montés par Davies.
(…Mais qui à mon avis étaient aussi très superficiels, simplement ils utilisaient plus de ficelles émotionnelles. E.g. Musique à flonflons larmoyants)

Je ne dis pas que ces deux tropes excusent ces tics d’écriture, mais ils y contribuent beaucoup, à mon avis. Moffat a fait trois saisons avec à chaque fois, une femme comme énigme à décrypter (Amy, River, Clara ; River étant légèrement à part, puisque le PLOT TWIST c'est qu'on apprend qu'elle était au centre de l'énigme. De temps en temps, elle faisait allusion au fait qu'elle allait tuer le Docteur, mais sinon, pas plus de mystère que celui d'origine : elle vit une timeline mélangée par rapport à celle du Docteur).

Rose

On a déjà parlé de Rose, en comparaison avec Amy, et à mon avis, il n’y a pas grand chose à ajouter. On la surestime, on la dit beaucoup mieux construite, alors que non. Sa relation se résume à « Ma vie était merdique avant le Docteur » et « je suis amoureuse de lui ». Et comme le leitmotiv semble de rendre tout ce qui a deux jambes et un vagin entre les deux amoureux du Docteur pardonnez-moi de ne pas m’esbaudir devant l’ingéniosité de sa relation avec le Docteur : amoureuse.
Par contre, elle est beaucoup plus active qu’Amy, ça on l’a dit.
Et il me faut tempérer mon propos sur les arrières-mondes puisqu’elle le mentionne elle-même :
JACKIE: Listen to me. God knows I have hated that man, but right now, I love him and do you know why? Because he did the right thing. He sent you back to me.
ROSE: But what do I do every day, mum? What do I do? Get up, catch the bus, go to work, come back home, eat chips and go to bed? Is that it?
MICKEY: It's what the rest of us do.
ROSE: But I can't!
MICKEY: Why, because you're better than us?
ROSE: No, I didn't mean that. But it was. It was a better life. And I don't mean all the travelling and seeing aliens and spaceships and things. That don't matter. The Doctor showed me a better way of living your life. You know he showed you too. That you don't just give up. You don't just let things happen. You make a stand. You say no. You have the guts to do what's right when everyone else just runs away, and I just can't.

Martha

Sa relation avec le Docteur ? Friendzone. Pardon, amour unilatéral. Original. Au moins le droit de cuissage du TARDIS n’est pas consommé.
Dans Smith and Jones (3x1) elle aide le Docteur avant de finir évanouie. Le Docteur l'embrasse pour déposer du matériel génétique sur ses lèvres afin qu'ils soient obligés de faire un scanner complet (c'était bien sûr le seul et unique moyen de faire ça, et le seul et unique endroit où le faire, bien joué Docteur, surtout quand on pense que vu le QI à deux chiffres des Judoons, y'avait des chances qu'ils l'incinèrent purement et simplement) donc un baiser inutile de plus, surtout avec un personnage amoureux du Docteur, génial. A la fin, après que le Docteur se soit fait vider de son sang, elle pointe Mrs Finnigan, indiquant dès lors aux Judoons qu'elle n'est pas humaine, ce qui la fait capturer. Kudos pour la scène d'action.
Dans The Shakespeare Code (3x2) on évoque sa couleur de peau, ce qui a sans doute contribué à consolider le trône de Lord of Social Justice Tumblr Approved de RTD :
MARTHA: Oh, but hold on. Am I all right? I'm not going to get carted off as a slave, am I?
DOCTOR: Why would they do that?
MARTHA: Not exactly white, in case you haven't noticed.
DOCTOR: I'm not even human. Just walk about like you own the place. Works for me.
La solution au racisme de 1599 est donc de ne rien faire. C'était de la faute des noirs ! Si seulement ils avaient fait "like if they own the place". On aurait dû leur dire. Et puis heureusement elle peut ouvrir les yeux de Shakespeare sur les droits des femmes :

SHAKESPEARE: Poor Lynley. So many strange events. Not least of all, this land of Freedonia where a woman can be a doctor?
MARTHA: Where a woman can do what she likes.
Sinon les antagonistes sont des méchantes sorcières-harpies-enchanteresses-vaudou qui attirent un jeune homme dans un cagibi au moyen des formes plantureuses de la plus jeune. Elles semblent le manger. (Yay ! Mantes religieuses ! Evil Enchanteress ! Des tropes positifs !)
Martha ne fait pas grand chose à part souffler la formule Expelliarmus à Shakespeare. Je ne crois pas que le fait d'insérer des références cheap de pop culture soit vraiment un Haut Fait.
Au final Shakespeare est amoureux de Martha et lui déclame des vers, l'appelant Black Lady, hé c'est pas un petit peu de l'objectification, par hasard, de la réduire à sa couleur de peau ? (sonnets 127-152)

"SHAKESPEARE :More's the point, who is your delicious blackamoor lady?
MARTHA: What did you say?
SHAKESPEARE: Oops. Isn't that a word we use nowadays? An Ethiop girl? A swarth? A Queen of Afric?
MARTHA: I can't believe I'm hearing this.
DOCTOR: It's political correctness gone mad. Er, Martha's from a far-off land. Freedonia."
Mais kudos pour que son background médical soit utile à tenter de réanimer un type en vain.
Dans Gridlock (3x3) Martha se fait kidnapper parce que sur l'autoroute il y a une voie spéciale pour à partir de trois passagers. Donc voilà, le covoiturage c'est le mal (en même temps que les drogues)
Mine de rien, je trouve que c'est un très bon épisode dans son genre et en le re-matant je comprends la nostalgie de RTD.
Dans Daleks in Manhattan et Evolution of the Daleks (3x4-5) elle… Ne fait pas des masses de trucs ? Elle se fait capturer et cause de garçons avec Tallujah au moment le plus critique du putain d'épisode :
TALLULAH: There's a hell of a storm moving in.
MARTHA: I wish the Doctor was here. He'd know what we're looking for.
TALLULAH: So tell me, where did you and him first hook up?
MARTHA: It was in a hospital, sort of.
TALLULAH: Of course, him being a doctor.
MARTHA: Actually, I'm a doctor. Well, kind of.
TALLULAH: You're a physician? Really?
MARTHA: I was training. Still am, if I ever get back home.
TALLULAH: You could be doctors together. Oh, what a partnership. Oh, it's such a shame. If only he wasn't so different. You know what I mean?
MARTHA: Oh, you have no idea how different he really is.
TALLULAH: Yeah, he's a man, sweetheart. That's different enough.
MARTHA: He had this companion a while back. This friend. And ever since then he's been on his own. But you know, sometimes I say something or do something and he looks at me, and I just sort of think that he's not seeing me. He's just remembering.
TALLULAH: Oh. Listen, sweetheart. You want to get all sad? You want to have a contest with me and Laszlo?
MARTHA: No. But listen, if the Doctor's with Laszlo now, there's every chance that he could get him out.
TALLULAH: And then what? Don't talk crazy. There's no future for me and him. Those Dalek things took that away. The one good thing I had in my life and they destroyed it. "
Oui, parlons de nos deux hommes, après tout, le monde est en danger, hein, mais nous deux, femmes fortes et indépendantes, faisons un concours de "il ne me comprend pas".
Sa scène d'action, c'est quand le Docteur grimpe faire le truc épique en haut du Chrysler Building (se faire foudroyer) elle branche des câbles électriques à des poutres, et bzzt, ça électrocute des cochons. Chouette.
Bon point : elle s'oppose au Docteur :
"DOCTOR: I'm telling you to go. Frank can take you back to Hooverville.
MARTHA: And I'm telling you I'm not going.
DOCTOR: Martha, that's an order.
MARTHA: Who are you, then? Some sort of Dalek?"
Rappelez-vous : si vous donnez à quelqu’un l’ordre de se mettre à l’abri vous êtes Pire Que Hitler©.
Parce que oui, comparer quelqu’un qui veut juste ta sécurité et des Daleks, donc l’incarnation du génocide, c’est particulièrement débile. Les parents d’Anne Frank ont osé lui ordonner de s’abriter ? Mais quelle bande de fascistes.
Dans The Lazarus Experiment (3x6) elle est plutôt active contre Lazarus, c'est mêlé avec la méfiance de sa mère et le travail de sa soeur, c'est un épisode qui pourrait être bien construit avec une histoire moins merdique et qui ne s'acharne pas à citer du putain de T.S. Eliot dans le grand concours de la référence culturelle pourrave. Mais bon. Bon point sur ce plan-là, pour ce terrible épisode.
Dans 42 (3x7) elle court en répondant à des quizzs, sur, notamment, les Beatles vs. Elvis (yay ! Pop culture !) pendant que le Docteur se bat contre des scaphandres, voilà, elle fait des trucs mais se fait Damsel in Distress quand elle tombe vers le soleil avec Riley, mais c'est décent.
Dans Human Nature & Family of Blood (3x8-9) elle fait la femme de ménage qui se prend plein de racisme de la part d'étudiants anglais du début du XXe, pour montrer que le racisme c'est mal, et surtout que ça ne se produit qu’en 1905(et à l’époque de Shakespeare).
Dans Blink (3x10) elle bosse dans une échoppe pour subvenir aux besoins du Docteur et il la fait taire quand elle s'en plaint sur vidéo interposée à Sally. Soit, c'est Moffat qui écrit, n'empêche qu'elle faisait déjà la boniche dans Human Nature et Family of Blood, épisodes précédents et écrits par Paul Cornell. Ca fait beaucoup.
Dans Utopia, The Sound of Drums et Last of the Time Lords (3x11-13) elle sauve le monde en l'arpentant pour distraire le Master en cherchant les multiples morceaux du faux pistolet qui est censé le tuer, et en fait finalement c'était pour de faux et le plan c'était de faire croire  en l'humanité au Docteur, et qu'elle prie son nom, histoire de le régénérer à la normale, parce que TINKERBELL-JESUS !
Mais, oui, elle était très active, et elle faisait ça pour sauver sa famille. Yay. C'est développé, parce qu'elle a une famille, bravo.


A.T.M.O.S.


The Doctor’s Daughter


The Stolen Earth / Journey’s End


Elle ne revient que dans The End of Time, où on la voit mariée avec Mickey, personnage qu'elle n'a jamais rencontré, ni interagi avec. Pif-pouf, les deux noirs mariés, parce que tu comprends, ça fait Smith and Jones et c'est tout ce qui compte.

Donna

“The trick is, don't fall in love. “ Clara, dans le prequel à The Name of the Doctor
“Oh, no, no, please don't start flirting. I will not have flirting companions.” – Amy, dans Dinosaurs on a Spacehip.

LA MEILLEURE COMPAGNE PARCE QUE DEVINEZ QUOI ELLE N’EST PAS UN PUTAIN DE LOVE INTEREST POUR LE DOCTEUR.

Morceaux choisis sur la dépendance au Docteur

Il est courant de dire qu’Amy et Clara sont plus dépendantes au Docteur. Exemple :
« Amy and Clara’s home lives are marked by loss and absence. This makes them more vulnerable, more rootless, and more singularly devoted to the Doctor. »

Regardons quelques citations sur le thème de la dépendance, alors.

Rose Tyler

« The Doctor: Rose, you’ve got to stop this! You’ve got to stop this now! [pause] You’ve got the entire Vortex running through your head! You’re gonna burn!
Rose: I want you safe. My Doctor, protected from the false god. » (The Parting of ways.)
« The Doctor: How long are you going to stay with me?
Rose: Forever » (Army of Ghosts)
« Jackie Tyler: What happens when I’m gone?
Rose: Don’t talk like that!
Jackie Tyler: No, but really. When I’m dead and buried, you won’t have any reason to come back home. What happens then?
Rose:I don’t know.
Jackie Tyler: Do you think you’ll ever settle down?
Rose: The Doctor never will so I can’t. I’ll just keep on travelling.
Jackie Tyler: And you’ll keep on changing. And in forty years time, fifty, there’ll be this woman, this strange woman, walking through the marketplace on some planet a billion miles from Earth. She’s not Rose Tyler. Not any more. She’s not even human. » (Army of Ghosts)
ROSE: But what do I do every day, mum? What do I do? Get up, catch the bus, go to work, come back home, eat chips and go to bed? Is that it?  (Parting of the Ways)

Martha Jones

« People are dying out there! They need him, and I need him. ‘Cause you’ve got no idea what he’s like. I’ve only just met him—it wasn’t even that long ago, but… he is everything. He is just everything to me and he doesn’t even look at me, but I don’t care. ‘Cause I love him to bits. And I hope to god he won’t remember me saying this. » (Family of Blood)
« It is, though, because you haven't seen the things he can do. Honestly, just trust me, both of you. You've got your faith, you've got your songs and your hymns, and I've got the Doctor. » (Gridlock(3x3)) Elle l’a rencontré l’épisode passé, rappelons-nous.
« MARTHA : Right then. Bye. (she leaves for a moment) Because the thing is, it’s like my friend Vicky. She lived with this bloke—student housing, five of them all packed in. And this bloke was called Sean. And she loved him. She did. She completely adored him. Spent all day long talking about him—
DOCTOR : Is this going anywhere?
MARTHA : Yes. ‘Cause he never looked at her twice. I mean he liked her. That was it. And she wasted years pining after him. Years of her life. ‘Cause while he was around she never looked at anyone else. And I told her, I always said to her, time and time again, I said, “Get out.” »  (Last of the Time Lords, 3x14)

Donna Noble
« Donna: How could I ever go back to normal life after seeing this? I’m going to travel with that man forever. » (The Doctor’s Daughter)
Donna: I was gonna be with you. Forever.
The Doctor: I know.
Donna: Rest of my life. Traveling. In the TARDIS. The Doctor Donna. Oh, my, I can’t go back. Don’t make me go back. Doctor, please! Please don’t make me go back. (Journey’s  End)
Rappelons aussi, comme Stockholm que « Symboliquement, d'ailleurs, Donna a rencontré le Docteur en perdant son fiancé et, lorsqu'elle perd le Docteur, elle retrouve un fiancé. Donna n'est pour autant jamais amoureuse du Docteur ».

Amy Pond

« The Doctor: I work best when I’m multi-tasking. Keep talking. How’s the job?Amy: I gave it up.
The Doctor: You gave the last one up.
Amy: Yeah well I can’t settle. Every minute I’m listening out for that stupid TARDIS sound.
The Doctor: Right, so it’s my fault now is it?Amy: I cannot wait for you, even now. And they’re getting longer you know. The gaps between your visits.
The Doctor: Are they?
Amy: I think you’re weaning us off you.
The Doctor: I’m not, I promise. Really promise. The others, they’re not you. But you and Rory, you have lives—each other. It was what we agreed.
Amy: I know. I just worry there’ll come a time when you never turn up. That something will have happened to you and I’ll still be waiting, never knowing. » (Dinosaurs on a Spaceship, 7x2 ?)
« RORY: We have two lives. Real life and Doctor life. Except real life doesn't get much of a look in.
AMY: What do we do?
RORY: Choose?
(The sound of a Tardis materialising.)
AMY: Not today, though.
RORY: Nah, not today. » (The Power of Three, 7x4 ?) 

« The Doctor: You’re thinking of stopping, aren’t you? You and Rory.
Amy: No. I mean, we haven’t made a decision.
The Doctor: But you’re considering it.
Amy: Maybe. I don’t know. We don’t know. Well our lives have changed so much. But there was a time—there were years—when I couldn’t live without you. When just the whole everyday thing would drive me crazy. But since you dropped us back here, since you’ve given us this house, you know, we’ve built a life. I don’t know if I can have both.
The Doctor: Why?
Amy: Because they pull at each other. Because they pull at me, and because the travelling is starting to feel like running away.
The Doctor: That’s not what it is.
Amy: Oh come on. Look at you, four days in a lounge and you go crazy.
The Doctor: I’m not running away. But this is one corner of one country on one continent on one planet that’s a corner of a galaxy that’s a corner of a universe that is forever growing and shrinking and creating and growing and never remaining the same for a single millisecond, and there is so much—so much to see, Amy. Because it goes so fast. I’m not running away from things, I am running to them. Before they flare and fade forever. » (The Power of Three, 7x4)

(quand un Ange Pleureur vient d’emmener Rory au loin)
« The Doctor: Amy, what are you doing?
Amy: That gravestone, Rory’s, there’s room for one more name isn’t there?The Doctor: What are you talking about? Back away from the Angel. Come back to the TARDIS, we’ll figure something out.Amy: The Angel, would it send me back to the same time, to him?The Doctor: I don’t know. Nobody knows.Amy: But it’s my best shot, yeah?The Doctor: No!River: Doctor, shut up! Yes, yes, it is!
The Doctor: Amy—Amy: Well then. I just have to blink, right?The Doctor: No!Amy: It’ll be fine. I know it will. I’ll be with him like I should be. Me and Rory together. (calling River over) Melody.The Doctor: Stop it! Just, just, stop it!Amy: You look after him. And you be a good girl and you look after him.The Doctor: You are creating fixed time. I will never be able to see you again.
Amy: I’ll be fine. I’ll be with him.The Doctor: Amy. Please. Just come back into the TARDIS, Come along, Pond. Please.Amy: Raggedy Man, goodbye. » (The Angels Take Manhattan)

D’accord, Amy et Rory dépendent l’un de l’autre encore plus que du Docteur, mais disons ils sont construits comme ça, ammenés ainsi, c’est une histoire d’amour. Et c’est la troisième fois qu’on voit ça en mode « plutôt mourir avec toi que vivre seul » (Amy’s Choice et depuis le toit de l’immeuble, cinq minutes avant, dans The Angels Take Manhattan)
Au moins on a là quelqu’un qui arrive à dire au revoir au Docteur et qui n’a pas besoin qu’on lui fournisse un clone du Docteur pour se consoler. On dit que la relation Amy/Rory n’est pas crédible ou développée, soit, mais au moins elle est présentée comme plus importante que la relation avec le Docteur, et traitée comme telle. Pas Rose qui retrouve ses parents dont on prétend qu’ils forgent un personnage convainquant mais qui n’en a rien à cirer parce qu’elle est séparée de son homme des étoiles.
Renoncer au monde pour le Docteur.
Et surtout on a des gens qui ont une vie à côté de ça. Qui vivent dans le monde, et qui veulent quand même en faire partie, pas des gens qui veulent le délaisser pour le paradis que promet le Docteur et qui rendrait la vie terrestre fade et sans intérêt. Alors que s’il faut un TARDIS pour justifier l’existence, tuez-moi tout de suite, bordel.
Renoncer au Docteur pour Rory.
Certes, Amy renonce à tout ce monde pour Rory, lorsqu’elle fait ce choix mais précisément, elle renonce à une vie interstellaire, et une vie moderne, pour une vie normale avec Rory, où elle devient d’ailleurs une romancière à la postérité apparemment fructueuse. C’est un message d’espoir : la vie vaut la peine, même sans voyage dans le temps et l’espace. Ou plutôt APRÈS celui ci il est possible de se calmer. 

Et c’est cohérent : elle n’a pas des masses de trucs dans sa vie en dehors de Rory (abandonne ses divers travaux) et elle le rejoint.  Je veux bien admettre qu’Amy est ultra-dépendante de Rory (quoique je ne sois pas certain que l’amour inconditionnel soit un problème en soit, mais plutôt son traitement) mais alors absolument tout cela s’applique également à Rose, qui est dans la même relation de dépendance avec le Docteur et qui avoue qu’elle voyagera avec le Docteur « pour toujours » pour la simple raison que lui ne s’arrêtera pas.
(Certes, je dois admettre que ça se confond avec une sorte de conservatisme bizarre de Moffat : renvoyons les femmes dans le passé, histoire qu’elles vivent heureuses. Et ça rappelle un peu Susan, la petite fille du Docteur, abandonnée sur terre au XXIIe siècle avec un mec qu'elle vient de rencontrer. Elle l'aime, mais c'est le Docteur qui prend la décision de la laisser là. (The Dalek Invasion of Earth, il bloque les portes puis donne son célèbre petit discours d'adieu (scène entière))
Mais c'était en 1964, on est à cours d'excuses, maintenant.

River song

« The Doctor: Oh no no. What are you doing? That’s my job!
River: Oh and I’m not allowed to have a career I suppose. » (Forest of the Dead (4x10))
« River: When I first met the Doctor—a long long time ago—he knew all about me. Think about that. Impressionable young girl and suddenly this man just drops out of the sky. He’s clever and mad and wonderful and… and knows every last thing about her. Imagine what that does to a girl.
Rory: I don’t really have to.
River: Trouble is, it’s all back to front. My past is his future. We’re travelling in opposite directions. Every time we meet I know him more, he knows me less. I live for the days when I see him. But I know that every time I do he’ll be one step further away. The day’s coming when I’ll look into that man’s eyes—my Doctor—and he won’t have the faintest idea who I am. And I think it’s going to kill me. »
« River: Don’t Travel alone.Doctor: Travel with me then.
River: Whenever and wherever you want. But not all the time. One psychopath per TARDIS, don’t you think? » (The Angels Take Manhattan, il lui demandait déjà à l’accompagner dans Day of the Moon)

Donc, oui, toute sa vie tourne autour de lui, mais bon, elle refuse de voyager avec lui.
J’ai lu qu’elle finissait en prison, à la merci du Docteur qui pouvait venir se la taper quand bon lui semblait. Ca a l’air le cas pour la première nuit. (Good Night/Bad Night)
Mais sinon, non, elle se démerde toute seule pour sortir de Stormcage à sa convenance(« DOCTOR : River Song can walk in and out of that prison like the walls aren’t there. » First Night). Il assume d’ailleurs qu’elle s’est échappée de Stormcage encore une fois dans The Angels Take Manhattan, alors qu’en fait elle a été amnistiée il y a longtemps), un des gardes s’inquiète même de la voir encore faire ses valises. Au point que le Docteur ne vient pas la chercher ou rien, il lui envoie une invitation (The Impossible Astronaut, 6x1) et dans A Good Man Goes to War, elle débarque, seule,à la fin de l’épisode.
C’est elle qui l’appelle dans The Time of Angels, pour qu’il la prenne

Clara Oswald

« The Doctor: You don’t seem like a nanny.
Clara: I was going to travel. I came to stay for a week before I left and during that week…
The Doctor: She died. So you’re returning the favor. But 101 Places to See, and you haven’t been to any of them, have you? That’s why you keep the book.
Clara: I keep the book because I’m still going.
The Doctor: But you don’t run out on the people you care about. Wish I was more like that.
The Doctor: You remind me of someone.
Clara: Who?
The Doctor: Someone who died.
Clara: Well whoever she was, I’m not her. Okay? If you want me to travel with you that’s fine. But as me. I’m not a bargain basement stand-in for someone else. I’m not going to compete with a ghost. » (The Rings of Akhaten(7x8 ?))

Verdict

Hmmm… Je ne voudrais pas paraître de mauvaise foi, mais s’il me faut décider, là, après ces sept saisons qui entre Moffat et RTD montre des femmes dépendantes du Docteur, hé bien, je crois que je prends RTD, avec ses trois compagnes qui disent toutes qu’elles veulent rester avec le Docteur pour toujours, qu’il est tout pour elles même si elles viennent juste de le rencontrer, etc. tandis qu’Amy préfère vivre avec Rory et que Clara fixe carrément des règles : tu viens me prendre le mercredi et c’est marre (« See you next Wednesday. »(Nightmare in Silver, 7x13)).
« ROSE: But what do I do every day, mum? What do I do? Get up, catch the bus, go to work, come back home, eat chips and go to bed? Is that it? » (Parting of the Ways)
D’ailleurs, s’il faut un TARDIS pour rendre la vie de Rose, Martha et Donna supportable ou valable, ça montre bien le peu de valeur que RTD confère à la vie : si t’a pas vu la grande nébuleuse d’Astrax à 50 ans, t’as raté ta vie. C’est ce que Nietzsche appelle un arrière-monde. De la même manière que le paradis ôte toute valeur à l’existence terrestre (puisque du coup, tout ça n’était qu’un test fugitif à côté de la béatitude éternelle) le Docteur, chez RTD, nous montre à quel point la vie sur terre pue du cul, alors que chez Moffat, par contre, immanence et matérialisme s’allient pour dire que la vie humaine vaut la peine d’être vécue.
Marre de l’humanisme de bazar qui dit à quel point les humains sont fantastiques mais qui nous les montre incapables de se démerder seuls ou même de se trouver des raisons de vivre en l’absence d’un Seigneur du Temps.
Certes Rose dit que c’est pas les vaisseaux spatiaux et le cosmos qui la convainquent de retourner sauver le Docteur, mais plutôt l’esprit de rébellion, de justice qu’il a implanté en elle, soit. Sauf que dans les faits, c’est dur de démêler ça de son attachement amoureux pour le Docteur, surtout quand pouf un clone de remplacement tempère ses ardeurs.

Le cas River Song

Enchaînons directement sur River Song, une autre des compagnes du Docteur, mais un peu à part.
Oui, une compagne, elle voyage avec lui dans The Angels Take Manhattan. On la voit également dans The Time of Angels, Flesh and Stone(5x4-5), The Pandorica Opens, The Big Bang (5x11-12), The Impossible Astronaut, Day of the Moon(6x12), A Good Man Goes To War, Let’s Kill Hitler (6x7-8) The Angels Take Manhattan (7x5?) et The Name of The Doctor(7x14?). Elle a plus de screentime et de répliques que Martha, à force, c’est la chouchou de Moffat, insérée au chausse-pied dans la série.

Autres roles

Episodes de l’ère Davies écrits par Moffat :

De mon point de vue, ce sont les épisodes les mieux écrits de l’ère RTD. Les plus flamboyants en tout cas. Bien sûr, de la même manière qu’il est de bon ton de dire que Superman est «trop puissant», plaignez-vous ici du sempiternel «Moffat est un meilleur scénariste que showrunner» sur lequel je viens d’expliquer mon point de vue.
On a déjà parlé de The Empty Child & The Doctor Dances (1x9-10), et au-delà des problèmes autour de Jack et de la maternité, je ne crois pas en voir, donc enchaînons.

The Girl in the Fireplace (2x4)

Madame de Pompadour : Oui, son haut fait, comme nous le rappelle worthyourwieightinfanfiction est d’avoir couché avec le Roi de France, mais elle a aussi, un peu, profité de cet état de fait pour soutenir l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, ramener Voltaire dans les petits papiers du Roi et soutenir, je crois, Montesquieu, mais sinon oui c’est une pute conne, je comprends, pourquoi trouverait-elle grâce aux yeux du Docteur ? Comment se fai-t-il qu’on ose montrer des personnages historiques un peu différemment de comment ils étaient ? Non ? Bon, d’accord, elle n’était ni forte ni intelligente, elle a probablement soutenu tous ces gens au pif. Une fake philosopher girl, quoi.

Blink (3x10)

Sally ne fait absolument rien. Vraiment. Elle prend juste la clé du TARDIS et l’ouvre quand elle le retrouve. Sinon c’est le Docteur qui téléguide et le flic qui devait enregistrer sa plaine… Commence à la draguer ? Swag et professionalisme, mesdames et messieurs.
Sa pote, Kathy Nightingale est projetée dans le passé par un Weeping Angel, et épouse le premier mec qui se met à la poursuivre de son ton pas du tout angoissant :
«Are you following me ?
— Yup.
— Are you gonna stop following me ?
— No.» 
…Mais il veut pas rajouter «I’M GONNA RAPE YOU», non ? Histoire d’avoir fait le tour du glauque.
Fâcheuse tendance de Moffat, comme il l’a fait avec Amy dans The Angels Take Manhattan(7x5?) : on renvoie les meufs dans le passé, où elles peuvent vivre une gentille petite vie avec leur mari, en bonne épouse, et faire douze gosses, à ceci près qu’Amy est stérile parce que PLOT donc pas de gosses. Et, bien sûr, on leur fait écrire qu’elles sont heureuses. Quelle meilleure preuve que la vie était parfaite pour les femmes il y a cinquante ou cent ans ?

Silence in the Library & Forest of the Dead (4x9-10)

Evangelista est belle et conne. Une fois dans le monde virtuel, elle est défigurée, parce que, c’est bien connu on peut pas être belle et intelligente à la fois. Dans le monde virtuel, Donna n’a rien de plus pressant que de faire un régime (Donna, quoi) d’avoir des gosses avec un type, le premier rencontré, comme d’habitude, et perdre ses gosses.
Cet épisode est également le début d’un personnage extrêmement… Décevant, au regard de son introduction : River Song.

Bechdel Test  :

Les points sont donnés comme suit. 1 : Il y a deux femmes nommées. 2 : Elles parlent entre elles. 3 : D’autre chose qu’un homme. Tout score plus bas que 3 échoue le texte.
Code couleur
Vert : passé.
Vert moche : quand il passe mais que je trouve ça super limite.
Orange : échoué.
Rouge : n’a pas deux personnages féminins nommés, échec critique.


RTD edition

Il y a un post sur tumblr qui fait le test pour moi. Ca m’épargne du travail, alors, yay !

Rose
3
JACKIE: There's Finch's. You could try them. They've always got jobs.
ROSE: Oh, great. The butchers.
JACKIE: Well, it might do you good. That shop was giving you airs and graces. And I'm not joking about compensation. You've had genuine shock and trauma. Arianna got two thousand quid off the council just because the old man behind the desk said she looked Greek! I know she is Greek, but that's not the point. It was a valid claim.
The End of the World
3
CASSANDRA: Soon, the sun will blossom into a red giant, and my home will die. That's where I used to live, when I was a little boy, down there. Mummy and Daddy had a little house built into the side of the Los Angeles Crevice. I'd have such fun.
ROSE: What happened to everyone else? The human race, where did it go?
CASSANDRA: They say mankind has touched every star in the sky.
ROSE: So, you're not the last human.
CASSANDRA: I am the last pure human. The others mingled.
CASSANDRA: Oh, they call themselves New humans and Proto-humans and Digi-humans, even 'Humanish, but you know what I call them? Mongrels.
ROSE: Right. And you stayed behind.
CASSANDRA: I kept myself pure.
The Unquiet Dead
3
ROSE: (…) How much do you get paid?
GWYNETH: Eight pound a year, miss.
ROSE: How much?
GWYNETH: I know. I would've been happy with six.
ROSE: So, did you go to school or what?
GWYNETH: Of course I did. What do you think I am, an urchin? I went every Sunday, nice and proper.
ROSE: What, once a week?
GWYNETH: We did sums and everything. To be honest, I hated every second.
ROSE: Me too.
Aliens of London
3
ROSE: I'm back! I was with Shareen. She was all upset again. Are you in? So, what's been going on? How've you been? What? What's that face for? It's not the first time I've stayed out all night. 
JACKIE: It's you.
ROSE: Of course it's me.
JACKIE: Oh, my God. It's you. Oh my God.
World War Three 
3
JACKIE: And who the hell are you?
HARRIET: Harriet Jones, MP for Flydale North. The only elected representative in this room, chosen by the people for the people. And on behalf of the people, I command you. Do it.
(Bon, plein d’autres conversations, mais elles parlent surtout du Docteur)
Dalek
1
Diana Goddard et Rose sont nommées.
The Long Game 
3
SUKI: I don't believe it. Floor five hundred.
CATHICA: How the hell did you manage that? I'm above you.
SUKI: I don't know. I just applied on the off chance and they've said yes.
CATHICA: That's so not fair. I've been applying to Floor five hundred for three years
Father's Day 
3
JACKIE: And who's this? What're you looking at with your mouth open?
ROSE: Your hair.
JACKIE: What?!
ROSE: I've never seen it like. I mean, it's lovely. Your hair's lovely. And that baby you're holding. That would be your baby.
The Empty Child 
1
Nancy et Rose ne se parlent pas.
The Doctor Dances
3
NANCY: Who are you? Who are any of you?
ROSE: You'd never believe me if I told you.
NANCY: You just told me that was an ambulance from another world. There are people running around with gas mask heads calling for their mummies, and the sky's full of Germans dropping bombs on me. Tell me, do you think there's anything left I couldn't believe?
ROSE: We're time travellers from the future.
NANCY: Mad, you are.
Boom Town
3
CATHY: Excuse me, Mrs Blaine? My name's Cathy Salt, I represent the Cardiff Gazette.
MARGARET: I'm sorry, I'm not doing interviews. I can't bear self publicity.
CATHY: But are you aware of the curse?
MARGARET: Whatever do you mean? Cathy, wasn't it?
CATHY: Cathy Salt. That's what some of your engineers are saying, that the Blaidd Drwg Project is cursed.
MARGARET: Sounds rather silly to me.
(Margaret est une Slitheen, mais bon, dans Doctor Who, les aliens doivent bien compter comme des humains)
Bad Wolf
3
ANNE DROID: So, Rose, what do you actually do?
ROSE: I just travel about a bit. Bit of a tourist, I suppose.
ANNE DROID: Another way of saying unemployed.
ROSE: No.
ANNE DROID: Have you got a job?
ROSE:: Well, not really, no, but
ANNE DROID: Then you are unemployed. And yet, you've still got enough money to buy peroxide.
C’est un droïde, mais… Bon, disons que ça passe.
The Parting of the Ways 
2
Nope : Rose et Jackie ne parlent que du Docteur, et du fait de voyager avec le Docteur et du fait qu’il lui a appris un meilleur moyen de vivre sa vie.

The Christmas Invasion
3
ROSE: That's as good as it gets.
JACKIE: Right, here we go. Nice cup of tea.
ROSE: Mmm, the solution to everything.
JACKIE: Now, stop your moaning. I'll get the rest of the food.
New Earth 
3
JACKIE: Have you got everything?
ROSE: I've got everything, don't worry.
JACKIE: Be careful.
ROSE: You'll have to call Mo about that
JACKIE: Oh, never mind Mo.
ROSE: Okay, I'm going now. I love you!
JACKIE: I love you.
ROSE: Love you, love you.
Tooth and Claw 
3
VICTORIA: What will you do? Will you stay here?
ISOBEL: I don't think I could. I'd sell it, or I'd pull this place down.
VICTORIA: Although we may not speak of these events in public, they will not be forgotten, I promise you that. Your husband's sacrifice, the ingenuity of his father, they will live on.
ISOBEL: But how?
VICTORIA: I saw last night that Great Britain has enemies beyond imagination, and we must defend our borders on all sides. I propose an Institute to investigate these strange happenings and to fight them. I would call it Torchwood. The Torchwood Institute. And if this Doctor should return, then he should beware, because Torchwood will be waiting.
Le mari d’Isobel est mentionné, mais bon, à mon avis ça devrait jouer. Limite.
School Reunion 
3
SARAH: Mummies.
ROSE: I've met ghosts.
SARAH: Robots. Lots of robots.
ROSE: Slitheen, in Downing Street.
SARAH: Daleks!
ROSE: Met the Emperor.
SARAH: Anti-matter monsters.
ROSE: Gas masked zombies.
SARAH: Real living dinosaurs.
ROSE: Real living werewolf.
SARAH: The Loch Ness Monster!
…Mais on pourrait arguer que la dispute plus globale porte autour du Docteur.
The Girl in the Fireplace 
2
Rose et Reinette parlent surtout du Docteur, donc nope.
Rise of the Cybermen 
2
ROSE: Missis Tyler, is there anything I can get you?
JACKIE: The last twenty years back.
ROSE: I can manage a glass of champagne or a nice cup of tea?
JACKIE: Oh, that'd do me.
…Mais la suite de la discussion parle principalement du père de Rose, mari de Jackie dans cette dimension parallèle,  tout comme l’allusion blasée aux 20 ans de vie gâchés donc, mouais.
The Age of Steel 
3
ROSE: You're alive. Oh mum, you're alive.
JACKIE: Well, I was the last time I looked. What is it? What's happened, sweetheart? What's wrong? Where did you go?
Est-ce que deux lignes comptent comme une conversation ?
The Idiot's Lantern 
3
ROSE: That's just a woman on the telly. That's just a programme.
WIRE: What a pretty little girl.
ROSE: Oh, my God. Are you talking to me?
WIRE: Yes I'm talking to you, little one. Unseasonably chilly for the time of year, don't you think?
ROSE: What are you?
WIRE: I'm the Wire, and I'm hungry!
Mouais.
The Impossible Planet 
3
IDA: And yet here we are, beyond the laws of physics. Welcome on board.
ROSE: But if there's no atmosphere out there, what's that?
IDA: Stars breaking up. Gas clouds. We have whole solar systems being ripped apart above our heads, before falling into that thing.
ROSE: So, a bit worse than a storm, then.
IDA: Just a bit.
ROSE: Just a bit, yeah.
The Satan Pit 
1
Ida et Rose ne parlent pas je crois.
Love & Monsters
3
Bliss et Ursula interagissent, pour parler de LINDA, ce qui est carrément parler du Docteur en fait :
BLISS: What he could represent and what he should represent, and what he never won't represent, sort of thing.
(And sitting in the basement again.)
URSULA: We should have a name. You know, as a group.
BLISS: Names are very important. 
Fear Her
3
TRISH: Okay. You're tired, Chloe. I heard you calling out again, last night.
CHLOE: It's fine.
TRISH: Nightmares?
CHLOE: I'm drawing!
TRISH: Whatever they are, they're just dreams, you do know that? They can't hurt you.
CHLOE: I'm busy. Unless you want me to draw you, mum.
TRISH: If you want to stay cooped up in here, fine. I'll leave you to it.
Army of Ghosts
3
ROSE : Mum, it's us! We're back!
JACKIE: Oh, I don't know why you bother with that phone. You never use it!
ROSE: Shut up, come here!
JACKIE: Oh, I love you!
ROSE: I love you!
JACKIE: I love you so much!
Doomsday
3
JACKIE: What happens in there? What's upgrading mean? What do they do?
YVONNE: I think they remove the brain. Sorry. I think they remove the brain and they put it in a suit of armour. That's what these things are. They're us.
The Runaway Bride
3
NERYS: Well, it was all paid for. Why not?
DONNA: Thank you, Nerys.
SYLVIA: Well, what were we supposed to do? I got your silly little message in the end. I'm on Earth? Very funny. What the hell happened? How did you do it? I mean, what's the trick, because I'd love to know.
Smith and Jones
3
MARTHA: But she's not human.
FLORENCE: Oh, but I am. I've been catalogued.
Les conversations parlent souvent du Docteur, et Francine et Annalise parlent de Clive, ex-mari de Francine et compagnon d’Annalise.
The Shakespeare Code
3
BURBAGE: The eye should have contentment where it rests. This spun out year I watch on, groaning sick.
BLOODTIDE: Patience, my sisters. Patience.
BURBAGE: Mewling poor drooped men in stenched beds
Gridlock
3
CHEEN: Well, I'm Cheen, and this is Milo. And I swear we're sorry. We're really, really sorry. We just needed access to the fast line, but I promise, as soon as we arrive, we'll drop you off and you can go back and find your friend.
MARTHA: Seriously?
CHEEN: I swear! Look. Honesty patch.
MARTHA: All the same, it's still kidnapping! Where are we, anyway?
Daleks in Manhattan
3
MARTHA: Can't you kick up a fuss or something?
TALLULAH: Okay, so then they fire me.
MARTHA: But they'd listen to you. You're one of the stars.
TALLULAH: Oh, honey, I got one song in a back street revue and that's only because Heidi Chicane broke her ankle. Which had nothing to do with me whatever anybody says. I can't afford to make a fuss. If I don't make this month's rent, then before you know it, I'm in Hooverville.
MARTHA: Okay, I get it.
Evolution of the Daleks
3
MARTHA: The ones underneath, they're from before. That means that whatever they changed must be on this top sheet but not on this one. We need to check one against the other.
TALLULAH: The height of this place! This is amazing.
MARTHA: Careful, we're a hundred floors up. Don't go wandering off.
TALLULAH: I just want to see.
(Tallulah goes to the open area and looks out towards the Chrysler Building.)
TALLULAH: New York City. If aliens had to come to Earth, oh, no wonder they came here.
The Lazarus Experiment
2
Tish parle de Lazarus et Francine parle du Docteur, lalala.
42 
3
MARTHA [OC]: I really love you. Tell Dad, Leo and Tish that I love them.
(A blonde woman in a black suit is monitoring the conversation.)
FRANCINE: Martha, what's wrong?
MARTHA [OC]: Nothing. I promise.
FRANCINE: Where are you?
MARTHA [OC]: Just out.
FRANCINE: With anyone nice?
MARTHA: Some mates.
Human Nature 
3
JENNY: Now don't be ridiculous. You do get these notions! It's all very well, those Suffragettes. but that's London. That's miles away.
MARTHA: But don't you just want to scream sometimes, having to bow and scrape and behave. Don't you just want to tell them?
JENNY: I don't know. Things must be different in your country.
MARTHA: Yeah, well they are. Thank God I'm not staying.
The Family of Blood 
3
MARTHA: What happened to Jenny? Is she gone?
JENNY: She is consumed. Her body's mine.
MARTHA: You mean she's dead.
JENNY: Yes. And she went with precious little dignity. All that screaming.
Blink
3
KATHY: What did you come here for anyway?
SALLY: I love old things. They make me feel sad.
KATHY: What's good about sad?
SALLY: It's happy for deep people.
Utopia 
3
MARTHA: Do you mind if I ask? Do you have to start every sentence with chan?
CHANTHO: Chan yes tho.
MARTHA: And end every sentence with
CHANTHO: Chan tho tho.
MARTHA: What would you happen if you didn't?
CHANTHO: Chan that would be rude tho.
MARTHA: What, like swearing?
CHANTHO: Chan indeed tho.
MARTHA: Go on, just once.
CHANTHO: Chan I can't tho.
MARTHA: Oh, do it for me.
CHANTHO: No.
The Sound of Drums 
3
MARTHA: I'll do what I like. Mum? Oh my God
MARTHA [OC]: You're there.
FRANCINE: Of course I'm here, sweetheart.
FRANCINE [OC]: You all right?
MARTHA: I'm fine. I'm fine. Mum
Last of the Time Lords 
1
Les femmes ne parlent que du maître ou du Docteur.
Voyage of the Damned 
1
Je crois qu’Astrid n’a même pas de conversation avec d’autres femmes.
Partners in Crime 
3
STACY: It's been fantastic. I've started the pills on Thursday. Five days later, I've lost eleven pounds.
DONNA: And no side effects or anything?
STACY: No, I feel fantastic. It's a new lease of life. Now, what do you think about these earrings. Do they work?
DONNA: Yeah, lovely
The Fires of Pompeii
3
Les femmes sybilles :
SPURRINA: Then he is a stranger to Pompeii. Soon he will learn.
THALINA: We have found it, Sister Spurrina, in the thirteenth book of the Sibylline Oracles. The blue box. A temple made of wood. And yet the Sybil foretold that the box would appear at the time of storms, and fire, and betrayal.
HIGH PRIESTESS [OC]: Sisters.
(They go to a curtained area behind the altar.)
SPURRINA: Reverend Mother, you should sleep.
HIGH PRIESTESS [OC]: The Sibylline Oracles are wrong.
SPURRINA: But we have venerated her words for generations.
HIGH PRIESTESS [OC]: This is a new age. Heed my words. I predict a future of prosperity and might. An endless empire of Pompeii, reaching out from this city to topple Rome itself and encompass the whole, wide world. If the Disciples of the Blue Box defy this prophecy, their blood will run across the temple floor.
Planet of the Ood 
2
Apparemment pas grand chose à dire.
The Sontaran Stratagem 
3
DONNA: Do you think I should warn my mum about the ATMOS in her car?
MARTHA: Better safe then sorry.
DONNA: I'll give her a call.
MARTHA: Donna. Do they know where you are? Your family. (…)
The Poison Sky 
3
DONNA: Oh, same old stuff. They're fine. So, you going to come with us? We're not exactly short of space.
MARTHA: Oh, I have missed all this, but, you know. I'm good here, back at home. And I'm better for having been away. Besides, someone needs me. Never mind the universe, I've got a great big world of my own now.
The Doctor's Daughter 
2
On parle quasiment que du Docteur ou au Docteur. Si on excepte les maigrelets du genre « DONNA: You got a pen? Bit of paper? Because, do you see, the numbers are counting down. This one ends in one four. The prison cell said one six. / JENNY: Always thinking, both of you. Who are you people? »
The Unicorn and the Wasp
3
AGATHA: Agatha Christie.
DONNA: What about her?
AGATHA: That's me.
DONNA: No. You're kidding.
Silence in the Library
3
EVANGELISTA [OC]: Sorry, where am I? Excuse me?
DONNA: But that's Miss Evangelista.
RIVER: It's a data ghost. She'll be gone in a moment. Miss Evangelista, you're fine. Just relax. We'll be with you presently.
DONNA: What's a data ghost? (…)
Forest of the Dead
3
EVANGELISTA: I suggested we meet here because a playground is the easiest place to see it. To see the lie.
DONNA: What lie?
EVANGELISTA: The children. Look at the children.
DONNA: Why do you wear that veil? If I had a face like yours, I wouldn't hide it.
EVANGELISTA: You remember my face, then? The memories are all still there. The library, the Doctor, me. You've just been programmed not to look.
DONNA: Sorry, but you're dead.
EVANGELISTA: In a way, we're all dead here, Donna. We are the dead of the library.
Midnight
3
HOSTESS: Complimentary juice pack and complimentary peanuts.
SKY: Just the headphones, please.
HOSTESS: There you go.
Turn Left 
3
SYLVIA: Jival, he's called. Jival Chowdry? He runs that little photocopy business and he needs a secretary.
DONNA: I've got a job.
SYLVIA: As a temp. This is permanent, it's twenty thousand a year, Donna.
DONNA: HC Clements is in the City. It's nice, it's posh, so stop it.
The Stolen Earth
3
MARTHA: Is anyone hurt? We've lost power. Someone get the lights back on. DaCosta, see to it right now. Suzanne? Are you okay? 
SUZANNE: Martha, look at the sky.
MARTHA: Why, what is it?
SUZANNE: Just look at the sky.
Journey's End 
3
MARTHA: Now Jack's explained the base code, I know how this teleport works. I think. But you just stay indoors. There's no Daleks on this street. You should be all right. Just er, keep quiet.
FRANCINE: But where are you going?
MARTHA: I'm a member of UNIT, and they gave me the Osterhagen Key. I've got to do my job. I'm sorry.
FRANCINE: Martha. What's an Osterhagen Key? Tell me. What does it do?
MARTHA: Love you.
The Next Doctor 
3
HARTIGAN: There's been no conversion, sir. No one's ever been able to change my mind. The Cybermen offered me the one thing I wanted. Liberation.
ROSITA: Who are you?
HARTIGAN: You can be quiet. I doubt he paid you to talk. More importantly, who are you, sir, with such intimate knowledge of my companions.
Planet of the Dead 
1
Christina, Angela et Carmen nommées, je crois pas qu’elles parlent directement entre elles.
The Waters of Mars 
3
MAGGIE: I was just working. Then I woke up here.
ADELAIDE: What about Andy? We can't find him.Was he all right?
MAGGIE: I don't know. I just
ADELAIDE: If you remember anything, let me know straight away.
The End of Time P1 
3
DONNA: Are you shouting at thin air?
SYLVIA: Yes. Possibly, yes.
The End of Time P2 
3
DONNA: Right, come on then, you lot. This photo is just with friends. Come on. And I want all of you in it. Come on. That's it. Well, friends, and Nerys. Oh, I'm only joking. Oh, look at her.
NERYS: You made me wear peach.
DONNA: That's because you are a peach. Furry skin, stone inside, going off.


Moffat Edition


Les données peuvent être trouvées là.
Je pense que c’est débattable, et pas « just facts ». Par exemple, The Girl Who Waited ne présente pas d’autres personnages qu’Amy, Rory et le Docteur. Donc y’a pas deux femmes, pas vrai ? Sauf qu’il y a Amy et une version alternative d’Amy, qui a passé 36 ans à tabasser des robots. Okay, c’est la même personne mais sans déconner, peut-on dire que c’est le même personnage ? A mon avis non. Il y a interaction entre les deux, et à propos d’autres choses que d’hommes, donc je le considérerais comme passé, ou, si on considère qu’il échoue, que ce n’est pas forcément pertinent.

Si on prend le degré d’interaction minimal entre deux femmes nommées pour une conversation, voilà le résultat :
Episode
Nb de points
Preuves du nombre de points à accorder.
The Eleventh Hour
1
Amy et la Dr. Ramsden sont nommées.
The Beast Below
3
MANDY: Are you stupid? There's a hole in the road. We can't go that way. (AMY heads for the gate) There's a travel pipe down by the airlocks, if you've got stamps. What are you doing?
AMY: Oh, don't mind me. Never could resist a "keep out" sign. What's through there? What's so scary about a hole? Something under the road?
MANDY: Nobody knows. We're not supposed to talk about it.
AMY: About what?
MANDY: Below.
AMY: And because you're not supposed to, you don't? Watch and learn. (uses hairpin to pick the lock)
MANDY: You sound Scottish.
AMY: I am Scottish. What's wrong with that? Scotland's got to be here somewhere.
MANDY: No. They wanted their own ship.
AMY: Hmm. Good for them. Nothing changes.
Victory of the Daleks
1
Amy et Miss Breen sont nommées.
The Time of Angels
3
« AMY: Dr. Song? Did you have more than one clip of the Angel?
RIVER: No, just the four seconds. »
« AMY: Yeah, I'm fine. So, what's a maze of the dead?
RIVER: Oh, it's not as bad as it sounds. It's just a labyrinth with dead people buried in the walls. OK, that was fairly bad. Right give me your arm. (shows syringe) This won't hurt a bit. (gives AMY a shot) 
AMY: Ow!
RIVER: There, you see. I lied. It's a virostabiliser. Stabilises your metabolism against radiation, drive burn, anything. You're going to need it when we get up to that ship.
Flesh and Stone
3
« RIVER: It's an oxygen factory.
AMY: It's a forest.
RIVER: Yeah, it's a forest, it's an oxygen factory. »
The Vampires of Venice
3
« AMY: Hey. Hello. I'm Amy. What's your name?
ISABELLA: Isabella.
AMY: Listen, we're going to get you out of here, but I need you to tell me what's going on. What is this place? What are they doing?
ISABELLA: They, um... they come at night. They gather around my bed and they take me to a room... with this green light and a chair with... with straps, as if for a surgeon.
AMY: What happens in there?
ISABELLA: I wake up here. And the sunlight burns my skin like candle wax. »
Amy’s Choice
1
Mrs Poggit est nommée, et y’a Amy, bien sûr.
The Hungry Earth
3
« NASREEN: Who are you? What're you doing here? And what're you wearing?
AMY: I dressed for Rio ! »
Cold Blood
2
Ambrose et Alaya parlent mais du remède destiné au père d’Ambrose et de son fils, quand celle-ci torture celle-là. Donc nope.
Vincent and the Doctor
0
Nope, rien à déclarer, un beau zéro.
The Lodger
1
Euh, Amy et Sophie sont nommées ? Je vois pas d’occurrence de conversations entre femmes, donc voilà.
The Pandorica Opens
3
A Stonehedge :
« Amy : How come it’s not new?
River : Because it’s already old, been here for thousands of years. No one knows exactly how long. »
The Big Bang
3
Rien qu’au début :
« CHRISTINE: It's a lovely painting, Amelia. And what are all these?
AMELIA: Stars.
SHARON: Oh, Amelia!
CHRISTINE: It's quite common, actually. Throughout history, people have talked about stars in the sky. God knows where it comes from.»
…Mais je ne crois pas qu’elles soient nommées, en fait.
« RIVER: The Tardis is still burning. It's exploding at every point in history. If you threw the Pandorica into the explosion, right into the heart of the fire.
AMY: Then what?
RIVER: Then let there be light. The light from the Pandorica would explode everywhere at once, just like he said.
AMY: That would work? That would bring everything back?
RIVER: A restoration field powered by an exploding Tardis, happening at every moment in history. Oh, that's brilliant. It might even work. He's wired the vortex manipulator to the rest of the box. »

A Christmas Carol
3
"ISABELLA: All those Christmas Eves, you never once came to see us.
ABIGAIL: I'm here now.
ISABELLA: Then stay. Stay for tomorrow. Have Christmas dinner with us.
ABIGAIL: I can't.
ISABELLA: Well, then. Tomorrow's Christmas dinner is cancelled, as my sister refuses to attend.
ABIGAIL: Isabella
ISABELLA: Instead, we'll have it tonight. 
The Impossible Astronaut
2
Il n’y a pas de conversation seul à seul entre Amy et River et quand elles s’échangent des répliques, il me semble qu’elles parlent du fait que le Docteur vient de claquer, donc non, échoué.
Day of the Moon
2
Idem,.
The Curse of the Black Spot
0
Rien à déclarer, que des mâles à part Amy.
The Doctor’s Wife
3
Idris et Auntie parlent de la mort future d’Idris :
« IDRIS: It's starting. What will happen?
AUNTIE: Oh. Er, Nephew will drain your mind and your soul from your body and leave your body empty. 
IDRIS: I'm scared. »
The Rebel Flesh
3
« CLEAVES: This circus has gone on long enough.
GANGER CLEAVES: Oh, great. You see, that is just so typically me. » 
The Almost People
3
« G-JENNIFER: We can reach out. Inspire them to rise up.
G-CLEAVES: Revolution? Look, I just, I just want to be left to live in peace, Jen.
G-JENNIFER: They will melt you. Have you become so human that you've forgotten the truth? Don't you remember all the times you were decommissioned, or should I say executed?
G-CLEAVES: No, we don't remember.
G-JENNIFER: Well, I do. It's us or them. »
A Good Man Goes to War
3
« JENNY: Congratulations, ma'am. However, a matter has arisen in the drawing room.
JENNY: It just appeared. What does it mean?
VASTRA: It means a very old debt is to be repaid. 
(It is the Tardis.)
VASTRA: Pack the cases, Jenny. And we're going to need the swords. »
Let’s Kill Hitler
3
« AMY: Hey.
RIVER: Hey. Where am I?
AMY: You're safe now. Apparently, you used all your remaining regenerations in one go. You shouldn't have done that.
RIVER: Mother, I had to try.
AMY: I know. »
Je sais que ça compte, mais bon. LIMITE.
Night Terrors
2
Amy et Claire nommées, n’interagissent pas.
The Girl Who Waited
?
Discutable. Si on considère les deux Amys comme deux personnages différents, disons 3, sinon 0, c’est vache.
Etant entendu que le Bechdell test vise à montrer la diversité de représentation des femmes dans la fiction, je comprends qu’un doppelganger ne soit pas accepté, mais dans Doctor Who, où on voit aussi des clones et autres…

The God Complex
3
(un clown triste dans la pièce)
« RITA: Anything to do with you? How's it going?
AMY: Don't talk to the clown. »
Closing Time
2
Je dirais bien la première scène où Kelly et Shona parlent, mais elles mentionnent un homme. Pareil à la fin. Mrs Kovarian et River parlent, mais le sujet principale de la conversation est le fait que River va être la femme qui tuera le Docteur. Donc je dirais que l’épisode échoue.
The Wedding of River Song
3
« KOVARIAN: Amy, help me.
(Her eye drive is hanging off.)
AMY: You took my baby from me and hurt her. And now she's all grown up and she's fine, but I'll never see my baby again. »
The Doctor the Widow and the Wardrobe
3 ?
Je vois quelques interactions minimes entre Lily et Madge, mais bon, je crois que je compterais pas vraiment ça comme conversation.
« MADGE: Yes. No. I don't know. Just please go downstairs!
LILY: You don't need to shout. »
Asylum of the Daleks
1
Clara et Amy sont nommées.
Dinosaurs on a Spaceship
3
Nefertiti et Amy parlent :
AMY: Sorry, what was your name again?
NEFERTITI: Lady of the Two Lands, wife of the great King Amenhotep, Queen Nefertiti of Egypt.
RIDDELL: I'll be damned.
AMY: Oh, my god. Queen Nefertiti? I learned all about you at school. You're awesome. Big fan. High five. Yeah, bit behind on that. You're really famous.  (…)
NEFERTITI: And you, Amy. Are you also a Queen?
AMY: Yes. Yes, I am.
A Town Called Mercy
0
Je crois même pas avoir vu parler d’autres femmes qu’Amy.
The Power of Three
1
Kate et Amy nommées, n’interagissent pas.
The Angels Take Manhattan
2
Les conversations entre Amy et River concernent Rory ou le Docteur.
The Snowmen
3
Plusieurs échanges entre femmes, courts, beaucoup bien sûr mentionnent le Docteur, donc disqualifiés, mais Francesca rêve de leur ancienne nounou et en parle à Clara :
CLARA: Frannie, this is important. You dream about her. What do you dream?
FRANCESCA: She's cross with me. She says I've been bad, and she's going to come out of the pond and punish me.
CLARA: When?
FRANCESCA: She said she'd come back for Christmas. Tonight.
The Bells of Saint-John
3
CLARA: Angie? Is the internet working? Trying to phone the helpline, they won't answer.
ANGIE: It's working for me.
CLARA: Can I use it when you're finished?
ANGIE: More than one person can use the internet at a time, Clara.
CLARA: You done your homework?
ANGIE: Shut up, you're not my mum.
CLARA: And I'm not trying to be, okay?
The Rings of Akhaten
3
CLARA: So, what's happening? Is someone trying to hurt you?
MERRY: No. I'm just scared.
CLARA: Of what?
MERRY: Getting it wrong.
CLARA: Okay. Can you pretend like I'm totally a space alien and explain?
MERRY: I'm Merry Gejelh.
CLARA: Really not local. Sorry.
MERRY: The Queen of Years? They chose me when I was a baby, the day the last Queen of Years died.
CLARA: Okay.
MERRY: I'm the vessel of our history. I know every chronicle, every poem, every legend, every song.
CLARA: Every single one? Blimey. I hated history.
Cold War
0
Pas d’autres femmes que Clara.
Hide
2
Trois femmes nommées, et actives, pas d’interaction autre que pour parler du Docteur :
EMMA: What about you and the Doctor?
CLARA: Oh, I don't think so.
EMMA: Good.
CLARA: Sorry?
EMMA: Don't trust him. There's a sliver of ice in his heart.
Journey to the center of the Tardis
0
Pas d’autre femme que Clara,encore un huis clos.
The Crimson Horror
3
« GILLYFLOWER: Ada. Are you there?
ADA: I'm here, Mama.
GILLYFLOWER: Forgive me, my child. Forgive me.
ADA: Never.
GILLYFLOWER: That's my girl. »
Avec Jenny, Vastra, Clara, Mrs Gillyflower et Ada vs. Strax et le Docteur, y’avait pas mal de femmes dans celui-ci
Nightmare in Silver
3
ANGIE: Hello, I'm bored.
ALICE: Where's your big sister?
ANGIE: Clara? She's not my sister. She's stupid.
The Name of the Doctor
3
RIVER: You misunderstood.
JENNY: Ma'am, I'm sorry. I just realise I forgot to lock the doors.
VASTRA: It doesn't matter, Jenny. What misunderstanding? Tell me.
JENNY: No, ma'am, please. I should've locked up before we went into the trance.
VASTRA: Jenny, it doesn't matter!
JENNY: Someone's broken in. Someone's with us. I can hear them.
VASTRA: Jenny, are you all right?
JENNY: Sorry, ma'am. So sorry. So sorry. So sorry. I think I've been murdered.
Ca ne nous dit pas grand chose, sinon que le Bechdel test n’est qu’un indicateur. J’avoue que certaines des scènes citées sont uniques dans l’épisode, pas spécialement déterminantes et qu’il m’a vraiment fallu les chercher. En bref : le Bechdell test n’est pas la rédemption ultime. Un film peut être très bon sur le plan des représentations genrées et pourtant l’échouer, tout comme il peut le réussir et être une sombre merde, s’il suffit de caser le dialogue « A : Hi Claire. B : Hi Lara. A : I like waffles B : Fuck You. » pour le réussir
Mais vu la quantité d’épisodes qui le réussissent raisonnablement qu’on peut  déceler, c’est pas mal, surtout quand on voit le nombre de films qui l’échouent.
Et surtout on remarque que c’est très binaire. Soit on passe, soit on échoue complètement, par exemple dans le cas de The Girl Who Waited, huis clos qui n’implique que Amy, Rory, le Docteur et Amy’, ainsi que des robots soignants.

Critiques esthétiques

Moffat est un mauvais scénariste

I mean this in multiple ways, so I'm going to start by explaining the one that's more direct and obvious. Science fiction, especially time travel based science fiction, requires a shitload of explanation for it to make any sense whatsoever. Moffat doesn't really do that, like, ever. On top of that, he fails to recognize concepts of time travel as well, namely the idea of a time paradox and variations on that idea. I'm going to get really geeky for a second here so bear with me while I explain the idea of an information paradox. An information paradox is a case in which some information or in some cases objects, only exists because of the fact that it exists. A good example of this in Doctor Who is in the episode Lets Kill Hitler where Amy and Rory discover that the person they named their daughter after daughter. This is an idea that makes absolutely no sense seeing as the idea for that name came from itself, and thus can't exist. This is like if a future version of you from two weeks from now came back in time and gave you a rubber chicken with a pulley in the middle and then in two weeks you came back to now and gave yourself that chicken, then the loop just kept going. That chicken came from nothing, therefore it can't exist. Moffat has done this a number of times, notably in Blink and in Time Crash. Another big thing he has a problem with is blurring the line between science fiction and just straight up magic. The Weeping Angels, his most popular and overused monsters make no real sense (well technically they make sense if you apply the Hiesenberg Uncertainty Principle but there's no way Moffat knows what that is) and they never really explain why you can't just take a sledgehammer to their stone form.
http://isitballs.blogspot.co.uk/2013/01/stevenmoffatworstthingtoever.html
http://guide.doctorwhonews.net/story.php?story=AsylumoftheDaleks&detail=reviews
Ensuite «blurring the line between science fiction and magic» mais tu veux parler de quoi ? Quand on apprends que le 7ème Docteur pourrait être Merlin à l’avenir (Battlefield[26x1]) ? Quand le 10ème Docteur régénère magiquement en Tinkerbell-Jesus parce que tout le monde prie son nom ? (Last of the Time Lords, 3x13) Ah, non, ça c’était respectivement dans l’ancien show et sous Davies. La science-fiction lorgne toujours du côté de la fantasy, parce que «ce n’est que de la fantasy avec des boulons» (Pratchett).
Vous savez quoi ? En fait, je ne vais pas attaquer ces critiques de front. Des gens ont décidé que Moffat était un salaud, on va juste comparer deux trois trucs entre Davies et Moffat et point barre. Je ne peux rien faire contre des principes de physique à l’orthographe douteuse aux vertus inventées et dont on présume que le reste du monde n’en a jamais entendu parler. Quand on a 8 ans, et encore, ça passerait de prendre les gens pour des cons à ce point en mode «moi qui ai ma ceinture noire de physique», mais là non.
(Et je parle même pas de ceux qui sont en mode «comment osetil altérer la série arghargha». Lisez ça.)
Néanmoins ce genre de critique compile tout ce qui est reproché à Moffat : ne sait pas écrire de sciencefiction, ses histoires ne font pas sens, il ne sait pas gérer ses arcs narratifs, il ne sait pas développer des thèmes dans ses histoires.

Il ne sait pas écrire de Sciencefiction


http://superhamish.tumblr.com/post/47582424859/steven-moffat-on-rtd

Arcs narratifs : Gestion des fils rouges énigmatiques de merde

Les «fils rouges énigmatiques de merde» sont un terme technique qui regroupe le procédé narratif de RTD et Moffat pour faire semblant que quelque chose de cohérent se passe au long de la saison alors qu’ils pourraient juste, vous savez, parler de l’évolution des personnages sans avoir besoin de ponctuer leurs crises d’évènements cosmiques gigantesques ?
Et ça consiste en quoi ? Répéter énigmatiquement des trucs, jusqu’au finale, où ça se résoud (peutêtre).

Ère Davies :

Bad Wolf, conclus dans Bad Wolf & Parting of the Ways(1x12-13)

C’est le pire : c’est écrit Bad Wolf partout dans l’histoire, ça poursuit le Docteur. Ca donne un gag : hé Bad Wolf, ces deux mots nous poursuivent à travers l’espace et le temps… Nah, juste une coincidence. (Boom Town) Et après ? Ca n’avertit pas le Docteur, ça ne nous avertit pas nous. CA. N’A. AUCUN. SENS.
C’est juste là parce que BAD WOLF. Et quand Rose obtient le pouvoir du TARDIS en regardant dans son coeur, boum elle est omnipotente et elle écrit BAD WOLF à travers tout l’espace et le temps parce qu’elle est devenue la BAD WOLF ENTITY alors elle peut BAD WOLF. BAD WOLF.
BAD WOLF BAD WOLF BAD WOLF BAD WOLF BAD WOLF BAD WOLF BAD WOLF BAD WOLF BAD WOLF
Je dois quand même acclamer Davies pour cette critique de l’humour à base de memes surexploités. Bien joué. Critiquer ça en 2005 quand 9gag n’était pas encore ce fléau, bravo.



The Doctor-Donna : conclus dans The Stolen Earth & Journey’s End (2x12-13)

Prophétie Ood qui annonçait que Donna serait un peu Time Lord.
C’était une prophétie qu’on pouvait facilement déduire. Je veux dire, le Docteur fait repousser sa main, ce qui n’est pas normal, mais c’est bon, parce que voilà. Après Jack Harkness fait un détecteur de Docteur avec (How the Fuck ?). Après ça, le Docteur se sert de la main pour ne pas régénérer parce qu’il voulait garder sa coupe de cheveux (Je… Pourquoi… Pas l’avoir fait plus tôt, se garder un bout de main de côté ?) Et après y’a un clone humain qui pousse à partir de cette main, ce qui montre que le Docteur comprenait pas ce qui se passait. Et ça fait une «métacrisis» avec Donna, du coup ça devient un Time Lord. (How the Fucking Fuck of Fucks) Et après Donna, il faut la rétrograder et lui éffacer les souvenirs, parce que ça fait trop pour une femme j’imagine. Et après le 10ème Docteur donne son clone à Rose pour qu’elle soit heureuse, parce que le clone il a eu le malheur de… Tuer des… Daleks ? Alors que c’est… Mal.
Bon.
Moffat ferait la moitié de ça, il finit lynché.
Mais là, ça va et c’est de la science-fiction cohérente parce que ?… Davies comprend les tropes propres à la sciencefiction, à savoir Inventer à mesure ? (Metacrisis ? Jamais évoqué avant, ni après.)
Ensuite, on enlève toute mémoire à Donna, parce que voilà.


You Are Not Alone : conclus dans Utopia/the Sound of Drums/Last of the Time Lords(3x12-14).

Peut-être la meilleure de Davies. On ne sait pas pourquoi, mais You Are Not Alone, forme l’acronyme YANA, qui est le nom choisi par le Master lorsqu’il se cache vers la «fin de l’univers» sur Terre et qu’il aide les terriens à partir. Donc on pouvait AU MOINS deviner que c’était lié en y pensant très fort, et c’était logique.
Enfin, son on admet que le Master allait se nommer d'après un acronyme.

He will knock four times : conclus dans The End of Time

Hareng rouge : on pense qu'on parle du Master, mais en réalité, c'est Wilfred qui frappe quatre fois à la vitre d'un dispositif incroyablement con de manipulation de truc radioactif dont on nous a expliqué le fonctionnement et détail et qui va tuer le Docteur.

Ère Moffat

au moins, c’est devinable, et certains prétendent TROP. Après ils disent que c’est incohérent. Oui, la moitié d’internet a deviné, c’est trop facile, mais c’est incohérent, bon d’accord.

The Pandorica will open : conclus dans The Pandorica Opens (5x12)

(PUTAIN DE SURPRISE DANS THE PANDORICA OPENS, THE PANDORICA OPENS)
Le mystère étant que c’est le Docteur qu’il est prévu d’enfermer dans la Pandorica. C’est prévisible, parce que c’est encore un retournement de situation à la "ouinouin, tu tues des Daleks, tu es pire que les Daleks", qui montre que le Docteur est craint par la plupart des méchants de l’univers (Cybermen, Sontarans, Daleks, toutes créatures qui se détestent probablement parmi et qui devraient s’entretuer puisqu’elles s’imaginent toutes au sommet de l’évolution mais bon. Les Judoons ? Wut ?)

Tout le bordel autour de River Song et le fait qu’elle tue le Docteur : conclus dans The Wedding of River Song (6x13)

Bon, on a déjà dit que c’était le pire plan du monde.
Mais dans les faits c'est pas mal amené. Les indices font sens "The only water in the forest is the river" (The Doctor's Wife) et avec un personnage nommé River… On pouvait faire le lien entre Melody Pond et River Song, comprendre qu'il n'y avait pas de mare dans la forêt, donc que le peuple des forêts renommerait Pond en River. Pourquoi pas ?
Au moins ça fait sens.
BAD WOLF.

Silence Will Fall When The Question Is Asked (je suppose que c'est conclu dans The Name of the Doctor, mais qui sait, gros Hareng Rouge ?)

« On the fields of Trenzalore, at the fall of the eleventh, when no living creature can speak falsely or fail to answer, a Question will be asked, a question that must never, ever be answered. »« The First Question, the oldest question in the Universe, that must never be answered, hidden in plain sight. » 

Dorium Maldovar dit que la question était, bien sûr, : « Doctor Who? »
Moi, je trouve ça génial. Hidden in plain sight. Et c'est bien sûr la première question de l'univers, puisqu'elle était là avant même le début du show.


3 commentaires:

  1. J'hésite un peu à commenter sur ce qui n'est encore qu'un work in progress, mais quand même, quelque remarques :

    - Le test de Bechdel ne prouve rigoureusement rien dans un sens ou dans l'autre. Comme le faisait remarquer David Willis, les pornos lesbiens le passent, et ce n'est qu'un exemple parmi mille millions d'autres.

    - On sait comment les Weeping Angels se reproduisent (enfin ça c'est juste une critique que tu paraphrases) depuis leur deuxième apparition (Time of the Angels S5E4 et sa suite) : Les Weeping Angels sont des idées vivantes (En fait, c'est des mèmes), ils se reproduisent en étant copiés sous quelque forme que ce soit. Une image de Weeping Angel finit par devenir un Weeping Angel. Le souvenir d'un Weeping Angel finit par devenir un Weeping Angel.
    C'est probablement la meilleure idée de ces deux épisodes, que je trouve sinon assez inférieurs à Blink.

    - Si on regarde la vieille série on se rend compte que malgré une majorité de femmes, il y avait plus de diversités dans les rôles des compagnons.
    Notons aussi que le côté moralement douteux du Docteur a toujours été là. N'oublions pas que dès le premier épisode, il kidnappe Ian et Barbara. Et puis aussi, il a volé le Tardis.

    D'ailleurs, en parlant de vieille série, je crois que si je me remets à Doctor Who, je commencerai plutôt par là que par la dernière saison. Ou peut-être que je vais finalement regarder le deuxième épisode des Envahisseurs. Les séries des années 1970, c'était mieux avant.

    « Ce qui doit être le pire plan du monde depuis celui de Barty Croupton Jr. dans Harry Potter et la Coupe de Feu »

    Mais tu sais pas que Barty Croupton, en fait, c'est le dixième Docteur ?
    Soudain, TOUT FAIT SENS !

    Sinon, au cas où tu ne l'aurais pas déjà lu, un article intéressant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A mon avis le gros problème de The Time of Angels c'est qu'on innove beaucoup trop.
      La beauté des Weeping Angels c'était leur simplicité : on les observe, ils sont en pierre. Ils expédient les gens dans le passé pour se nourrir de la différence d'énergie due à leur disparition (ce qui montre qu'en fait le Whoniverse a une thermodynamique bien différente du nôtre).
      Là on a eu, rajouté à la définition :
      1. l'mage d'un ange devient un ange.
      2. Ils peuvent instrumentaliser la moelle épinière d'un mort pour causer sur un talkie-walkie.
      3. Ils tuent les gens au lieu de les envoyer dans le passé.
      4. On PEUT les voir bouger, puisqu'ils tournent la tête quand on les filme. Moffat ruine ses propres conventions narratives.
      5. Apparemment on s'en fout que les anges se regardent les uns les autres, ce qui devrait les immobiliser comme à la fin de Blink.
      6. Ils rient.

      C'est beaucoup trop d'un seul coup, ç'aurait été la matière pour quatre épisodes séparés, avec des histoires différentes.
      Surtout que The Angels Take Manhattan oublie tout cela pour le remplacer par la Statue de la Liberté. Pas d'usage de voix humaines, pas de rire, et on recommence à envoyer les gens dans le passé. Ca fait beaucoup.

      J'ai aimé Let's Kill Hitler, parce que justement on n'en avait rien à faire de Hitler et que pour une fois Moffat traitait un thème : est-ce qu'on peut punir retrospectivement des gens, vu qu'on a le voyage dans le temps ? Et je pense que la réponse du Docteur est le moment fort de l'épisode :

      Carter: Throughout history, many criminals have gone unpunished in their lifetimes. Time travel has... responsibilities.
      The Doctor laughing: What? You got yourselves time travel so you decided to punish dead people ?

      …Et c'est là que je voyais que le cadre théâtral de l'Allemagne nazie n'était pas choisi uniquement pour des raisons comiques ou pour montrer que River Song est "pire que Hitler", mais bien parce qu'on pourrait se demander justement pourquoi ne pas annuler simplement l'Allemagne nazie, ou au moins punir les responsables suicidé avant Nuremberg. Ca montre que le Docteur a fini avec son Time Lord Victorious et qu'il raccorde avec la mentalité quiétiste des anciens Time Lords, ce qui est à mon sens bien plus "dark" que brailler "je suis l'alpha et l'oméga du temps, ch'fais c'que j'veux".

      Supprimer
    2. Je voulais mettre le gif de l'ange qui bouge et voilà.
      http://25.media.tumblr.com/b45cab8734cd3996dc17d9bb5a0d8760/tumblr_mivv8cro871s5e022o1_400.gif
      Relou, ces commentaires impossibles à éditer

      Supprimer

"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.